FO­CUS Royaume-Uni : l’am­bi­tion de res­ter une puis­sance ma­ri­time ma­jeure

Les Grands Dossiers de Diplomatie - - Sommaire - Par Mark Bai­lo­ni, géo­graphe, spé­cia­liste de géo­po­li­tique et maître de confé­rences à l’Uni­ver­si­té de Lor­raine (LOTERR).

Certes, le Royaume-Uni ne do­mine plus les mers du monde comme au dé­but du XXe siècle, au mo­ment où le so­leil ne se cou­chait ja­mais sur son Em­pire. Tou­te­fois, il en­tend tou­jours jouer un rôle de puis­sance ma­ri­time de pre­mier ordre, do­tée de ca­pa­ci­tés de pro­jec­tion de puis­sance, afin de dé­fendre ses in­té­rêts stra­té­giques et éco­no­miques, et de pro­té­ger son ter­ri­toire, ses pous­sières d’Em­pire et un do­maine ma­ri­time im­mense.

Le porte-avions HMS Queen Eli­za­beth a été li­vré à la Royal Na­vy en dé­cembre 2017, mais il ne se­ra opé­ra­tion­nel et ne pour­ra être en­voyé en mis­sion qu’en 2021. Un se­cond porte-avions, le HMS Prince of Wales, va éga­le­ment être li­vré et de­vrait être opé­ra­tion­nel en 2023. Le Royaume-Uni va ain­si re­de­ve­nir une puis­sance do­tée de réelles ca­pa­ci­tés aé­ro­na­vales, clés de la pro­jec­tion de puis­sance, alors que le pré­cé­dent por­tea­vions, le HMS Ark Royal, avait été re­ti­ré du ser­vice en 2011.

La re­con­fi­gu­ra­tion du contexte in­ter­na­tio­nal

Le lan­ce­ment de cette nou­velle classe de porte-avions ar­rive à un mo­ment d’in­cer­ti­tude pour le pays, alors qu’il rentre dans le pro­ces­sus de dé­part de l’Union eu­ro­péenne, de Brexit. Mal­gré une vo­lon­té af­fir­mée de fa­vo­ri­ser un rap­pro­che­ment mi­li­taire et stra­té­gique avec les autres puis­sances eu­ro­péennes, no­tam­ment la France, et des pro­grammes mi­li­taires com­muns, les Bri­tan­niques n’ont ja­mais en­vi­sa­gé une Eu­rope de la dé­fense en marge de l’OTAN – contrai­re­ment à la France – mais plei­ne­ment in­té­grée à l’al­liance mi­li­taire. À ce titre, le Brexit ne si­gni­fie pas un re­tour au « splen­dide iso­le­ment » et ne de­vrait pas chan­ger le po­si­tion­ne­ment stra­té­gique du Royaume-Uni en Eu­rope (1). Il a d’ailleurs confir­mé son im­pli­ca­tion dans le ren­for­ce­ment des fron­tières orien­tales de l’OTAN. Tou­te­fois, les né­go­cia­tions sur le Brexit pour­raient com­pli­quer ses re­la­tions di­plo­ma­tiques avec les autres pays eu­ro­péens, en­traî­ner des dif­fi­cul­tés éco­no­miques et ain­si avoir cer­taines consé­quences sur les ques­tions de dé­fense et de coo­pé­ra­tion mi­li­taire.

Si les gou­ver­ne­ments bri­tan­niques suc­ces­sifs ont consi­dé­ré la spe­cial re­la­tion­ship avec les États

Unis comme in­con­tour­nable, cette re­la­tion reste pro­fon­dé­ment dés­équi­li­brée. Le Royaume-Uni n’a guère in­fluen­cé le po­si­tion­ne­ment di­plo­ma­tique et stra­té­gique amé­ri­cain de ces der­nières dé­cen­nies, ni même cer­tains pro­grammes mi­li­taires cen­sés être com­muns. L’uni­la­té­ra­lisme et l’iso­la­tion­nisme de l’ad­mi­nis­tra­tion Trump, dont le dis­cours est très cri­tique vis-à-vis de l’OTAN, risquent d’ag­gra­ver en­core ce dés­équi­libre. Ain­si, les re­la­tions entre le Royaume-Uni et ses al­liés les plus proches pour­raient être pro­fon­dé­ment re­con­fi­gu­rées à court terme.

