Ca­ze­nave : « Une vraie re­mise en ques­tion »

Le Télégramme - Quimper - - SPORTS - Anne Pau­lou

Vain­queur d’Au­rillac (255), ce qui lui per­met d’ac­cro­cher la 4e place, le RC Vannes n’a tou­te­fois pas convain­cu en termes de jeu. Ar­ri­vé en jo­ker mé­di­cal mi-jan­vier, le de­mi de mê­lée Fabien Ca­ze­nave, qui a connu le Top 14, tire un peu la son­nette d’alarme dans l’op­tique des playoffs. > La vic­toire est là mais pas la ma­nière. Comment l’ex­pli­quez­vous ?

Il y a eu un re­lâ­che­ment cer­tai­ne­ment, plus im­por­tant que quand on était à l’ex­té­rieur à Mon­tau­ban ou à Biar­ritz ou contre Bayonne à do­mi­cile. Il faut qu’on gran­disse sur notre ma­nière d’ap­pré­hen­der les matchs. C’est indigne de notre part. C’est un compte ren­du qui est pauvre, qui moi me fait rou­gir et qui, je l’es­père, nous ser­vi­ra de le­çon pour le pro­chain match.

> Mal­gré tout, vous n’avez pas été en po­si­tion de grand dan­ger ?

Dé­fen­si­ve­ment, je pense qu’on a été so­lide, c’est cer­tai­ne­ment le seul point po­si­tif du match. C’est ce qui nous a per­mis d’avoir un tur­no­ver et de les mettre sous pres­sion, tant bien que mal, mais on ne pas se sa­tis­faire de ti­rer uni­que­ment les points po­si­tifs de ce match. On se met dans le dur men­ta­le­ment car c’est un match pauvre.

> Vous se­riez-vous vu trop beau trop tôt ?

Non, je ne pense vrai­ment pas. On est une équipe qui sa­voure la chance a d’être po­si­tion­née là où elle est, mal­gré le fait qu’on tra­vaille et qu’on fasse tout pour y ar­ri­ver. Mais on n’est pas une équipe comme les grosses écu­ries Bayonne, Oyon­nax ou Brive qui se savent plus fortes que les autres. Nous, on lutte à armes égales avec tout le monde. Ce sur­plus d’éner­gie fait qu’on ar­rive à ga­gner des gros matchs mais, là, en l’oc­cur­rence, il n’a pas été vu.

> En ve­nant à Vannes il y a trois mois, vous at­ten­diez-vous à voir un club aus­si am­bi­tieux ?

Pour être franc, je ne m’at­ten­dais à rien. Je suis ar­ri­vé avec l’état d’es­prit d’es­sayer dé­jà de prou­ver in­di­vi­duel­le­ment ma va­leur pour faire par­tie au maxi­mum de l’ave­nir de club. L’ap­pé­tit ve­nant, j’ai com­men­cé à croire au fait que Vannes puisse faire par­tie des meilleurs.

> On s’in­tègre vite quand on ar­rive en cours de sai­son ?

Oui com­plè­te­ment. Il y a une saine concur­rence ici et c’est très im­por­tant dans la vie de groupe. Ce qui fait qu’on en est là en ce mo­ment. Je me sens très bien dans ce club et j’y res­te­rais bien !

> Êtes-vous sur­pris que Vannes en soit là au­jourd’hui quand beau­coup ne l’ima­gi­naient pas s’ins­tal­ler en Pro D2 ?

Non pas du tout. Dé­jà, je ne m’étais pas fait cette ré­flexion-là quand le club est mon­té. C’est le rac­cour­ci fait très sou­vent pour les équipes de Fé­dé­rale 1 qui montent mais c’est le même laïus des gens de l’ex­té­rieur pour les équipes qui montent en Top 14. Je pense que c’est un club qui s’es­time à sa juste va­leur et qui ne voit pas trop haut ou pas trop bas, en adé­qua­tion avec ce qu’on est ca­pable de faire sur le ter­rain.

> Ces play-offs sont plus que ja­mais d’ac­tua­li­té ?

Loin de moi de me ser­vir de notre match contre Au­rillac pour ti­rer la son­nette d’alarme mais mal­heu­reu­se­ment c’est un peu le cas. Si on joue comme ça, on per­dra contre Mont-deMar­san à do­mi­cile au der­nier match et on ne se qua­li­fie­ra pas.

> C’est une vraie re­mise en ques­tion ?

Il faut l’avoir et si on ne l’a pas main­te­nant, on ne l’au­ra ja­mais.

Pho­to Pas­cal Ro­bert

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