Fred De­nis : « Le mi­ni, c’est ma­gique ! »

Le Télégramme - Quimper - - VOILE - Phi­lippe Eliès

Vain­queur de la Mi­niT­ran­sat 2015, Frédéric De­nis, 34 ans, a rem­por­té, di­manche, la Plas­ti­mo Lo­rient Mi­ni, en double avec Luke Ber­ry. Il a ga­gné sur son an­cien pro­to, prê­té pour l’oc­ca­sion par Erwan Le Mé­né. Un plan Lom­bard qui lui avait dé­jà per­mis de ga­gner en Gua­de­loupe de­vant… Luke Ber­ry. > Pour­quoi Erwan Le Mé­né, pro­prié­taire du pro­to n° 800, dé­jà vain­queur de l’épreuve l’an pas­sé, n’était pas à bord ?

Erwan a un bou­lot donc il n’est pas libre tout le temps. Et ce week-end, je crois qu’il avait un ma­riage donc il ne pou­vait pas dis­pu­ter la course. Du coup, il m’a ap­pe­lé et m’a dit ce­ci : « Tu connais le ba­teau, j’ai confiance en toi, donc si tu veux, je te le laisse pour la BSM ». Je l’ai eu au té­lé­phone après l’ar­ri­vée, il était très content de notre performance.

> Com­ment Luke Ber­ry s’est-il re­trou­vé à vos cô­tés ?

Au dé­part, je cherchais un équi­pier dis­po­nible, mais Luke était en­ga­gé sur le Dé­fi At­lan­tique en Class40. Hé­las, il a dé­mâ­té entre la Gua­de­loupe et les Açores, ce qui l’a ren­du dis­po­nible. Il m’a alors ap­pe­lé pour me dire qu’il était ok si be­soin. De mon cô­té, j’avais pro­po­sé à deux autres per­sonnes, mais comme elles ne pou­vaient pas se li­bé­rer, j’ai dit à Luke de ve­nir.

> Et vous faites qua­si­ment toute la course en tête…

Oui sauf au dé­part. Comme ce pro­to Lom­bard est un avion au près dans le pe­tit temps, on a réus­si à vite pas­ser de­vant. Il fal­lait que l’on prenne de l’avan­tage pour contrer les ca­rènes glis­santes et les nez ronds. On sa­vait qu’il y avait du vent por­tant entre Yeu et Lo­rient.

> Pour quelles rai­sons re­ve­nez­vous sur le cir­cuit mi­ni ?

Tout sim­ple­ment parce que ce sont des ba­teaux ma­giques ! J’en ai es­sayé des ba­teaux de course au large mais les mi­nis, ce sont des mo­by­lettes sur­tout lors­qu’on est au por­tant. Au re­tour, on a mis six heures pour faire l’île d’Yeu Lo­rient sur des pe­tits ba­teaux de 6,50 m ! C’est comme un dé­ri­veur, c’est très agréable à la barre. C’est vi­vant.

> Vous en­vi­sa­gez de re­par­tir sur une nou­velle Mi­ni-Tran­sat ?

Non, pas tout de suite. Je ne dis pas que je n’y re­vien­drais pas, parce que c’était vrai­ment gé­nial mais je re­garde plu­tôt du cô­té du Fi­ga­ro 3 ou du Class40. Après ma Mi­ni-Tran­sat 2015, j’avais choi­si de tra­vailler. Ce qui ne m’a pas em­pê­ché de faire la Tran­sat Jacques Vabre 2017 avec Alan Rou­ra et la Tran­sat Ag2r 2018 avec Ben­ja­min Du­treux. Donc j’ar­rive à lier les deux. Pour mon mé­tier, c’est im­por­tant de tou­cher à tous les sup­ports. Le fait de na­vi­guer me rend plus cré­dible et per­ti­nent dans la mise en oeuvre sur les gros ba­teaux.

> Quel est votre rôle sur les gros ba­teaux de course ?

Ac­tuel­le­ment, je tra­vaille avec Vincent Riou. À la base, je suis in­gé­nieur élec­tro­nique, donc je fais tout ce qui est ins­tal­la­tion in­for­ma­tique et élec­tro­nique sur les ba­teaux de course. Là, on tra­vaille sur le nou­veau 60 pieds « Ar­kéa Pa­prec » de Sé­bas­tien Si­mon, le ba­teau est en construc­tion et il y a éga­le­ment le 60 pieds, ex-PRB, qui est sur le che­min du re­tour de Mia­mi. Cet Imo­ca-là va re­par­tir avec Ke­vin Es­cof­fier sur le pro­chain Ven­dée Globe. Donc je vais gé­rer la par­tie élec­tro­nique de ces deux ba­teaux-là.

Pho­to Tho­mas De­re­gniaux

Fred De­nis (à gauche) : « Les mi­nis, ce sont des mo­by­lettes ».

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