EN­TRE­TIEN Les nou­velles routes de la soie au ser­vice de la puis­sance éco­no­mique chi­noise

Les Grands Dossiers de Diplomatie - - Sommaire - En­tre­tien réa­li­sé par Tho­mas De­lage le 14/05/2018

Por­tée par le pré­sident Xi Jin­ping, la « Belt and Road Ini­tia­tive » (BRI) (1) a été ins­crite dans la Consti­tu­tion du Par­ti lors du XIXe con­grès na­tio­nal du Par­ti com­mu­niste chi­nois. Quelle est l’ori­gine de ce pro­jet ?

M.-F. Re­nard et D. Cu­bi­zol : Par rap­port à ce pro­jet, il faut d’abord évo­quer la créa­tion en deux étapes de l’Or­ga­ni­sa­tion de coo­pé­ra­tion de Shan­ghaï (OCS), avec au dé­part le groupe de Shan­ghaï, en 1996, puis l’OCS, en 2001. Suite à l’ef­fon­dre­ment de l’URSS et aux chan­ge­ments géo­po­li­tiques qui en ont dé­cou­lé, la Chine a vou­lu sta­bi­li­ser ses re­la­tions avec les pays fron­ta­liers de cette zone. L’OCS a donc per­mis une al­liance entre la Chine, la Rus­sie et un cer­tain nombre de pays d’Asie cen­trale si­tués entre les deux, aux­quels se sont par la suite ajou­tés l’Inde et le Pa­kis­tan en 2017 (qui étaient ob­ser­va­teurs de­puis 2005). L’OCS a donc pe­tit à pe­tit pris de l’am­pleur, et c’est en 2013 que le pré­sident chi­nois Xi Jin­ping a an­non­cé la créa­tion de la nou­velle route de la soie.

Cette der­nière re­pré­sente une sorte de maillage ter­ri­to­rial, dans un très grand nombre de pays, avec plu­sieurs routes dont les tra­cés ne sont pas en­core dé­fi­ni­tifs. En ef­fet, il existe plu­sieurs routes ter­restres, sans doute plu­sieurs routes ma­ri­times, et il est même ques­tion d’une route po­laire. Il faut d’ailleurs pré­ci­ser qu’il y a dé­jà des routes exis­tantes, qui sont ac­tuel­le­ment em­prun­tées, comme la route fer­ro­viaire qui re­lie la ville chi­noise de Wu­han à Lyon, en France, ou à Duis­bourg, en Al­le­magne. Ce pro­jet est en mou­ve­ment, il évo­lue.

Quels sont les en­jeux liés à ce pro­jet ? N’est-ce qu’un moyen de s’as­su­rer des dé­bou­chés éco­no­miques ?

La pre­mière chose à évo­quer, c’est le risque pour la Chine de tom­ber dans ce qu’on ap­pelle la trappe des pays à re­ve­nus in­ter­mé­diaires. Il s’agit d’une no­tion éco­no­mique qui veut que lors­qu’un pays a at­teint un cer­tain ni­veau de dé­ve­lop­pe­ment, il doit pas­ser à un stade su­pé­rieur pour es­sayer de de­ve­nir un pays dé­ve­lop­pé. Un cer­tain nombre de pays tels que la Ma­lai­sie ou la Thaï­lande, qui ont une crois­sance éco­no­mique forte et des re­ve­nus in­ter­mé­diaires, n’ont pas réus­si à pas­ser ce stade. La Chine est ac­tuel­le­ment dans cette po­si­tion et pour pou­voir pas­ser le cap, elle doit sur­mon­ter un cer­tain nombre de contraintes, en par­ti­cu­lier en ma­tière de qua­li­té de la crois­sance et d’amé­lio­ra­tion de la tech­no­lo­gie. Le pays doit éga­le­ment s’orien­ter vers une crois­sance ti­rée par la consom­ma­tion – ce qui passe par

