Ob­jec­tif « Faim Zé­ro » : l’en­jeu de la lutte contre la faim dans le monde

Les Grands Dossiers de Diplomatie - - Sommaire - En­tre­tien réa­li­sé par Tho­mas De­lage le 17/01/2019

Se­lon le rap­port 2018 de la FAO sur la sé­cu­ri­té ali­men­taire et la nu­tri­tion dans le monde, 821 mil­lions de per­sonnes souf­fraient de la faim en 2017, soit une per­sonne sur neuf dans le monde. Com­ment ex­pli­quer une telle si­tua­tion ? Quelles sont les prin­ci­pales causes de sous-ali­men­ta­tion ?

L. G. Bellù : Il existe trois causes prin­ci­pales à ce­la. La pre­mière concerne les con­flits. En ef­fet, la plu­part des per­sonnes vic­times de sous-ali­men­ta­tion vivent dans des zones de con­flits ou de crises per­ma­nentes. Dans la plu­part des cas, ces con­flits sont d’ailleurs liés, di­rec­te­ment ou in­di­rec­te­ment, au contrôle des res­sources ou à ce­lui des voix d’ac­cès qui mènent à ces res­sources. Les con­flits poussent les per­sonnes à se dé­pla­cer tout en en­traî­nant la des­truc­tion des moyens de sub­sis­tance (bé­tails, in­fra­struc­tures, etc.) et dans ce contexte, les per­sonnes les plus fra­giles, y com­pris les pe­tits ex­ploi­tants agri­coles fa­mi­liaux, sont ame­nées à tom­ber dans la sous-ali­men­ta­tion. La deuxième cause concerne les ef­fets du chan­ge­ment cli­ma­tique. Ce der­nier a un im­pact sur la pro­duc­tion agri­cole, mais aus­si sur la dis­po­ni­bi­li­té en eau et en terres fer­tiles. Ce­la s’ajoute à une pau­vre­té ex­trême dans cer­taines ré­gions où les per­sonnes n’ont plus les moyens d’ache­ter ou de pro­duire de la nour­ri­ture dans des quan­ti­tés suf­fi­santes. En­fin, la troi­sième cause est une cause de fond, il s’agit des in­éga­li­tés. Ces der­nières poussent les po­pu­la­tions les plus pauvres à dé­pen­ser 80 à 90 % de leurs res­sources fi­nan­cières pour ache­ter de la nour­ri­ture, ne lais­sant rien à cô­té pour des dé­penses de san­té, d’édu­ca­tion ou de ser­vice. Ces po­pu­la­tions se re­trouvent ain­si dans des si­tua­tions de très grande fra­gi­li­té, or il est en­suite très fa­cile de pas­ser de la pau­vre­té ex­trême à la sous-ali­men­ta­tion.

Alors que la faim est en hausse de­puis ces trois der­nières an­nées, connais­sez-vous dé­jà les chiffres pour l’an­née 2018 et quelles sont les ten­dances pour les an­nées à ve­nir ?

Nous ne connais­sons pas en­core les es­ti­ma­tions pour l’an­née 2018. Le pro­chain rap­port sur la sé­cu­ri­té ali­men­taire et la nu­tri­tion se­ra pu­blié cou­rant 2019, néan­moins si l’on se fie aux der­nières ten­dances, et no­tam­ment aux pro­jec­tions dé­ve­lop­pées dans le rap­port L’Ave­nir de l’ali­men­ta­tion et de l’agri­cul­ture : par­cours al­ter­na­tifs d’ici 2050, vous ver­rez que la FAO a pré­pa­ré trois scé­na­rios pour le fu­tur : le pre­mier scé­na­rio est ba­sé sur la ten­dance ac­tuelle, et la pro­jette dans le fu­tur ; le se­cond scé­na­rio s’oriente vers la du­ra­bi­li­té en­vi­ron­ne­men­tale, so­ciale et éco­no­mique ; et le troi­sième scé­na­rio prend en compte des in­éga­li­tés crois­santes.

