Trois buts mais un seul point...

Le Télégramme - Quimper - - FOOTBALL - En­voyé spé­cial Mat­thieu Huet

À l’is­sue d’un scé­na­rio fou et d’une pres­ta­tion en­cou­ra­geante, les Guin­gam­pais ont ra­me­né un point pré­cieux de Stras­bourg, samedi (3-3). Au cours d’une par­tie qu’ils au­raient au­tant pu perdre que ga­gner, les Bre­tons ont ré­pon­du pré­sent, no­tam­ment sur le plan men­tal.

C’est un film qui ne s’était pas en­core joué cette sai­son. Cri­ti­qués de­puis plu­sieurs se­maines pour leur in­ca­pa­ci­té à marquer, les Guin­gam­pais ont ins­crit trois buts à Stras­bourg, samedi, et dé­cro­ché un point qu’ils n’ont as­su­ré­ment pas vo­lé. Car si cette pro­di­ga­li­té n’a pas suf­fi à ra­me­ner une vic­toire, elle a eu le mé­rite de ré­com­pen­ser une équipe en­tre­pre­nante qui ne mé­ri­tait pas de s’in­cli­ner. Car face à des Al­sa­ciens qui sont re­ve­nus deux fois au score avant de prendre l’avan­tage, les Bre­tons ont ré­pon­du men­ta­le­ment à un scé­na­rio qui au­rait pu les as­som­mer to­ta­le­ment.

« On au­rait pu prendre un coup sur la tête mais on n’a pas bais­sé les bras, s’est d’ailleurs fé­li­ci­té Cheick Trao­ré. Le coach nous avait mis un peu la pres­sion compte te­nu du fait qu’on res­tait sur deux pres­ta­tions man­quées à l’ex­té­rieur. On a mon­tré que nous n’étions pas morts et qu’on se bat­trait jus­qu’à la fin. » Une per­sé­vé­rance qui leur per­met de res­ter au contact de la place de bar­ra­giste, tou­jours oc­cu­pée par Di­jon, et de re­prendre un pe­tit bol de confiance dans cette course au main­tien to­ta­le­ment in­dé­cise.

Thu­ram, évi­dem­ment

Comme sou­vent, la for­ma­tion guin­gam­paise exis­ta dans le jeu. En termes de conte­nu, elle fit d’ailleurs mieux que son ad­ver­saire qui, sou­vent dans l’im­pos­si­bi­li­té de trou­ver Pr­cic dans le coeur du jeu, abu­sa de longs bal­lons vers Ajorque. À l’in­verse, les Bre­tons trou­vèrent ra­pi­de­ment des re­lais pour ap­pro­cher le but de Sels mais man­quèrent de pré­sence de­vant le but pour re­prendre no­tam­ment deux centres ten­dus de Thu­ram (4’, 8’). Et lorsque Mer­ghem fut en­fin en si­tua­tion de frappe, le cadre se dé­ro­ba (21’). Une forme de maî­trise qui fi­nit néan­moins par se concré­ti­ser sur un coup franc de Re­bo­cho dé­croi­sé par­fai­te­ment par Thu­ram de la tête (0-1, 37’).

Mais cette équipe n’est pas en difficulté pour rien et se fait sou­vent sur­prendre sur le peu qu’elle laisse aux autres. Ce fut le cas en­core à la Mei­nau. Après avoir ra­té le cadre une pre­mière fois (34’), Ajorque bat­tit Caillard suite à une mau­vaise ap­pré­cia­tion d’Eboa Eboa (1-1, 37’). Et alors que Deaux avait re­don­né l’avan­tage aux siens à l’heure de jeu sur un centre par­fait de Re­bo­cho (1-2, 63’), c’est Pr­cic, d’une frappe lim­pide des 20 mètres, qui éga­li­sa une se­conde fois après une re­lance trop ap­proxi­ma­tive de Trao­ré (2-2, 69’).

Sor­bon, fi­na­le­ment

Pour faire simple, Stras­bourg concré­ti­sa sys­té­ma­ti­que­ment ses temps forts et illus­tra avec net­te­té l’écart qui sé­pare les deux équipes. Car Ajorque n’eut guère be­soin d’une se­conde chance pour don­ner l’avan­tage aux siens, trans­for­mant au deuxième po­teau un centre qui prit à re­vers l’en­semble de la dé­fense bre­tonne (3-2, 73’). Tou­chés mais pas cou­lés, les co­équi­piers d’Étienne Di­dot éga­li­sèrent fi­na­le­ment par Sor­bon à la ré­cep­tion d’une tête sur la barre de Thu­ram (3-3, 87’). Tout sauf une in­jus­tice au re­gard d’une pres­ta­tion por­teuse d’es­poir, à l’heure où se profile dé­sor­mais la ré­cep­tion de Mar­seille, samedi (17 h), au Rou­dou­rou.

Pho­to AFP

Étienne Di­dot (à gauche) et Ye­ni Ng­ba­ko­to (au centre) et les Guin­gam­pais ont su al­ler cher­cher le point du match nul, grâce à une belle force men­tale.

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