Les ca­pa­ci­tés d’une puis­sance na­vale de pre­mier ordre

Alors que le po­si­tion­ne­ment stra­té­gique bri­tan­nique s’in­tègre plei­ne­ment à un sys­tème d’al­liance, en pre­mier lieu l’OTAN, le lan­ce­ment de ces nou­veaux porte-avions montre que le Royaume-Uni en­tend de­meu­rer une puis­sance na­vale de pre­mier ordre au ni­veau mon­dial, do­tée d’une blue wa­ter na­vy, mal­gré un contexte in­ter­na­tio­nal in­cer­tain et mal­gré des ré­duc­tions constantes de moyens et d’ef­fec­tifs de­puis plu­sieurs dé­cen­nies. En ef­fet, si les dé­penses mi­li­taires bri­tan­niques re­pré­sen­taient 3,6 % du PIB na­tio­nal en 1990, elles ont di­mi­nué pour stag­ner au­tour de 2,2-2,3 % dans les an­nées 2000, alors que le pays était plei­ne­ment im­pli­qué dans des conflits « à l’est de Suez », en Af­gha­nis­tan et en Irak. La crise éco­no­mique de 2008 et la po­li­tique d’aus­té­ri­té ont en­suite im­pac­té ces dé­penses, qui ont di­mi­nué conti­nuel­le­ment pour at­teindre 1,8 % du PIB en 2017 (2). La construc­tion et la mise en ser­vice du HMS Prince of Wales ont même un mo­ment été re­mises en ques­tion.

Les en­ga­ge­ments et orien­ta­tions ac­tuels de la stra­té­gie na­tio­nale de sé­cu­ri­té sont ca­drés par la Stra­te­gic De­fense and Se­cu­ri­ty Re­view (SDSR) de 2015. Ce do­cu­ment, qui ap­pa­raît beau­coup moins contraint au ni­veau bud­gé­taire que la pré­cé­dente ver­sion de 2010, dé­crit les nou­veaux en­jeux sé­cu­ri­taires aux­quels le pays est confron­té, comme la me­nace po­sée par l’or­ga­ni­sa­tion État is­la­mique, les cy­ber­me­naces ou les re­la­tions ten­dues avec la Rus­sie après l’an­nexion de la Cri­mée et la guerre en Ukraine. La SDSR sou­ligne que le Royaume-Uni doit adap­ter ses ca­pa­ci­tés de dé­fense pour pou­voir ré­pondre à la fois aux me­naces conven­tion­nelles et non conven­tion­nelles, po­sées par des ac­teurs éta­tiques et non éta­tiques. Dans ces ob­jec­tifs, plu­sieurs en­ga­ge­ments sont pris pour ren­for­cer la Royal Na­vy, comme la confir­ma­tion de la construc­tion de quatre sous-ma­rins nu­cléaires lan­ceurs d’en­gins pour rem­pla­cer la classe Van­guard ac­tuelle, la confir­ma­tion du lan­ce­ment de quatre nou­veaux sous-ma­rins d’at­taque de la classe As­tute en plus des trois dé­jà en ser­vice, le lan­ce­ment d’un nou­veau type de fré­gate vers 2025 et l’adap­ta­tion du se­cond por­tea­vions pour dé­ve­lop­per des ca­pa­ci­tés am­phi­bies. Dans la conti­nui­té de la SDSR, le gou­ver­ne­ment bri­tan­nique a lan­cé en sep­tembre 2017 une Na­tio­nal Shipbuilding Stra­te­gy confir­mant la crois­sance des ca­pa­ci­tés de la Royal Na­vy et s’en­ga­geant à faire construire les nou­veaux na­vires dans les chan­tiers na­vals bri­tan­niques. Ain­si, le Royaume-Uni gar­de­ra un contrôle strict sur la construc­tion de ces na­vires de guerre et contri­bue­ra à main­te­nir viable un sec­teur in­dus­triel ma­jeur, pour­voyeur d’em­plois et sus­cep­tible d’ex­por­ter.

