Yann Eliès : « En­cou­ra­geant pour la suite »

Le Télégramme - Quimper - - VOILE - Re­cueilli par Philippe Elies

À Saint-Gilles-Croix-de-Vie, samedi ma­tin, Yann Eliès et Sa­man­tha Da­vies ont rem­por­té la 3e et der­nière étape de la Sar­din­ha Cup, ra­flant éga­le­ment la mise au gé­né­ral. For­cé­ment, le skip­per brio­chin est ra­vi de ce re­tour ga­gnant en Fi­ga­ro 3. « C’est très en­cou­ra­geant pour la suite… », ex­prime-t-il.

> On imagine que cette vic­toire fait chaud au coeur ?

Ah oui ! Là, je suis en train de boire un ca­fé chaud et il est bon (rires)… On en a rê­vé sur l’eau car il fai­sait froid, ça caillait vrai­ment en mer. Quand il fait aus­si froid, le der­nier bord de près, face au vent, est tou­jours un sup­plice, sur­tout quand tu es de­vant. Mais ça s’est bien pas­sé.

> Ce suc­cès vous place-t-il dé­jà comme l’un des fa­vo­ris de la So­li­taire Ur­go - Le Fi­ga­ro cet été ?

Di­sons que c’est une pho­to des forces en pré­sence, en double. Ce­la veut d’abord dire qu’on a bien tra­vaillé avec Da­mien Guillou, mon pré­pa­ra­teur, et Sa­man­tha. Mais ce n’est qu’une pho­to à l’ins­tant T. Il ne faut pas re­lâ­cher les ef­forts que l’on met dans ce pro­jet-là. J’ai plai­sir à na­vi­guer, j’ai en­vie de ga­gner une qua­trième fois la So­li­taire. J’y mets toute mon éner­gie. Il faut que je garde ce ni­veau de jeu là, sans cra­quer, sans par­tir en sur­chauffe. Main­te­nant, il faut pas­ser à la phase n°2, le so­li­taire.

> En so­li­taire, risque-t-on de re­trou­ver la même hié­rar­chie qu’en double ?

En so­li­taire, ce ne se­ra pas une mince af­faire avec la So­lo Maître Coq qui se dis­pute sur un for­mat un peu dif­fé­rent, ça m’in­quiète un peu d’ailleurs. Sur la Sar­din­ha Cup, nous étions sur des étapes « So­li­taire du Fi­ga­ro » qui me conviennent à mer­veille car je suis un peu un die­sel. Il me faut du temps, de l’es­pace et des bords un peu longs pour trou­ver la vi­tesse et les belles tra­jec­toires. Sur la So­lo Maître Coq, il y au­ra des pe­tits par­cours, il fau­dra donc être dans la maî­trise du Fi­ga­ro 3 sur des bords courts, faire de belles ma­noeuvres.

> Ce Fi­ga­ro 3, vous l’avez dé­jà bien en main ou êtes-vous en­core dans une phase de dé­cou­verte ?

Ce qui est cer­tain, c’est qu’on a ap­pris plein de choses sur cette Sar­din­ha Cup. Il va­lait mieux y être que de res­ter au port. J’ai un bon fee­ling avec ce ba­teau même si, par­fois, je n’ai pas trou­vé les clés. Il m’est ar­ri­vé de me sen­tir un peu dé­pour­vu par rap­port à son uti­li­sa­tion. Mais bon, je pense qu’à 80 %, j’ai trou­vé le mode d’em­ploi, j’ai trou­vé ce­la plu­tôt agréable. Main­te­nant, il va fal­loir va­li­der tout ce­la en so­li­taire et compenser le manque de poids au rap­pel. En double, on avait quand même 70 kg au rap­pel.

> Sa­man­tha Da­vies dit qu’elle a ap­pris beau­coup à vos cô­tés. Qu’avez-vous ap­pris d’elle ?

Dé­jà, Sam est une femme in­tel­li­gente qui com­prend tout de suite ce qu’il faut mettre en oeuvre pour faire en sorte que ça fonc­tionne. Elle a vite cap­té mon mode de fonc­tion­ne­ment, elle a pi­gé que j’al­lais prendre la barre donc elle s’est mise un peu à mon ser­vice pour faire en sorte que tout soit ni­ckel à bord, le ma­tos­sage, les ré­glages de voiles et du mât. En stra­té­gie, elle a ap­por­té toute son ex­pé­rience, elle m’a don­né des in­fos. Sam était ve­nue cher­cher ce­la, la ré­gate au contact au haut ni­veau sur Fi­ga­ro 3. Elle a vu qu’elle n’était pas lar­guée. Quand je lui fi­lais la barre et quand je me ré­veillais, on avait ga­gné des mètres et des places. Sa­man­tha m’a sur­tout per­mis de rem­por­ter cette course.

Pho­to Ch­ris­tophe Bres­chi

Yann Eliès : « J’ai un bon fee­ling avec ce ba­teau ».

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