Se­lon les ten­dances ac­tuelles, il ne semble pas pos­sible d’at­teindre les ob­jec­tifs du dé­ve­lop­pe­ment du­rable qui de­vraient nous ame­ner à éra­di­quer la faim dans le monde à l’ho­ri­zon 2030. Au contraire, on ob­serve que nous pour­rions at­teindre les 700 à 750 mil­lions de per­sonnes souf­frant de la faim d’ici à 2030. Se­lon le scé­na­rio qui s’oriente sur un dé­ve­lop­pe­ment de la du­ra­bi­li­té – et qui pré­voit une meilleure dis­tri­bu­tion des re­ve­nus entre les pays et entre les po­pu­la­tions –, ce­la de­vrait nous ame­ner vers une qua­si-éra­di­ca­tion de la faim dans le monde au­tour de 2030. En­fin, le scé­na­rio des in­éga­li­tés crois­santes pour­rait nous ame­ner au­tour de 1 mil­liard de per­sonnes souf­frant de la faim, soit 200 mil­lions de per­sonnes de plus qu’au­jourd’hui. Mal­heu­reu­se­ment, si l’on ob­serve l’évo­lu­tion des chiffres entre 2012 et 2018, nous sommes ac­tuel­le­ment en train de suivre le pire des scé­na­rios. Pré­ci­sons qu’il s’agit bien d’un scé­na­rio et non de pré­vi­sions, mais ce­la est utile pour tra­cer les par­cours pos­sibles, aler­ter les dé­ci­deurs et prendre des me­sures ef­fi­caces pour lut­ter contre la faim. La si­tua­tion n’est donc pas en­cou­ra­geante ?

Après une di­zaine d’an­nées où nous avions pu consta­ter une ré­duc­tion de la sous-nu­tri­tion, on ob­serve de­puis 2015/2016 une in­ver­sion des ten­dances, liée aux trois causes que j’ai ex­pli­quées pré­cé­dem­ment. Mal­heu­reu­se­ment, les con­flits, la mon­tée des in­éga­li­tés et les ef­fets du ré­chauf­fe­ment cli­ma­tique ne sont pas des accidents de par­cours de notre mo­dèle de dé­ve­lop­pe­ment. Ce qui est bien éta­bli, c’est que nous de­vons chan­ger notre pa­ra­digme de dé­ve­lop­pe­ment. Si vous vous ré­fé­rez aux 17 ob­jec­tifs du dé­ve­lop­pe­ment du­rable prô­nés par les Na­tions Unies (1), il est très clair que nous de­vons nous orien­ter vers un chan­ge­ment ra­di­cal dans notre fa­çon de pro­duire ou de consom­mer. Dès 2012, à la con­fé­rence Rio+20 sur le dé­ve­lop­pe­ment du­rable, il avait été dit que nous de­vions chan­ger de pa­ra­digme. Mal­heu­reu­se­ment, il semble que trois des causes im­por­tantes de la faim dans le monde sont en­ra­ci­nées dans notre mo­dèle de dé­ve­lop­pe­ment ac­tuel.

Quelles sont ac­tuel­le­ment les ré­gions du monde les plus im­pac­tées par ce fléau ?

Comme ce­la est ex­pli­qué dans notre der­nier rap­port L’État de la sé­cu­ri­té ali­men­taire et de la nu­tri­tion dans le monde 2018, l’Afrique est la ré­gion du monde où le taux de per­sonnes souf­frant de sous­nu­tri­tion est le plus éle­vé avec 20,4 %. Ce taux monte même à 31,4 % dans l’Afrique de l’Est et à 26,1 % en Afrique cen­trale. C’est beau­coup quand on sait que la moyenne mon­diale est de 10,9 % ! L’Afrique cause donc beau­coup de pré­oc­cu­pa­tions, no­tam­ment en rai­son de sa dy­na­mique dé­mo­gra­phique, mais aus­si du dé­ve­lop­pe­ment de con­flits sur le conti­nent. Par ailleurs, les sys­tèmes éco­no­miques afri­cains ne sont pas suf­fi­sam­ment ré­si­lients pour faire face à des crises fu­tures. La bande de la zone sa­hé­lienne est, de plus, en pre­mière ligne des ef­fets du chan­ge­ment cli­ma­tique. Nous sommes donc pré­oc­cu­pés par les vagues de mi­gra­tions in­con­trô­lées que tout ce­la en­traîne, et qui pour­raient gé­né­rer da­van­tage de pro­blèmes de sé­cu­ri­té ali­men­taire.