un dé­ve­lop­pe­ment de la classe moyenne du pays – plu­tôt que par l’in­ves­tis­se­ment. Pé­kin met donc en place des pro­jets pour at­teindre ses ob­jec­tifs, comme ce­lui des routes de la soie qui est fait pour ser­vir à la fois les in­té­rêts in­ternes et ex­ternes de la Chine, d’un point de vue éco­no­mique mais aus­si géo­po­li­tique. Concer­nant les as­pects éco­no­miques, l’un des pre­miers en­jeux concerne évi­dem­ment le com­merce et le tran­sport. Cette nou­velle route de la soie va en ef­fet per­mettre d’aug­men­ter la ra­pi­di­té du tran­sport tout en di­mi­nuant les coûts. Ce­la va aus­si per­mettre à la Chine d’écou­ler ses stocks liés à sa sur­ca­pa­ci­té de pro­duc­tion, ain­si que ses nou­velles pro­duc­tions liées à la mon­tée en gamme du pays. Le pro­jet va aus­si avoir des gains au ni­veau des im­por­ta­tions, afin de ré­pondre à l’aug­men­ta­tion de la consom­ma­tion d’une par­tie de la po­pu­la­tion chi­noise. Il y a aus­si un en­jeu lié aux in­ves­tis­se­ments di­rects étran­gers (IDE). Ins­tal­ler de bonnes in­fra­struc­tures dans les pays tra­ver­sés par la route de la soie, c’est pour la Chine une op­por­tu­ni­té d’aug­men­ter ses IDE dans ces pays-là. Au ni­veau des en­jeux géo­po­li­tiques, cette route de la soie – et no­tam­ment son op­tion ma­ri­time – va per­mettre de sé­cu­ri­ser les mers et de pro­té­ger les in­té­rêts éco­no­miques de la Chine, que ce soit par rap­port aux im­por­ta­tions de ma­tières pre­mières, mais aus­si – on en parle moins – pour celles de den­rées ali­men­taires, stra­té­giques dans un pays for­te­ment peu­plé où la part de terres culti­vables est très faible. C’est dans ce cadre qu’a été ou­verte la base mi­li­taire chi­noise de Dji­bou­ti en Afrique de l’Est. Il faut aus­si par­ler des en­jeux di­plo­ma­tiques, re­liés aux in­ves­tis­se­ments qu’il y a no­tam­ment en Afrique, où Pé­kin at­tend des di­ri­geants afri­cains – en échange de la construc­tion d’in­fra­struc­tures – leurs votes à l’ONU sur des ques­tions im­pli­quant la Chine. Il faut sa­voir que la seule condi­tion que les au­to­ri­tés chi­noises ont mise à leurs in­ves­tis­se­ments, c’est qu’en re­tour le pays afri­cain ré­cep­teur doit re­con­naître la Chine po­pu­laire et non pas Taï­wan. Si, pen­dant long­temps, les pays afri­cains ont plu­tôt re­con­nu Taï­wan, il n’en reste au­jourd’hui plus qu’un à le faire (2).

Se­lon cer­tains, ce pro­jet s’ins­cri­rait éga­le­ment dans une vi­sion ci­vi­li­sa­trice de rayon­ne­ment de la Chine, tel un nou­veau le­vier de soft po­wer chi­nois au ser­vice d’une lutte d’in­fluence mon­diale. Com­ment ce­la se tra­duit-il ?

Je ne pense pas que la Chine ait l’ob­jec­tif de ci­vi­li­ser le monde. Le pays veut réus­sir ses pro­jets d’in­ves­tis­se­ments en évi­tant les obs­tacles qui se­raient liés à des dif­fé­rences cultu­relles. Pour ce­la, elle doit donc dé­ve­lop­per et as­seoir sa cré­di­bi­li­té, en s’en­ga­geant no­tam­ment sur la dé­fense du mul­ti­la­té­ra­lisme – comme l’a fait Xi Jin­ping à Da­vos – et en dé­fen­dant son soft po­wer.

