JP Mor­gan : 36,4 mil­liards de pro­fits, un re­cord

La pre­mière banque amé­ri­caine a pu­blié un ré­sul­tat net de 36,4 mil­liards de dol­lars, en hausse de 12 % sur un an. L’ac­ti­vi­té de tra­ding a dé­pas­sé les at­tentes des ana­lystes au der­nier tri­mestre.

Les Echos - - LA UNE - Vé­ro­nique Le Billon @VLeBillon —Bu­reau de New York

La pre­mière banque amé­ri­caine a en­re­gis­tré l’an der­nier un ré­sul­tat net stra­to­sphé­rique, en hausse de 12,2 % com­pa­ré à 2018. L’ac­ti­vi­té de tra­ding a no­tam­ment dé­pas­sé les at­tentes des ana­lystes au der­nier tri­mestre. Des per­for­mances liées, no­tam­ment, à « la sta­bi­li­sa­tion de la crois­sance mon­diale ».

Ja­mie Di­mon peut re­pous­ser l’ho­ri­zon de sa re­traite. JPMor­gan Chase a pu­blié mar­di un ré­sul­tat net de 36,4 mil­liards de dol­lars, en hausse de 12 % sur un an. Un pro­fit re­cord dont la crois­sance dé­passe celle du chiffre d’af­faires : l’ac­ti­vi­té de la pre­mière banque amé­ri­caine a pro­gres­sé de 6 % l’an der­nier, à 118,7 mil­liards de dol­lars. Des per­for­mances liées, no­tam­ment, à « la sta­bi­li­sa­tion de la crois­sance mon­diale » et « à la ré­so­lu­tion des dif­fé­rends liés au li­breé­change, qui ont in­ci­té les clients de la banque à être plus ac­tifs vers la fin de l’an­née », a es­ti­mé le pa­tron de la pre­mière banque amé­ri­caine. En Bourse, la va­leur ban­caire s’est en­core mieux te­nue l’an der­nier, avec une ca­pi­ta­li­sa­tion gon­flée de plus d’un tiers, à 430 mil­liards de dol­lars. De quoi as­su­rer la pé­ren­ni­té d’un pa­tron qui af­fiche une for­tune per­son­nelle de plus de 1 mil­liard de dol­lars. A soixante-trois ans, le di­ri­geant le plus ré­si­lient du sec­teur ban­caire – il est le seul en­core en poste à ce ni­veau de­puis la crise fi­nan­cière de 2008 – a pro­mis que l’ho­ri­zon de son dé­part à la re­traite – cinq ans – était le même que ce­lui qu’il avait don­né… il y a six ans. « Quand et si ja­mais nous fixons une date de re­traite ef­fec­tive, nous vous le fe­rons sa­voir », a-t-il as­su­ré.

C’est l’ac­ti­vi­té dans la banque de dé­tail, avec Chase, qui a été la plus dy­na­mique l’an der­nier, avec une crois­sance de re­ve­nus de 7 % (à 55,9 mil­liards de dol­lars) et un bond du ré­sul­tat net de 12 %. Mais, au qua­trième tri­mestre, la meilleure sur­prise est ve­nue du tra­ding, avec 5 mil­liards de dol­lars de re­ve­nus sur cette ac­ti­vi­té, bien au-de­là des at­tentes des ana­lystes fi­nan­ciers. Le ré­sul­tat net de la pre­mière banque amé­ri­caine a au to­tal bon­di de 21 % au der­nier tri­mestre sur un an.

Chine et cartes de cré­dit comme re­lais d’ac­ti­vi­té

Pour 2020, la banque n’a don­né que des pré­vi­sions très par­cel­laires pour le pre­mier tri­mestre, alors que cer­tains ana­lystes doutent qu’elle pour­ra main­te­nir ce ni­veau de crois­sance. La di­rec­trice fi­nan­cière, Jen­ni­fer Pieps­zak, a tou­te­fois iden­ti­fié plu­sieurs re­lais d’ac­ti­vi­té, comme les cartes de cré­dit ou la Chine.

Le bi­lan 2019 de JPMor­gan Chase contraste avec ce­lui de Wells Far­go, qui ou­vrait, avec Ci­ti­group, la sai­son des ré­sul­tats an­nuels aux EtatsU­nis. Tou­jours em­pê­tré dans les suites d’un scandale de faux comptes, le ré­sul­tat net de la banque de San Fran­cis­co (qui doit dé­pla­cer son siège so­cial au Texas) a re­cu­lé de près de 3 mil­liards de dol­lars, à 19,5 mil­liards de dol­lars. Char­gé de re­trou­ver la confiance des ré­gu­la­teurs, le nou­veau pa­tron, Charlie Scharf, a dé­jà ju­gé que « la struc­ture des coûts [était] trop éle­vée ».

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