In­éga­li­tés, con­flits, chan­ge­ment cli­ma­tique : les trois causes de la faim dans le monde sont en­ra­ci­nées dans notre mo­dèle de dé­ve­lop­pe­ment ac­tuel.

En oc­tobre der­nier, l’ONU dé­cla­rait que 14 mil­lions de per­sonnes pou­vaient se re­trou­ver, dans les mois à ve­nir, en si­tua­tion d’in­sé­cu­ri­té ali­men­taire grave au Yé­men. Quelle est con­crè­te­ment la si­tua­tion sur le ter­rain et qu’est-ce qui est fait pour em­pê­cher ce­la ?

Mal­heu­reu­se­ment, les der­nières nou­velles font plu­tôt état de 16 mil­lions de per­sonnes concer­nées par une in­sé­cu­ri­té ali­men­taire grave au Yé­men. Des me­sures sont prises pour ten­ter d’ap­por­ter une aide sur place. Le Pro­gramme ali­men­taire mon­dial (PAM) dis­tri­bue des ali­ments et la FAO par­ti­cipe éga­le­ment en four­nis­sant des se­mences, des équi­pe­ments pour la pêche et des kits pour l’éle­vage de vo­lailles. Ce­la per­met à la po­pu­la­tion, et no­tam­ment aux pe­tits ex­ploi­tants agri­coles fa­mi­liaux, de « se re­mettre en marche », en re­com­men­çant quelques ac­ti­vi­tés agri­coles même si le conflit est tou­jours en cours.

Ce­pen­dant, pour évi­ter de telles si­tua­tions, il est clair que la so­lu­tion est à re­cher­cher du cô­té de la pré­ven­tion des con­flits. Les Na­tions Unies sont très en­ga­gées, mais les grandes puis­sances ont éga­le­ment un rôle à jouer. Car même s’il peut tou­jours y avoir une as­sis­tance hu­ma­ni­taire, en ar­ri­ver à cette si­tua­tion si­gni­fie que le conflit ou la crise a dé­jà dé­bu­té.

Pou­vez-vous nous ex­pli­quer en quoi consiste l’ob­jec­tif « Faim Zé­ro », qui doit être at­teint d’ici 2030 ? Qu’est-ce qui est fait pour at­teindre cet ob­jec­tif et en quoi sa réa­li­sa­tion consti­tuet-elle un en­jeu ma­jeur pour l’ave­nir de la pla­nète ?

L’ob­jec­tif « Faim Zé­ro » – éra­di­quer la faim, amé­lio­rer la nu­tri­tion et at­teindre une agri­cul­ture du­rable d’ici à 2030 – fait par­tie de l’en­semble des ob­jec­tifs pour le dé­ve­lop­pe­ment du­rable, éta­blis en 2015 par les Na­tions Unies, les pays membres et la so­cié­té ci­vile, dans le but d’amé­lio­rer dras­ti­que­ment les condi­tions de vie de l’hu­ma­ni­té et l’en­vi­ron­ne­ment en gé­né­ral. Cet ob­jec­tif exige que, d’une part, il y ait suf­fi­sam­ment d’ali­ments de bonne qua­li­té nu­tri­tion­nelle et pro­duits avec une agri­cul­ture du­rable – ce qui im­plique une uti­li­sa­tion ef­fi­cace des res­sources na­tu­relles, sans gas­pillage –, et que, d’autre part, toutes les per­sonnes puissent avoir ac­cès à cette nour­ri­ture. Il y a là deux di­men­sions im­por-