Il faut sa­voir que la seule condi­tion que les au­to­ri­tés chi­noises ont mise à leurs in­ves­tis­se­ments, c’est qu’en re­tour le pays afri­cain ré­cep­teur doit re­con­naître la Chine po­pu­laire et non pas Taï­wan.

Face à ce­la, la po­si­tion que nous de­vons avoir, nous Eu­ro­péens, est de main­te­nir nos va­leurs. Nous de­vrions dé­fendre ces der­nières sur notre ter­ri­toire – plus que nous ne le fai­sons ac­tuel­le­ment – et non cher­cher à ex­pli­quer à la Chine ce qu’elle doit faire dans son propre pays, ce qui de toute fa­çon est ir­re­ce­vable. On a beau­coup par­lé de la ré­ci­pro­ci­té entre la Chine et l’Eu­rope, et il me semble qu’il fau­drait jus­te­ment y prê­ter beau­coup plus d’at­ten­tion, alors que cer­tains pays ac­ceptent que la Chine fasse des in­ves­tis­se­ments dans des sec­teurs qu’elle-même n’ac­cep­te­rait pas. Les Eu­ro­péens ont le pou­voir de contrô­ler ce­la.

De son cô­té, la Chine veut avant tout pour­suivre ses in­ves­tis­se­ments en fonc­tion de ses in­té­rêts éco­no­miques. Mais pour ce­la, elle uti­lise ses propres ré­fé­rences. Par exemple, elle n’at­tache pas de consi­dé­ra­tion par­ti­cu­lière à la dé­mo­cra­tie, et prête à tous les pays quel que soit le ré­gime po­li­tique. Les pays oc­ci­den­taux sont eux beau­coup plus am­bi­gus, car ils sou­tiennent par­fois des dic­ta­tures ou des ré­gimes au­to­ri­taires pour des ré­sul­tats loin d’être tou­jours sa­tis­fai­sants. L’idée de la dé­mo­cra­tie telle qu’on la conçoit dans les pays eu­ro­péens n’est pas du tout une va­leur que va dé­fendre la Chine.

Ain­si, de la même fa­çon qu’il ne faut pas im­po­ser nos va­leurs sur le ter­ri­toire chi­nois, il ne faut pas non plus lais­ser la Chine im­po­ser ses va­leurs sur nos propres ter­ri­toires. La réus­site de ce pro­jet passe par la réa­li­sa­tion d’in­fra­struc­tures rou­tières, fer­ro­viaires et ma­ri­times d’en­ver­gure. Ce mo­dèle de dé­ve­lop­pe­ment par le biais des in­fra­struc­tures peut-il être un re­lais de crois­sance pour la Chine ?

Ce­la consti­tue pour la Chine un vé­ri­table mo­teur de la crois­sance. Cette der­nière s’est en ef­fet lar­ge­ment ap­puyée sur les in­ves­tis­se­ments, en par­ti­cu­lier dans les in­fra­struc­tures. Les en­tre­prises chi­noises ont ain­si ac­quis un avan­tage com­pa­ra­tif dans la construc­tion des au­to­routes et des trains, mais aus­si dans les aé­ro­ports et les ports. Tout ce­la est re­lié à l’in­té­rêt éco­no­mique de la Chine, comme l’il­lustre par exemple la construc­tion du port de Gwa­dar, au Pa­kis­tan. Ce port offre un dé­bou­ché qui lui per­met­tra de ne pas dé­pendre en­tiè­re­ment du dé­troit de Ma­lac­ca, par le­quel tran­site ac­tuel­le­ment une grande par­tie du pé­trole à des­ti­na­tion de la Chine. Cette der­nière veut donc in­ves­tir dans le monde en­tier, dans les sec­teurs qu’elle maî-

trise, mais aus­si avec une ar­rière-pen­sée stra­té­gique dans le but de sé­cu­ri­ser ses ap­pro­vi­sion­ne­ments. C’est aus­si le cas dans la pro­vince chi­noise du Xin­jiang, où les in­ves­tis­se­ments en in­fra­struc­tures sont stra­té­giques, car ils per­mettent de contrô­ler la ré­gion, mais aus­si car ils ouvrent la voie vers les pays d’Asie cen­trale.

