Nantes - Lyon. Ge­ne­sio sur un fil

Le Télégramme - Quimper - - LES SPORTS -

Entre ré­sul­tats en berne et spé­cu­la­tions sur son rem­pla­ce­ment, l’en­traî­neur lyon­nais Bru­no Ge­ne­sio est au centre de toutes les at­ten­tions alors que l’OL dis­pute un match cru­cial, ce vendredi à Nantes.

Après trois ans et trois mois à la tête de l’équipe, Bru­no Ge­ne­sio (52 ans) nom­mé le 24 dé­cembre 2015 en rem­pla­ce­ment d’Hubert Four­nier dont il était l’ad­joint - sem­blait sur une voie royale pour pro­lon­ger un contrat s’ache­vant en juin. Mais deux dé­routes à do­mi­cile ont as­som­bri son fu­tur : l’éli­mi­na­tion en de­mi-fi­nale de Coupe de France face à Rennes (3-2), le 2 avril, puis quatre jours plus tard la dé­route face à Di­jon (3-1), lan­terne rouge avant ce match. Avec, en toile de fond, en tri­bunes et sur les ré­seaux so­ciaux, une fronde des ul­tras qui, de­puis le dé­but, n’ac­cordent au­cune lé­gi­ti­mi­té à Ge­ne­sio, pour­tant pur Lyon­nais et an­cien joueur du club.

Blanc, Mou­rin­ho, Re­nard, Ju­nin­ho, Be­ni­tez…

L’in­cer­ti­tude sur son ave­nir ali­mente dé­sor­mais les spé­cu­la­tions sur l’iden­ti­té de son pos­sible suc­ces­seur, de Laurent Blanc à Jo­sé Mou­rin­ho - le­quel semble au-des­sus des moyens de l’OL avec un sa­laire an­nuel es­ti­mé à plus de 15 mil­lions d’eu­ros - en pas­sant par Her­vé Re­nard, l’an­cienne star bré­si­lienne du club Ju­nin­ho ou l’Es­pa­gnol Ra­fael Be­ni­tez. « Cer­taines ru­meurs me font bien mar­rer et no­tam­ment celle concer­nant Mou­rin­ho vu mar­di à l’aé­ro­port de Lyon », a ré­pli­qué l’en­traî­neur, jeu­di, de­vant la presse.

Sa pro­lon­ga­tion, dif­fi­ci­le­ment en­vi­sa­geable pour l’heure, n’est pas to­ta­le­ment écar­tée, mais on l’an­nonce dans le même temps à New­castle, pour suc­cé­der à Be­ni­tez, ou à West Ham. « Je me concentre sur mon tra­vail et mon staff pour al­ler cher­cher la 2e place. Le reste, on ver­ra après », ba­laye le tech­ni­cien.

« Je n’ai pas be­soin de me sen­tir ras­su­ré ou ren­for­cé »

Ce qui va être scru­té, c’est sa ca­pa­ci­té à re­dres­ser la barre dans la der­nière ligne droite du cham­pion­nat et à re­mo­bi­li­ser ses joueurs avec l’aide de Jean-Michel Au­las, comme il y a un an après l’éli­mi­na­tion pi­teuse de la Ligue Eu­ro­pa par le CSKA Mos­cou. Lun­di, le pa­tron du club est ain­si ve­nu s’en­tre­te­nir avec l’ef­fec­tif. « J’échange qua­si­ment tous les jours avec lui. Je n’ai pas be­soin de me sen­tir ras­su­ré ou ren­for­cé. Le pré­sident montre qu’il est au mi­lieu de nous, c’est très im­por­tant pour le groupe, pas par rap­port à moi. Il a tou­jours as­su­mé son rôle dans ces mo­ments-là », sou­ligne Ge­ne­sio. Et d’in­sis­ter : « Il faut se re­mo­bi­li­ser au­tour du club, pas de ma cause ». Lyon ac­cuse au­jourd’hui cinq lon­gueurs de re­tard sur Lille (2e) qui joue di­manche contre un PSG dé­ter­mi­né à as­su­rer son titre de cham­pion (lire aus­si page sui­vante). L’OL, dont l’ob­jec­tif prio­ri­taire est de re­trou­ver la Ligue des champions, en­jeu économique pri­mor­dial, garde pour am­bi­tion de ra­me­ner ce dé­fi­cit à moins de trois points avant de re­ce­voir le Losc, le pre­mier week-end de mai. Il ne lui reste que trois jour­nées pour y par­ve­nir.

« Tout va très vite »

Si Jean-Michel Au­las est ha­bile à ma­nier les ar­gu­ments fi­nan­ciers pour gon­fler la mo­ti­va­tion de son ef­fec­tif, Ge­ne­sio manque de le­viers spor­tifs. Ses joueurs ma­jeurs sont loin de leur meilleur ni­veau et semblent avoir la tête ailleurs, à l’ins­tar de Fe­kir, De­pay ou Ndom­bele. « Tout va très vite, re­la­ti­vise le coach. Nous avons ga­gné à Rennes (1-0) il y a deux se­maines avec une per­for­mance sé­rieuse. Nous avons, de­puis, per­du deux matchs dans des condi­tions dif­fé­rentes, et on a l’im­pres­sion que tout s’est éva­po­ré. Il faut trou­ver les so­lu­tions, ré­gler le pro­blème pour al­ler cher­cher la 2e place ».

▼ Nantes - Lyon, ce vendredi (20 h 45)

AFP

L’ave­nir de Bru­no Ge­ne­sio à Lyon n’a ja­mais été aus­si in­cer­tain.Pho­to

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