Pas le re­flet de la vraie vie

L'Echo Sarthois - - Vie régionale -

« Hon­nê­te­ment, je pense que c’est in­di­ca­tif d’une ac­ti­vi­té mais ce­la ne cor­res­pond pas à la vraie vie des Dé­pu­tés. »

Ma­riet­ta Ka­ra­man­li, député de la 2e cir­cons­crip­tion de la Sarthe, es­time qu’une sé­rie de tra­vaux ef­fec­tués par les par­le­men­taires n’ap­pa­rait pas dans le clas­se­ment mis en ligne sur le site de l’as­sem­blée na­tio­nale.

Il y a, se­lon elle, des temps de pré­sence qui n’y sont pas pris en compte. « Je re­pré­sente l’as­sem­blée au con­seil de l’Eu­rope. Cette ac­ti­vi­té n’est pas comp­ta­bi­li­sée dans le rap­port. Tout comme les nom­breuses au­di­tions réa­li­sées pour pré­pa­rer des amen­de­ments. Tout ce temps d’in­ves­ti­ga­tion, de pré­pa­ra­tion, est mis de cô­té. »

Si ce rap­port a, se­lon l’élue, « le mé­rite d’exis­ter, de don­ner une image de l’ac­ti­vi­té des Dé­pu­tés, c’est une image qu ine cor­res­pond pas à la vraie vie. Nous sommes au­jourd’hui face à une re­pré­sen­ta­tion de l’ac­ti­vi­té li­mi­tée » .

La qua­li­té ne peut être clas­sée ?

Ma­riet­ta Ka­ra­man­li ai­me­rait que les cri­tères re­te­nus pour réa­li­ser le­dit clas­se­ment prennent en compte l’en­semble des ac­ti­vi­tés des par­le­men­taires. « Au­jourd’hui, c’est une sorte de quan­ti­fi­ca­tion mais on ne sait pas si c’est de la qua­li­té. Les élé­ments de qua­li­té ne peuvent pas faire l’ob­jet d’un clas­se­ment. Il faut prendre en compte l’in­ves­tis­se­ment des par­le­men­taires pour ap­pré­cier leur ca­pa­ci­té à por­ter des pro­po­si­tions, pour re­bon­dir, ré­agir à des ques­tions. Et je pense que je peux le dire parce que de­puis le dé­but, je suis qua­si­ment tou­jours dans le haut de ta­bleau de ce clas­se­ment. »

D’au­tant que le tra­vail de ter­rain n’y fi­gure pas. « Ce ne sont pas 35 heures. C’est en en­ga­ge­ment qui re­pré­sente plu­tôt le double » concède la dé­pu­tée. « C’est pour ce­la que ce n’est pas un mé­tier mais plu­tôt un contrat pas­sé avec la po­pu­la- tion. Nous es­sayons d’être le lien mais aus­si la lo­co­mo­tive de nos conci­toyens au­près de l’exé­cu­tif. »

Is­sue de la ma­jo­ri­té, Ma­riet­ta Ka­ra­man­li, très hon­nê­te­ment, ne cache pas : « Le pire, c’est quand vous êtes dans l’op­po­si­tion parce que comme vous êtes dans un pe­tit groupe, vous êtes sub­mer­gés par les ques­tions et textes sur les­quels vous de­vez obli­ga­toi­re­ment don­ner un avis. C’est beau­coup plus di­lué lorsque vous êtes dans la ma­jo­ri­té. Qui plus est dans l’op­po­si­tion, vous avez une li­mi­ta­tion de prise de pa­role et très peu d’op­por­tu­ni­tés de po­ser une ques­tion. »

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