Pa­ral­lè­le­ment, il faut men­tion­ner un autre vo­let qui concerne le pro­jet des routes de la soie du di­gi­tal, qui re­pré­sente l’étape ul­time. Ce­la consis­te­rait par exemple à re­lier la Chine à l’Eu­rope par la fibre op­tique. Mais ce­la n’est en­core qu’un pro­jet.

La Banque asia­tique d’in­ves­tis­se­ment dans les in­fra­struc­tures (BAII) est la prin­ci­pale source de fi­nan­ce­ment de ce pro­jet. La Chine a-t-elle les moyens de fi­nan­cer la glo­ba­li­té du pro­jet ? Pour­quoi ce der­nier sus­cite-t-il tant d’en­goue­ment ?

La créa­tion de la BAII consti­tue une vo­lon­té po­li­tique de la Chine de contre­ba­lan­cer les ins­ti­tu­tions de Bret­ton Woods, à sa­voir le FMI et la Banque mon­diale. Pé­kin in­siste en ef­fet de­puis un cer­tain temps au­près de ces deux der­nières ins­ti­tu­tions pour ob­te­nir une aug­men­ta­tion de sa quote-part afin que celle-ci soit plus en ac­cord avec la place oc­cu­pée par la Chine dans l’éco­no­mie mon­diale. Si elle a eu en par­tie gain de cause, elle conti­nue à avoir un poids qu’elle es­time in­suf­fi­sant. Elle a donc dé­ci­dé de créer dans le cadre des routes de la soie, des ins­ti­tu­tions concur­rentes. La BAII a ra­pi­de­ment ren­con­tré le suc­cès car elle in­carne un contre-pou­voir à ces ins­ti­tu­tions, et parce que la Chine est cré­dible pour faire ce­la, de par ses énormes moyens fi­nan­ciers. De plus, à l’ex­cep­tion des États-Unis, la plu­part des grands pays ont tout de suite adhé­ré et par­ti­ci­pé au ca­pi­tal de la BAII. Pa­ral­lè­le­ment, le fait que la ba­lance com­mer­ciale de la Chine soit tou­jours po­si­tive as­sure au pays qu’elle pour­ra tou­jours fi­nan­cer son pro­jet tout en pré­ser­vant ses ré­serves de change. Pour si­tuer l’am­pleur du pro­jet, le FMI es­time son coût à plus de 100 mil­liards de dol­lars par an en­vi­ron.

Ce pro­jet est-il pri­mor­dial pour la Chine de de­main ? Est-il tout aus­si im­por­tant pour les ré­gions tra­ver­sées par ces nou­velles routes de la soie ?

Ce pro­jet est très im­por­tant pour la Chine, car il per­met d’écou­ler ses ex­cé­dents et il lui ouvre des dé­bou­chés très im­por­tants. Pour les pro­vinces chi­noises de l’Ouest, qui étaient as­sez re­cu­lées, les in­ves­tis­se­ments en in­fra­struc­tures liés aux nou­velles routes de la soie vont fa­vo­ri­ser le dé­ve­lop­pe­ment en of­frant no­tam­ment beau­coup plus de dé­bou­chés avec les pays d’Asie cen­trale. C’est éga­le­ment im­por­tant pour ces pays, qui bé­né­fi­cient des in­ves­tis­se­ments en­traî­nant une at­trac­ti­vi­té com­mer­ciale plus grande. Ce­pen­dant, il faut sou­li­gner plu­sieurs choses. Il fau­dra d’abord bien re­gar­der les condi­tions des contrats si­gnés, car même s’il y a un ap­port d’ar­gent de la part de la Chine, il y a par­fois des dif­fi­cul­tés à fi­na­li­ser les contrats en rai­son des condi­tions peu fa­vo­rables pour les pays si­gna­taires. Ce fut le cas au Pa­kis­tan ré­cem­ment, mais aus­si à Dji­bou­ti, où la déception de la po­pu­la­tion se fait sen­tir en rai­son du fait que la zone franche semble ré­ser­vée aux en­tre­prises chi­noises et que le nombre de sol­dats chi­nois dans le pays s’an­nonce plus im­por­tant que pré­vu. Il faut donc être très ré­ser­vé sur la for­mule « ga­gnant-ga­gnant ».

