Franc-ma­çon­ne­rie. Gé­rard Con­tre­mou­lin, sa­me­di, chez Ra­vy

Le Télégramme - Quimper - - QUIMPER. ACTUS - Eliane Fau­con-Du­mont

Gé­rard Con­tre­mou­lin pré­sen­te­ra son livre « L’homme debout », sa­me­di, à par­tir de 17 h 30 à la li­brai­rie Ra­vy. Il par­le­ra de la franc-ma­çon­ne­rie et de la si­tua­tion po­li­tique du pays. In­ter­view.

> Quel est votre avis sur la si­tua­tion du pays ?

Nous de­vons être in­quiets. Ce qui est dra­ma­tique au­jourd’hui c’est la grande va­cui­té des or­ga­ni­sa­tions po­li­tiques, le mot idéo­lo­gie est de­ve­nu gros­sier. Les or­ga­ni­sa­tions syn­di­cales, comme celles qui avaient pour mis­sions de me­ner à bien le dé­ve­lop­pe­ment de l’édu­ca­tion po­pu­laire, sont en perte de vi­tesse. Au­jourd’hui, seule la ma­çon­ne­rie est ca­pable de faire bou­ger les idées.

> Rap­pe­lez-nous ce qu’est la franc-ma­çon­ne­rie au­jourd’hui, comment entre-t-on dans une loge ?

C’est chose re­la­ti­ve­ment simple. Soit un ma­çon pense qu’un membre de son en­tou­rage peut en­trer en franc­ma­çon­ne­rie, soit un in­di­vi­du fait acte de can­di­da­ture par un cour­rier adres­sé au siège d’une obé­dience ma­çon­nique. S’en suit une en­quête me­née par plu­sieurs per­sonnes puis un en­tre­tien au cours du­quel le fu­tur ma­çon ré­pond, les yeux ban­dés, pour évi­ter que l’on voie son re­gard, aux ques­tions d’un co­mi­té.

> Peu d’ouvriers, d’em­ployés entrent en ma­çon­ne­rie.

C’est vrai mais j’en ai vu quel­que­suns ! Le pro­blème de la ma­çon­ne­rie est qu’elle est com­po­sée de gens qui ont pour vo­ca­tion à tra­vailler sur les pro­blèmes de so­cié­té et éven­tuel­le­ment faire des pro­po­si­tions. Nous n’avons pas de pro­gramme, nous ne sommes pas des « po­li­tiques ». Nous sommes plu­tôt un la­bo­ra­toire d’idées, de mise en chan­tier des grands ob­jec­tifs que doit pour­suivre la Ré­pu­blique.

> Vous avez du pain sur la planche…

Le chan­tier est im­mense et il y a beau­coup à faire, on vit une drôle de pé­riode. Mon livre dit en sub­stance à mes soeurs et à mes frères : bou­geons­nous, on a quelque chose à faire, nous de­vons éclai­rer les consciences faire de la phi­lo­so­phie au quo­ti­dien. Ce­ci dit je suis un op­ti­miste né.

Gé­rard Con­tre­mou­lin est franc-ma­çon.

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