Ta­rifs ban­caires : les banques ap­pe­lées à faire mieux

Banques et as­su­reurs ont été convo­qués à Ber­cy jeu­di. Ils font va­loir qu’il est trop tôt pour prendre de nou­veaux en­ga­ge­ments de baisse de prix.

Les Echos - - FRANCE - Sha­ron Wa­js­brot @Sha­ron­waj et Edouard Le­de­rer @EdouardLe­de­rer

In­ter­pel­lées par Edouard Phi­lippe dans son ap­pel à ré­duire les dé­penses contraintes, banques et as­su­rances se sont jointes aux autres fé­dé­ra­tions pro­fes­sion­nelles ce jeu­di à Ber­cy pour « échan­ger sur les pro­po­si­tions vi­sant à amé­lio­rer le quo­ti­dien des Fran­çais ». Mais à la veille d’un week-end de ma­ni­fes­ta­tions, les pou­voirs pu­blics ont choi­si de jouer l’apai­se­ment plu­tôt que de de­man­der de nou­velles baisses de ta­rifs. « C’était une réunion très so­len­nelle sur le thème “la Re­pu­blique est at­ta­quée, il faut que tout le monde y mette du sien pour trou­ver des so­lu­tions” », fait va­loir une source.

Plu­sieurs en­ga­ge­ments ré­cents

Si les ban­quiers étaient très re­mon­tés hier d’être poin­tés du doigt par Edouard Phi­lippe sur leurs ta­rifs, ils se sont mon­trés plus mo­dé­rés ce jeu­di. « Nous al­lons col­lec­ti­ve­ment nous mettre au tra­vail mais il est en­core très tôt pour mettre des choses sur la table », pré­cise un autre ban­quier. Se­lon une en­quête de CLCV, le ta­rif ban­caire moyen (se­lon la consom­ma­tion) va­rie entre 72 et 212 eu­ros par an en 2018.

Au sein de la pro­fes­sion, on met tou­te­fois en avant plu­sieurs

pro­po­si­tions ré­centes de baisses de ta­rifs. Ap­pe­lé à la res­cousse fin no­vembre pour ré­pondre aux re­ven­di­ca­tions du mou­ve­ment des « gi­lets jaunes », les banques se sont en­ga­gées à four­nir des prêts verts à taux pré­fé­ren­tiels pour per­mettre aux per­sonnes éli­gibles aux primes gou­ver­ne­men­tales de fi­nan­cer des vé­hi­cules propres, qu’ils soient neufs ou d’oc­ca­sion, comme les y a in­ci­tées le mi­nistre des Fi­nances, Bru­no

Le Maire.

In­ter­pel­lées dé­but sep­tembre par les as­so­cia­tions de consom­ma­teurs, puis par les pou­voirs pu­blics, sur les ta­rifs très éle­vés par­fois de­man­dés aux foyers mo­destes en dif­fi­cul­té fi­nan­cière, les banques se sont par ailleurs en­ga­gées à mettre en place un pla­fon­ne­ment de ces frais. « Ce ni­veau glo­bal de pla­fon­ne­ment se­ra fixé li­bre­ment par chaque banque pour les bé­né­fi­ciaires de l’offre spé­ci­fique qui per­met de li­mi­ter les in­ci­dents de paie­ment », in­di­quait alors la Fé­dé­ra­tion ban­caire fran­çaise. Des ef­forts ju­gés très li­mi­tés par les as­so­cia­tions de consom­ma­teurs puisque cette offre spé­ci­fique aux clients en si­tua­tion de fra­gi­li­té fi­nan­cière reste très peu dif­fu­sée. Se­lon CLCV, seuls 10 % des clients fra­giles en bé­né­fi­cient. ■

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