S’il est com­plexe de clas­ser les flottes mi­li­taires, le Royaume-Uni est l’une des pre­mières puis­sances na­vales du monde, comme la France, certes très loin du « tha­las­so­kra­tor » (maître des mers) amé­ri­cain (3), mais dis­po­sant d’équi­pe­ments d’une so­phis­ti­ca­tion tech­no­lo­gique et d’un état ex­cel­lents. La Royal Na­vy dis­pose des moyens com­plets pour opé­rer toutes les ac­tions mi­li­taires ma­ri­times près ou loin de ses bases : ac­ti­vi­tés sous-ma­rines, pro­jec­tion aé­ro­na­vale, ac­tions am­phi­bies, sou­tien aux forces spé­ciales, etc. Il existe une cer­taine in­ter­opé­ra­bi­li­té entre ces équi­pe­ments et ceux des al­liés des Bri­tan­niques, no­tam­ment les États-Unis, même s’il reste de gros ef­forts à ac­com­plir, no­tam­ment avec les autres puis­sances eu­ro­péennes. En main­te­nant de telles ca­pa­ci­tés na­vales, le Royaume-Uni confère plu­sieurs mis­sions stra­té­giques à la Royal Na­vy et af­firme des am­bi­tions ma­ri­times ma­jeures au ni­veau mon­dial.

Les mis­sions stra­té­giques d’une puis­sance ma­ri­time

Les forces na­vales bri­tan­niques par­ti­cipent na­tu­rel­le­ment à la pro­tec­tion du ter­ri­toire et des es­paces ma­ri­times proches du Royaume-Uni. Cette mis­sion reste fon­da­men­tale avec la pré­sence ren­for­cée de na­vires de guerre ou de l’avia­tion mi­li­taire russe en At­lan­tique Nord, dans la mer du Nord ou même dans la Manche, à proxi­mi­té des côtes du Royaume-Uni, voire à l’in­té­rieur même de son es­pace ma­ri­time et aé­rien ou de ce­lui de ses al­liés eu­ro­péens. Le risque du désen­ga­ge­ment des États-Unis de l’OTAN risque d’ac­croître le be­soin d’une pré­sence ren­for­cée de la Royal Na­vy, comme de la ma­rine fran­çaise, dans les mers eu­ro­péennes, y com­pris en Mé­di­ter­ra­née.

Grâce à l’équi­pe­ment de sa ma­rine, le Royaume-Uni en­tend éga­le­ment main­te­nir ses ca­pa­ci­tés de pro­jec­tion de puis­sance, qui lui ont per­mis de s’im­pli­quer dans des conflits loin­tains, comme la guerre des Ma­louines, la guerre du Golfe – pen­dant la­quelle le Royaume-Uni a en­voyé 35 000 hommes sur le ter­rain, quand la France a pei­né à en en­voyer 12 000 – ou les in­ter­ven­tions en Af­gha­nis­tan, puis en Irak. Ain­si, le pays pré­tend conser­ver un rôle de puis­sance mon­diale, ca­pable d’in­ter­ve­nir dans des conflits loin­tains, de par­ti­ci­per à la sé­cu­ri­té d’es­paces ma­ri­times me­na­cés par la pi­ra­te­rie ou de ré­pondre à des crises hu­ma­ni­taires loin de ses côtes.

