Le Télégramme - Quimper

LA BONNE MARCHE DE RIVALIN, BASÉ À QUIMPER

L’atelier de production de charentais­es Rivalin, implanté à Quimper, qui exporte à New York, au Canada…, a enregistré une progressio­n de 20 % en un an.

- Jean Le Borgne

Elle s’exporte à New York, en Allemagne ou au Canada et séduit de plus en plus la clientèle parisienne et régionale, portée par le succès du made in France. Déclinée en sept gammes de produits dans son écossais traditionn­el, en rayures marines et même en jean et en fausse fourrure, la charentais­e Rivalin affiche une belle croissance, ces derniers mois. Et pas seulement depuis le début du confinemen­t, synonyme d’une progressio­n sans précédent du commerce en ligne. Avec un million d’euros de chiffre d’affaires l’an passé, le petit atelier, installé dans le quartier résidentie­l de Kervir, à Quimper, a enregistré une progressio­n de 20 % en un an.

Un patrimoine protégé

Quatrième génération à la tête de l’entreprise familiale née au centrevill­e de Quimper, Vincent Rivalin affiche un large sourire. Le jeune patron de 42 ans n’entend d’ailleurs pas en rester là. Après une année 2020 stable pour cause de crise sanitaire, le chef d’entreprise table sur une progressio­n annuelle de 10 à 20 % au cours des cinq prochaines années.

Associé à Fargeot et à l’Atelier Charentais­es, Rivalin vient d’ailleurs de faire l’acquisitio­n d’une partie des machines de la Manufactur­e charentais­e placée en liquidatio­n judiciaire en novembre dernier. Huit machines de cousu retourné introuvabl­es.

Une manière pour les trois fabricants de charentais­es de protéger leur patrimoine. « Le principal, c’est que ces machines restent en France, qu’il n’y ait pas un concurrent qui casse les prix avec une main-d’oeuvre moins chère », martèle Vincent Rivalin.

Des embauches

Pour atteindre ses objectifs, la petite entreprise a engagé, il y a six ans, un programme de formation en interne. Une manière de permettre aux couturière­s « maison » de transmettr­e leur savoir. Deux embauches sont programmée­s cette année pour porter à 14 l’effectif polyvalent d’un atelier de production autogéré. Une première étape pour le dirigeant pour qui les chaussons Rivalin ont « la capacité de faire travailler une vingtaine de personnes ».

À l’étroit dans une impasse, l’atelier va devoir être réorganisé pour accueillir les nouvelles machines et permettre d’accompagne­r le développem­ent des chaussons Rivalin. Et de faire perdurer une production lancée dans les années 1960 pour remplacer la paille dans les sabots produits par l’entreprise quimpérois­e.

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Photo Jean Le Borgne

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