DES FA­MILLES PLUS TRA­DI­TION­NELLES QU’AILLEURS

En 2018, la Bretagne comp­tait 693 000 mi­neurs vi­vant dans une fa­mille, dont 72 % dans une fa­mille « tra­di­tion­nelle », 18 % dans une fa­mille mo­no­pa­ren­tale et 10 % dans une fa­mille re­com­po­sée.

Le Télégramme - Saint-Brieuc - - LA UNE -

72 % des enfants vivent dans des fa­milles avec leurs deux pa­rents. C’est plus que la moyenne.

Fa­mille tra­di­tion­nelle : la Bretagne à la deuxième place

« En Bretagne, un en­fant sur quatre vit au quo­ti­dien avec un seul de ses pa­rents » : tel est le nom de l’étude pu­bliée, mar­di, par l’in­see Bretagne (*). Se­lon cette en­quête, 72 % des enfants vivent dans une fa­mille dite « tra­di­tion­nelle », c’est-à-dire com­po­sée d’un couple et de leurs enfants (moyenne na­tio­nale : 68 %). Sur ce cri­tère, la Bretagne se classe en 2e po­si­tion, der­rière les Pays-de­la-loire (74 %).

Fa­milles re­com­po­sées et mo­no­pa­ren­tales

Au to­tal, 25 % des enfants mi­neurs bre­tons vivent ain­si avec un seul de leurs pa­rents, dans une fa­mille re­com­po­sée (10 %) ou mo­no­pa­ren­tale (18 %). Sur les 10 % des enfants vi­vant dans une fa­mille re­com­po­sée, 7 % sont is­sus de l’union pré­cé­dente et 3 % de la nou­velle union.

Ils vivent plus avec leur mère

Dans 80 % des cas de fa­milles mo­no­pa­ren­tales ou re­com­po­sées, les enfants sont plus de la moi­tié du temps avec leur mère. Les autres enfants mi­neurs (75 %) vivent avec leurs deux pa­rents, que ce soit au sein d’une fa­mille « tra­di­tion­nelle » ou d’une fa­mille re­com­po­sée. Cette pro­por­tion est su­pé­rieure à la

moyenne na­tio­nale (72 %).

Trois enfants et plus pour quatre fa­milles re­com­po­sées sur dix

Près de 40 % des fa­milles re­com­po­sées ont trois enfants ou plus. Elles comptent en moyenne 4,3 per­sonnes contre 3,9 pour les fa­milles « tra­di­tion­nelles » et 2,7 pour les mo­no­pa­ren­tales. Dans la moi­tié des fa­milles re­com­po­sées vit au moins

un en­fant du couple ac­tuel, ce­lui-ci co­ha­bi­tant ain­si avec au moins un de­mi-frère ou une de­mi-soeur.

Où vivent-elles ?

Se­lon L’in­see Bretagne, les fa­milles mo­no­pa­ren­tales ré­sident plus fré­quem­ment dans les villes-centres ou les ban­lieues des grands pôles ur­bains, leur per­met­tant ain­si d’avoir plus fa­ci­le­ment ac­cès aux équi­pe­ments col­lec­tifs. 30 % des enfants des villes de Rennes et Brest vivent ain­si dans des fa­milles mo­no­pa­ren­tales. Les fa­milles « tra­di­tion­nelles » sont plus souvent ins­tal­lées dans le pé­ri­ur­bain, proche des pôles. Cet en­vi­ron­ne­ment offre des lo­ge­ments plus grands et moins chers que dans les villes-centres, tout en res­tant à proxi­mi­té des em­plois. Les fa­milles re­com­po­sées vivent plus souvent en de­hors des grands pôles ur­bains. Les ha­bi­ta­tions y sont éga­le­ment plus spa­cieuses et moins oné­reuses, li­mi­tant les cas de sur­peu­ple­ment du lo­ge­ment.

Fa­milles mo­no­pa­ren­tales : 30 % des pa­rents sans em­ploi

Les deux pa­rents ont un em­ploi dans près de 80 % des fa­milles « tra­di­tion­nelles », tout comme les deux membres du couple dans 66 % des fa­milles re­com­po­sées. En re­vanche, 30 % des pa­rents à la tête d’une fa­mille mo­no­pa­ren­tale sont sans em­ploi.

Les fa­milles « tra­di­tion­nelles » bre­tonnes sont très ma­jo­ri­tai­re­ment (80 %) pro­prié­taires de leur lo­ge­ment. À l’op­po­sé, les fa­milles mo­no­pa­ren­tales le sont seule­ment pour un tiers d’entre elles. Les fa­milles re­com­po­sées sont dans une po­si­tion in­ter­mé­diaire : près de 60 % d’entre elles sont pro­prié­taires de leur lo­ge­ment et par­mi les fa­milles lo­ca­taires, deux tiers le sont hors HLM.

* Les ré­sul­tats sont is­sus de l’en­quête an­nuelle de re­cen­se­ment de la po­pu­la­tion de 2018.

Pho­to Fran­çois Des­toc

25 % des enfants mi­neurs bre­tons vivent ain­si au quo­ti­dien avec un seul de leurs pa­rents, dans une fa­mille re­com­po­sée ou mo­no­pa­ren­tale.

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