tantes : la dis­po­ni­bi­li­té des ali­ments, qui, au jour d’au­jourd­hui, est as­su­rée en grande par­tie par les pe­tits ex­ploi­tants agri­coles, et l’ac­cès à l’ali­men­ta­tion. L’ac­cès à l’ali­men­ta­tion est di­rec­te­ment lié au pou­voir d’achat, c’est-à-dire à la ca­pa­ci­té d’ache­ter de la nour­ri­ture. Dans le fu­tur, il est évident qu’il fau­dra ré­flé­chir da­van­tage à la fa­çon dont nous uti­li­sons les res­sources na­tu­relles pour l’agri­cul­ture. Nous nous ren­dons compte au­jourd’hui que nous avons uti­li­sé trop de terres, que nous avons dé­gra­dé les sols, et qu’il y a eu une sur­con­som­ma­tion des res­sources en eau. D’un autre cô­té, nous avons conti­nué à émettre des gaz à ef­fet de serre. Si l’on prend en compte le coût des res­sources na­tu­relles et le coût de la dé­gra­da­tion, alors nous nous di­ri­geons vers une aug­men­ta­tion du prix des ali­ments. Ac­tuel­le­ment, le coût de pro­duc­tion ne re­flète pas le coût com­plet. Ce­la doit donc nous pous­ser à ré­flé­chir sur le pou­voir d’achat des couches les plus fra­giles de la so­cié­té.

Quels sont ac­tuel­le­ment les prin­ci­paux freins à la réa­li­sa­tion de cet ob­jec­tif ?

Il y a des freins struc­tu­rels, qui font par­tie de notre mo­dèle de dé­ve­lop­pe­ment, à sa­voir les in­éga­li­tés, les con­flits et le chan­ge­ment cli­ma­tique. Mais il faut bien com­prendre aus­si que les ob­jec­tifs de dé­ve­lop­pe­ment du­rable ne vont pas se ré­soudre un par un. Ils ne se règlent pas sé­pa­ré­ment les uns des autres. C’est un en­semble, et chaque ob­jec­tif doit être pris en compte par rap­port à l’en­semble. Par exemple, pour di­mi­nuer les émis­sions de gaz à ef­fet de serre, il faut no­tam­ment tra­vailler sur une meilleure ges­tion de l’éle­vage. Or, ce­la im­plique une ré­duc­tion de la consom­ma­tion de viande, no­tam­ment dans les pays riches. C’est donc bel et bien un en­semble et on ne peut pas faire abs­trac­tion d’un point pour ré­soudre l’autre.

Se­lon un ré­cent rap­port, la FAO s’alarme des consé­quences du chan­ge­ment cli­ma­tique sur les ca­pa­ci­tés des po­pu­la­tions à se nour­rir. Quelles peuvent être ces consé­quences et quelles sont les zones les plus à risque ?

Les zones les plus à risque sont celles im­pac­tées par la sé­che­resse ou les inon­da­tions, des zones où l’on ob­serve dé­jà des évè­ne­ments mé­téo­ro­lo­giques ex­trêmes. C’est no­tam­ment le cas au Ban­gla­desh, ou dans les ré­gions de del­tas, qui sont de plus en plus su­jets à des inon­da­tions en rai­son de la hausse du ni­veau des océans. Au Sa­hel, les po­pu­la­tions font dé­jà face à des sé­che­resses pro­lon­gées, mais ces ré­gions peuvent aus­si faire l’ob­jet d’inon­da­tions, ce qui n’aide pas à ré­ta­blir des condi­tions fa­vo­rables au dé­ve­lop­pe­ment de l’agri­cul­ture. L’Eu­rope du Sud, et le bas­sin de la Mé­di­ter­ra­née en gé­né­ral, font éga­le­ment par­tie des zones qui vont être im­pac­tées par les ef­fets du chan­ge­ment cli­ma­tique.