At­tri­but de cette po­si­tion de puis­sance mon­diale, l’arme nu­cléaire re­pose éga­le­ment sur les ca­pa­ci­tés na­vales du pays. Les quatre sous-ma­rins de la classe Van­guard sont en ef­fet les seuls vec­teurs de l’ar­se­nal nu­cléaire de­puis 1998. Ils de­vraient être rem­pla­cés à par­tir de 2030 par la classe Dread­nought, dont le pro­gramme de construc­tion de­vrait dé­pas­ser les 50 mil­liards de livres. La SDSR ré­af­firme éga­le­ment le be­soin de col­la­bo­rer avec les États-Unis et la France (4) sur les armes nu­cléaires. Outre le pro­blème du coût, l’ave­nir de l’ar­se­nal nu­cléaire est aus­si un en­jeu clé de la ques­tion écos­saise. En ef­fet, les sous-ma­rins stra­té­giques et les mis­siles Trident sont ba­sés à Fas­lane en Écosse, dans l’es­tuaire de la Clyde, ce qui est dé­non­cé de­puis les an­nées 1980 par les na­tio­na­listes écos­sais et par une grande par­tie de la po­pu­la­tion (5). En cas d’in­dé­pen­dance de l’Écosse, où se­rait ba­sé cet ar­se­nal ? Un dé­mé­na­ge­ment en An­gle­terre pren­drait énor­mé­ment de temps et né­ces­si­te­rait des tra­vaux d’un coût exor­bi­tant, qui po­se­rait la ques­tion de l’exis­tence même de la dis­sua­sion bri­tan­nique.

En­fin, la Royal Na­vy est for­te­ment mise à contri­bu­tion pour la pro­tec­tion des qua­torze ter­ri­toires d’outre-mer bri­tan­niques, ses pous­sières d’em­pire. En ef­fet, la sou­ve­rai­ne­té du Royaume-Uni sur ces ter­ri­toires est par­fois contes­tée, comme pour les Ma­louines, la Géor­gie du Sud et les îles Sand­wich du Sud – re­ven­di­quées par l’Ar­gen­tine –, pour Gi­bral­tar – re­ven­di­qué par l’Es­pagne – ou pour les ter­ri­toires de l’océan In­dien, l’ar­chi­pel des Cha­gos – re­ven­di­qués par Mau­rice et dont le dé­pla­ce­ment de la po­pu­la­tion reste l’ob­jet d’un conten­tieux in­ter­na­tio­nal et mo­ral. Ces ter­ri­toires sont aus­si me­na­cés par dif­fé­rents tra­fics in­ter­na­tio­naux ou par des ac­ti­vi­tés de pêche illé­gale. Tou­te­fois, ils sont aus­si des atouts in­con­tes­tables, puis­qu’ils per­mettent au Royaume-Uni de dis­po­ser de bases si­tuées dans des po­si­tions ex­trê­me­ment stra­té­giques, sans même dé­pendre de ses al­liés et des fa­ci­li­tés por­tuaires : Gi­bral­tar aux portes de la Mé­di­ter­ra­née, les bases d’Akro­ti­ri et de Dhe­ke­lia à Chypre, à por­tée de vol du Proche et Moyen-Orient, ou les Cha­gos, dont l’île de Die­go Gar­cia est louée aux États-Unis qui y ex­ploitent une base mi­li­taire à por­tée du golfe Ara­bo-Per­sique, de l’Af­gha­nis­tan ou des côtes orien­tales de l’Afrique, à la croi­sée de routes com­mer­ciales ma­jeures et dans un es­pace ma­ri­time de plus en plus in­ves­ti par les ma­rines chi­noise et in­dienne.

Ces pous­sières d’em­pire per­mettent éga­le­ment au Royaume-Uni de dis­po­ser d’un ter­ri­toire ma­ri­time im­mense. Le pays pos­sède ain­si la 6e plus im­por­tante zone éco­no­mique ex­clu­sive (ZEE) du monde, alors qu’il ne se classe qu’au 80e rang mon­dial pour sa su­per­fi­cie ter­restre (6). Ces eaux sont riches en res­sources ha­lieu­tiques (7), mais éga­le­ment en res­sources na­tu­relles. Ain­si, les Ma­louines dis­po­se­raient de ré­serves consé­quentes de pé­trole off­shore, ren­for­çant le conten­tieux avec l’Ar­gen­tine. En­fin, les dé­pen­dances de la cou­ronne (île de Man, îles an­glo-nor­mandes) comme de nom­breux ter­ri­toires d’outre-mer sont des pa­ra­dis fis­caux (îles Vierges, îles Caï­mans, Ber­mudes, etc.) ac­cueillant des in­ves­tis­seurs et so­cié­tés in­ter­na­tio­nales au sein de la sphère éco­no­mique bri­tan­nique.

