Bon­heur au vain­queur

Le Télégramme - Quimper - - FOOTBALL - D.V.

Ex ae­quo à la 11e place (35 points), et ad­ver­saires, ce vendredi, à Que­villy, QRM et Con­car­neau ne sont plus qu’à trois, quatre ou cinq points du main­tien. Da­van­tage que « mal­heur au vain­cu », il s’agit donc plu­tôt de « bon­heur au vain­queur ». Mais c’est aus­si une ques­tion de res­sen­ti.

35 points de chaque cô­té, mais ce n’est pas le même res­sen­ti. Comme pour le verre à moi­tié vide ou à moi­tié plein. Tout dé­pend si, comme Que­villy Rouen, vous ve­nez de perdre. Ou si, comme Con­car­neau, vous ve­nez de ga­gner. De l’in­ci­dence du der­nier ré­sul­tat sur le res­sen­ti des troupes… Comme pour la tem­pé­ra­ture ex­té­rieure : tout dé­pend d’où vient le vent.

Même com­bat !

A Que­villy-Rouen, le vent vient du nord pour Manu Da Cos­ta : « Au­jourd’hui, nous sommes en dan­ger. Ce­la fait plu­sieurs matchs que je le dis. Il faut se l’an­crer en tête, sans pour au­tant que la peur do­mine ». Alors qu’à Con­car­neau, le vent vient de vi­rer au sud pour Benoît Cauet : « Après notre mois de mars très, très dur en termes de points, la vic­toire contre Ma­ri­gnane nous a fait du bien. Elle nous a per­mis de tra­vailler plus se­rei­ne­ment cette se­maine ». Mais à QRM et à l’USC, c’est mal­gré tout « même com­bat » pour le main­tien. Même com­bat au dé­compte des points (35). Et même com­bat en termes de bles­sures et de sus­pen­sions à ré­pé­ti­tion. Mais à cette dif­fé­rence près, donc, que les Tho­niers viennent de mettre fin à une sé­rie de mau­vais ré­sul­tats (un nul et cinq dé­faites), alors que celle des Que­villais se pro­longe (neuf matchs sans vic­toire). « Il faut qu’à notre tour, on ap­puie là où ça fait mal à l’ad­ver­saire. Même si on a des joueurs qui ne sont pas à 100 % (Ki­kon­da, Sen­zem­ba, Jung), et que l’on perd Elaz (dou­leurs aux ad­duc­teurs), on est prêt. On va à Que­villy pour se sauver. Ou, du moins, pour ra­me­ner quelque chose à la mai­son. »

Le main­tien à 39 points ?

L’en­traî­neur concar­nois in­dique ain­si qu’un nul pour­rait aus­si faire son bon­heur dans la me­sure où, en cas d’éga­li­té fi­nale, il per­met­trait à Con­car­neau (vain­queur 2-1 au match al­ler) de de­van­cer Que­villy-Rouen au goal-ave­rage par­ti­cu­lier. « Tout compte », pré­ci­set-il. En se prê­tant au pe­tit jeu de la cal­cu­lette pour si­tuer la hau­teur de la barre du main­tien : « On est sur les 39 points, mais ça dé­pend aus­si des ré­sul­tats de ce week-end ». 39 points : c’est-à-dire qu’il man­que­rait en­core une vic­toire et un nul aux Concar­nois et aux Que­villais… On com­mence par quoi à Ro­bert-Dio­chon ?

Pho­to Ni­co­las Créach

L’an­cien Que­villais de l’US Con­car­neau, Ka­len Da­mes­si (à droite), re­trou­ve­ra, cette fois, ses an­ciens co­équi­piers au stade Ro­bert-Dio­chon.

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