Il faut éga­le­ment sou­li­gner que cer­taines in­fra­struc­tures posent pro­blème, comme ce fut le cas en Eu­rope où cer­taines normes n’ont pas été res­pec­tées. Il y a aus­si des doutes quant au ni­veau des em­plois créés lo­ca­le­ment face au risque d’ex­por­ta­tion de la main-d’oeuvre chi­noise ain­si que des pro­blèmes de concur­rence dé­loyale (comme en Afrique par exemple). En­fin, un autre risque pour­rait être le sur­en­det­te­ment de cer­tains pays tra­ver­sés par la route ter­restre, qui se lais­se­raient sé­duire par des offres mi­ro­bo­lantes de la BAII.

Existe-t-il des op­po­sants à ce pro­jet que cer­tains pré­sentent comme « une OPA de la Chine sur le monde » ?

Le prin­ci­pal op­po­sant de Pé­kin – qui se trouve éga­le­ment être son prin­ci­pal in­ter­lo­cu­teur –, ce sont les États-Unis. À plus forte rai­son en ce mo­ment, suite aux re­ven­di­ca­tions com­mer­ciales de l’ad­mi­nis­tra­tion amé­ri­caine [voir l’en­tre­tien avec C. De­block p. 30]. Cette at­ti­tude amé­ri­caine dé­montre bien cette crainte gé­né­rale de Wa­shing­ton vis-à-vis de Pé­kin, et pas uni­que­ment sur la route de la soie. Il ne faut pas sous-es­ti­mer non plus les craintes de l’Eu­rope, qui est di­rec­te­ment concer­née par les routes de la soie. L’Eu­rope craint une prise de pou­voir trop im­por­tante de la Chine, d’où la nais­sance d’une ré­flexion sur les in­ves­tis­se­ments chi­nois et le prin­cipe de ré­ci­pro­ci­té. Mais il y a en Eu­rope un manque de ré­ponses com­munes face à ce su­jet. Le Ja­pon n’est quant à lui pas non plus un op­po­sant au pro­jet, la BAII ren­trant plu­tôt dans une lo­gique de coo­pé­ra­tion et non de concur­rence de la BAD (la Banque asia­tique de dé­ve­lop­pe­ment, que pré­side le Ja­pon).

Quid de l’Inde, que l’on dit mé­fiante visà-vis du pro­jet chi­nois ?

L’Inde a des conflits po­li­tiques et ter­ri­to­riaux avec la Chine de­puis long­temps. Mais les deux pays sont as­sez com­plé­men­taires. Leurs éco­no­mies sont dif­fé­rentes, avec des spé­cia­li­sa­tions qui leur sont propres. L’Inde a re­çu un mil­liard de dol­lars de prêts de la BAII et a tout de suite ac­cep­té de par­ti­ci­per au ca­pi­tal de cette banque. L’Inde est aus­si, comme nous l’avons dit, membre de l’OCS avec la Chine. Elle n’est donc pas du tout dans une at­ti­tude de confron­ta­tion comme peuvent l’être les États-Unis. L’Inde n’a pas de pro­jet concur­rent et il se­rait de toute fa­çon trop tard pour le dé­ve­lop­per. En­fin, le Pre­mier mi­nistre in­dien a ren­con­tré le pré­sident chi­nois lors d’une vi­site en Chine les 27 et 28 avril der­nier, mar­quant un rap­pro­che­ment entre les deux géants asia­tiques.

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