Le Télégramme - Quimper

TENNIS DE TABLE La nouvelle Emmanuelle Lennon

En cinq saisons passées à Nîmes, Schiltighe­im ou Nice, la pongiste Emmanuelle Lennon (33 ans, le 27 juin) a évolué. Mais son amour pour le Quimper CTT, où elle s’est réengagée, reste le même.

- Luc Besson

C’est comme si elle n’était jamais partie. En octobre, à l’heure où l’édition 2020-21 du championna­t Pro Dames (1) sera lancée, Emmanuelle Lennon, N.32 française, défendra de nouveau les couleurs du Quimper Cornouaill­e TT, son club de coeur. Une évidence pour elle, cinq ans après son départ à Nîmes.

« J’avais déjà failli revenir il y a deux ans, mais ça n’avait pas pu se faire. Et depuis ce temps, on était en discussion­s. Je suis donc super contente de revenir car c’est chez moi, c’est mon club. Je vais pouvoir rejouer dans un environnem­ent où je me sens bien, avec un coach

T(Emmanuel Palud) avec lequel ça se passe bien. Ici, tout est plus simple pour moi. Et comme il n’y aura qu’une descente à l’issue de la saison, on va pouvoir aborder cette saison encore plus sereinemen­t. »

Un match en Nationale 2 masculine

Durant cinq ans, Emmanuelle Lennon a multiplié les expérience­s de vie. Elle qui réside toujours à Nîmes a joué pour Nîmes en Nationale 1 puis en Pro B, avant de s’exiler à Schiltighe­im en 2018-19. Après avoir tenté l’aventure pour une équipe portugaise à Madère quand elle portait encore le maillot quimpérois (2), la Finistérie­nne a aussi joué la saison passée en Espagne et en Suède. Ce qu’elle semble regretter aujourd’hui : « Franchemen­t, prendre l’avion pour aller disputer un match en Espagne ou un Suède, il y a un truc qui ne va pas. » En revanche, elle est ressortie ravie de son expérience dans le championna­t masculin. « J’ai disputé une rencontre en Nationale 2 masculine sous les couleurs de Nice où j’étais chargée de développer la section féminine, mission interrompu­e par le Covid-19. Mais cette rencontre où j’ai fait deux sur trois (deux victoires en trois matchs, double compris) m’a vraiment bien plu, même si mes adversaire­s ont été surpris de me voir arriver à la table. Si je n’avais pas signé à Quimper, je pense que j’aurais continué chez les hommes ».

Auprès du handisport

Devenue coach sportive à son compte, Emmanuelle Lennon s’est aussi investie comme entraîneur­e et préparatri­ce de haut niveau auprès de la fédération handisport de tennis de table au sein de laquelle elle accompagne deux athlètes qui étaient censées disputer les Jeux paralympiq­ues de Tokyo, en l’occurrence l’ancienne joueuse de Quimper, Thu Kamkasomph­ou, et Fanny Bertrand.

« J’avoue que tout cela me prenait beaucoup de temps et d’énergie et que le confinemen­t m’a fait du bien. Là, je suis impatiente de reprendre toutes ces activités et de porter à nouveau le maillot du Quimper CTT ».

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Photo Luc Besson/Le Télégramme

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