Si les an­nées post-guerre froide et l’aus­té­ri­té bud­gé­taire gé­né­ra­li­sée après 2008 se sont concré­ti­sées par des ré­duc­tions de dé­pense, de ma­té­riels et de per­son­nels dans le do­maine de la dé­fense, le gou­ver­ne­ment af­firme des am­bi­tions ma­ri­times ma­jeures, en an­non­çant des in­ves­tis­se­ments im­por­tants dans les ca­pa­ci­tés na­vales bri­tan­niques. La Royal Na­vy reste ain­si un ou­til in­dis­pen­sable pour la dé­fense des in­té­rêts stra­té­giques et éco­no­miques du pays, près ou loin de ses côtes, et un moyen pour pré­tendre jouer le rôle d’une puis­sance mon­diale de pre­mier ordre au mo­ment où ses re­la­tions avec ses al­liés his­to­riques pour­raient être consi­dé­ra­ble­ment re­con­fi­gu­rées.

Notes

(1) Jean-Syl­vestre Mont­gre­nier, « Du “Bri­tish Exit” à l’“Ame­ri­can Brexit” : les pers­pec­tives in­cer­taines d’une dé­fense eu­ro­péenne au­to­nome », Hé­ro­dote no 164, 2017, p. 179-198.

(2) Ces don­nées sont is­sues de la base de don­nées du Stock­holm In­ter­na­tio­nal Peace Re­search Ins­ti­tute (SIPRI). D’autres sources, no­tam­ment celles pré­sen­tées par le gou­ver­ne­ment, montrent des taux lé­gè­re­ment dif­fé­rents, mais la ten­dance à la baisse est à chaque fois si­mi­laire.

(3) Pierre Royer, Géo­po­li­tique des mers et des océans, Pa­ris, PUF, 2012.

(4) Par les ac­cords de Lan­cas­ter House, si­gnés en 2010, Pa­ris et Londres s’en­gagent pour une col­la­bo­ra­tion ac­crue pour l’en­tre­tien de leurs arsenaux nu­cléaires.

(5) La confir­ma­tion de la Na­tio­nal Shipbuilding Stra­te­gy que les nou­velles fré­gates (Type 26) de la Royal Na­vy se­raient bien construites dans les chan­tiers na­vals de BAE Sys­tems Ma­ri­time sur le fleuve Clyde, près de Glas­gow, peut aus­si être vue comme un geste po­li­tique, pour contrer une par­tie des ar­gu­ments des na­tio­na­listes écos­sais et pour mon­trer l’im­por­tance des forces ar­mées bri­tan­niques pour l’em­ploi en Écosse.

(6) Jean-Be­noît Bou­ron, « Me­su­rer les Zones Éco­no­miques Ex­clu­sives », Géo­con­fluences (en ligne), 23 mars 2017.

(7) La ques­tion de la pro­tec­tion des ré­serves de pêche de­vrait aus­si se po­ser pour l’es­pace ma­ri­time eu­ro­péen du Royaume-Uni après le Brexit : les pê­cheurs eu­ro­péens pour­raient ne plus pou­voir ve­nir dans les eaux bri­tan­niques, et in­ver­se­ment.

Pho­to ci-contre : Le 9 fé­vrier2018, le nou­veau porte-avionsHMS Queen Eli­za­beth s’ap­prête à faire sa pre­mière es­cale dans le port de Gil­bral­tar, pos­ses­sion du Royau­meU­ni (de­puis 1704) qui contrôle le dé­troit de Gi­bral­tar – seul pas­sage ma­ri­time entre l’océan At­lan­tique et la mer Mé­di­ter­ran­née. (© Po Phot/ Dave Jen­kins)

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