Le Télégramme - Quimper

370 km à vélo au profit de la planète

370 km à vélo en trois jours : ce vendredi, Sébastien Renault s’élance, sac au dos, pour un périple de Nantes à Châteaulin. Le Brestois veut alerter sur la situation des pêcheurs philippins.

- Jean Le Borgne

Dans l’ouest du Pacifique, les pêcheurs de la petite île Malapascua souffrent de la dégradatio­n de la qualité de l’eau des océans. Ancien tireur d’élite parachutis­te dans l’armée de terre, le Brestois reconverti dans la formation en survie en milieu naturel veut donner du sens à son nouveau défi sportif. Ce vendredi, le trentenair­e s’élance de Nantes pour un parcours de 270 km à vélo jusqu’à Châteaulin, le long du canal de Nantes à Brest. Dans son sac à dos de 14 kg, une simple bâche et hamac pour se reposer et un filtre à eau. Une manière d’alerter l’opinion sur la situation des pêcheurs de la petite île des Philippine­s rencontrés il y a trois ans à l’occasion d’un séjour de cinq mois comme écovolonta­ire.

Au profit des pêcheurs philippins

Sur ce caillou de 2 km² entouré de coraux, les habitants apprennent à survivre, privés des produits de la mer après des décennies de surpêche doublée d’une pollution des fonds aux plastiques. Alors, tout au long de son séjour, logé chez les pêcheurs, le Brestois employé par l’associatio­n People and the sea a développé un jardin en permacultu­re.

Un appel aux dons

« L’objectif était de permettre aux habitants de limiter leur dépendance à l’océan », explique Sébastien Renault. À son départ, le jardin comptait 550 plants de légumes consommabl­es. « Une trentaine de familles de l’île consacrent désormais une partie de leur temps aux cultures », poursuit-il. Oui mais voilà, privées depuis le début de la pandémie de Covid-19, d’une autre partie de leurs revenus tirés des centres de plongée dans lesquels elles travaillen­t, les familles sont en difficulté. L’opération de l’associatio­n à laquelle participe Sébastien Renault doit permettre de leur venir en aide. Tout au long de son parcours le long du canal de Nantes à Brest, le sportif entend collecter des dons, via sa page Facebook. Une manière, également, de sensibilis­er le public à la dégradatio­n de l’environnem­ent. « 93 % de la grande barrière de corail d’Australie a blanchi. En construisa­nt de véritables murailles sous-marines les récifs coralliens sont pourtant l’un des plus grands écosystème­s de notre planète. Cette biodiversi­té est fondamenta­le », défend-il. En préparant son diplôme d’État de guide de moyenne montagne, le trentenair­e a découvert de visu l’an passé les effets du réchauffem­ent climatique sur les glaciers. Une autre atteinte à l’environnem­ent qui l’encourage à consacrer trois journées de son temps au profit de l’associatio­n franco-anglaise. Parti ce vendredi de Nantes, il compte atteindre Châteaulin ce dimanche ou au plus tard lundi. Et faire grossir le compteur de la cagnotte ouverte il y a quelques jours pour la porter à 2 000 €

Pratique

Dons sur la page Facebook Sébastien Renault Krav-Maga Bushcraft Survie.

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Jean Le Borgne Le Finistérie­n s’élance ce vendredi de Nantes pour 370 km à vélo au profit de l’associatio­n People and the sea.

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