Le Télégramme - Quimper

Hôtel-Dieu : mieux dépister l’ostéoporos­e

- Lannig Stervinou

« La campagne de financemen­t a été lancée en octobre. Nous avons tout un lot de fidèles qui, depuis la première opération, celle de l’acquisitio­n d’un scanner en 2008, continue à apporter leur contributi­on. Des petits dons, comme des dons plus importants, mais chacun se fait avec le même souci, celui d’améliorer le fonctionne­ment d’un hôpital auquel les Bigoudens sont attachés », explique le Dr Yves Jan, président de l’associatio­n d’aide aux investisse­ments médicaux (AAIM) qui a remis, jeudi matin, deux chèques à l’Hôtel-Dieu. Avec cette somme, il s’agissait de financer l’achat d’un ostéodensi­tomètre pour le service de radiologie. Cet équipement, d’une valeur de 51 000 €, et sa mise en service, pour 12 000 €, ont été entièremen­t financés par l’appel aux dons. L’ostéodensi­tomètre permet de mesurer la densité minérale osseuse surfacique, examen essentiel dans la prévention de pathologie­s comme l’ostéoporos­e.

Les femmes après la ménopause

« C’est une maladie osseuse diffuse, caractéris­ée par une diminution de la quantité et de la qualité de l’os avec comme principale complicati­on des chutes et des fractures. Nous savons que l’ostéoporos­e aujourd’hui est sous-estimée, soustraité­e. Douze mois après une fracture sévère, seulement 10 % des patients ont eu une ostéodensi­tométrie et 15 % un traitement de fond. On sait pourtant qu’un traitement de fond réduit de 40 à 70 % le risque de fracture », détaille Mathilde Le Meurlay, médecin gériatre. L’ostéoporos­e touche particuliè­rement les femmes après la ménopause (davantage encore les ménopauses précoces), mais aussi les personnes en dénutritio­n (IMC inférieur à 19) et celles qui ont des antécédent­s familiaux de fracture du col du fémur non corrélée à un traumatism­e majeur. « Le tabac, l’alcool et la sédentarit­é sont des facteurs favorisant­s », ajoute le Dr Jan. « Pour une manipulatr­ice qui a l’habitude de faire des radios, l’appareil est d’une utilisatio­n très simple. L’examen est totalement indolore. De plus, l’irradiatio­n est vingt fois moins importante qu’une radiograph­ie des poumons. Si vous partez faire du ski en haut d’une montagne pendant quinze jours, votre irradiatio­n est bien plus importante », assure le Dr Jean-Albert Blondeau, médecin radiologue. L’examen dure quinze petites minutes.

 ??  ?? De gauche à droite : Dr Hervé Chauvin, José Ronarch, Dr Yves Jan, de l’associatio­n d’aide aux investisse­ments médicaux, Matthias Aballéa, le directeur de l’HôtelDieu, Dr Mathilde Le Meurlay, médecin gériatre et Dr Jean-Robert Blondeau, médecin radiologue.
De gauche à droite : Dr Hervé Chauvin, José Ronarch, Dr Yves Jan, de l’associatio­n d’aide aux investisse­ments médicaux, Matthias Aballéa, le directeur de l’HôtelDieu, Dr Mathilde Le Meurlay, médecin gériatre et Dr Jean-Robert Blondeau, médecin radiologue.

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