Le plus beau, c’est le der­by de la Lan­terne

Le Télégramme - Quimper - - FOOTBALL - J. B.

La 32e jour­née de Se­rie A réserve, ce di­manche, un ca­deau suffisamment rare pour être ap­pré­cié : un der­by. Et pas n’im­porte le­quel : le 118e der­by de Gênes, éga­le­ment ap­pe­lé « der­by de la Lan­terne ». Dans le stade Lui­gi-Fer­ra­ris (en­vi­ron 36 000 places), et plus lar­ge­ment dans toute la ca­pi­tale de la Li­gu­rie, on s’ap­prête à s’en­flam­mer.

À Gênes, ber­ceau du mou­ve­ment ul­tra, ce match si par­ti­cu­lier dé­chaîne les pas­sions entre les sup­por­ters de la Samp­do­ria (9e, 45 pts) et ceux du Ge­noa (13e, 34 pts). « Une des pre­mières choses dont on te parle lorsque tu ar­rives au club », confirme Gré­goire De­frel, l’at­ta­quant do­ria­no. Le Fran­çais, pas cer­tain de dé­bu­ter ce di­manche, compte faire tout son pos­sible pour ren­trer dans l’his­toire de ce der­by à part. S’agit-il du der­by le plus chaud ? Non. Du plus beau, car « moins ve­ni­meux » ? Aux dires de nom­breux ob­ser­va­teurs, oui. C’est en tout cas le sen­ti­ment ex­pri­mé par Mar­cel­lo Lip­pi au dé­but de la dé­cen­nie. Et l’illustre per­son­nage, sé­lec­tion­neur étoi­lé avec l’Ita­lie en 2006, sait de quoi il parle : il a joué dix ans à la Samp’(1969-1979).

Avan­tage Samp­do­ria

À chaque fois, le duel fra­tri­cide se joue au­tant sur le ter­rain que dans les tri­bunes. Il met aux prises le club doyen de la Botte (le Ge­noa, créé en 1893), his­to­ri­que­ment sou­te­nu à l’intérieur de la ville, et son jeune ri­val de 1946, da­van­tage ap­pré­cié en pé­ri­phé­rie. En d’autres termes, il s’agit d’une af­fiche op­po­sant les his­to­riques (neuf scu­det­ti et une Cop­pa Ita­lia) aux « usur­pa­teurs », ain­si que les dé­si­gnait An­drea d’Angelo, vice-pré­sident des Ge­noa­ni dans les an­nées 1980.

N’en dé­plaise aux « ros­so­blù » du Ge­noa, l’his­to­rique des der­bies est éga­le­ment fa­vo­rable aux « blu­cer­chia­ti » de la Samp­do­ria : 42 vic­toires, pour 46 nuls et seule­ment 29 dé­faites, en 117 ren­contres. Ce 118e der­by (le 100e en match of­fi­ciel) se­ra l’oc­ca­sion pour la Samp­do­ria d’af­fir­mer un peu plus sa su­pré­ma­tie. Et à Gré­goire De­frel de se rat­tra­per après sa pres­ta­tion terne du match al­ler (1-1, 13e j.). « Ce sont des matchs qui res­tent gra­vés, les plus im­por­tants pour les sup­por­ters. Alors, si je marque… »

▼ Ce di­manche (15 h)

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