Il y a éga­le­ment des zones qui de­vraient bé­né­fi­cier du chan­ge­ment cli­ma­tique – no­tam­ment les zones tem­pé­rées au nord du 45e pa­ral­lèle –, mais se­lon cer­taines re­cherches, les amé­lio­ra­tions ne de­vraient pas com­pen­ser les dé­gra­da­tions. Il faut aus­si bien com­prendre qu’il s’agi­ra d’un trans­fert de ri­chesses réelles comme nous n’en avons ja­mais vu, d’une par­tie du monde vers une autre par­tie du monde. Or, on sait que les per­sonnes suivent les flux de ri­chesses et si la si­tua­tion évo­lue réel­le­ment comme ce que nous ve­nons de dé­crire, ce­la risque d’en­traî­ner un bou­le­ver­se­ment éco­no­mique et so­cial ma­jeur.

Le rap­port de la FAO met éga­le­ment l’ac­cent sur l’autre fa­cette de la faim, à sa­voir l’obé­si­té, qui s’ag­grave et tou­che­rait plus d’un adulte sur huit dans le monde. La FAO ex­plique en par­ti­cu­lier que la sous-ali­men­ta­tion et l’obé­si­té co­existent dans de nom­breux pays et qu’elles peuvent être vues côte à côte dans le même foyer. Com­ment ex­pli­quer ce­la ? La lutte contre l’obé­si­té consti­tue-t-elle aus­si un en­jeu im­por­tant ? L’obé­si­té et la faim sont deux fa­cettes du même pro­blème. En ef­fet, les per­sonnes qui ont un re­ve­nu li­mi­té ont ten­dance à consom­mer de la nour­ri­ture riche en ca­lo­ries, mais pauvre en pro­téines et mi­né­raux. Pour tra­vailler, il faut de l’éner­gie, et la po­pu­la­tion a donc ten­dance à consom­mer des ca­lo­ries à bas prix via une ali­men­ta­tion de basse qua­li­té. Avant de tom­ber dans la sous-ali­men­ta­tion, on peut être confron­té à la mal­nu­tri­tion. L’obé­si­té est la consé­quence d’une consom­ma­tion ex­ces­sive de ca­lo­ries qui est, dans cer­tains cas, liée au pou­voir d’achat li­mi­té des mé­nages. L’obé­si­té peut aus­si être liée à un manque d’édu­ca­tion ali­men­taire, qui s’ex­plique en­core une fois par un manque d’ac­cès à des ser­vices de base tels que l’édu­ca­tion ou la san­té. En­fin, l’obé­si­té s’ex­plique aus­si par un mi­mé­tisme des per­sonnes pauvres qui co­pient le com­por­te­ment des per­sonnes plus riches en dé­pen­sant une par­tie ex­ces­sive de leurs re­ve­nus dans l’ali­men­ta­tion pour ne pas avoir à vivre ou re­vivre la si­tua­tion de faim. La faim et l’obé­si­té sont donc stric­te­ment liées avec des si­gnaux qui par­fois se ré­per­cutent l’un sur l’autre.

Au­jourd’hui, si le prix de l’ali­men­ta­tion re­flé­tait tous les coûts de pro­duc­tion, elle se­rait plus chère, ce qui ai­de­rait sur trois as­pects : pré­ser­ver les res­sources na­tu­relles, ré­duire le gas­pillage et di­mi­nuer l’obé­si­té.

Pho­to ci-des­sus : Le 23 mai 2017, une femme tire un sac de nour­ri­ture dis­tri­bué par le Pro­gramme ali­men­taire mon­dial (PAM) à Ga­nyiel, ville du SudSou­dan si­tuée dans une ré­gion qui était en­tiè­re­ment contrô­lée par les forces d’op­po­si­tion de­puis le dé­but de la guerre ci­vile et où les taux de mal­nu­tri­tion étaient su­pé­rieurs à 30 %. (© FAO/ Al­bert Gon­za­lez Far­ran)

Pho­to ci-des­sus :Le 16 août 2018, un groupe de femmes tra­vaillant dans les cultures de sor­gho at­tend l’ar­ri­vée d’un convoi des Na­tions Unies près du vil­lage de Sa­bon Ma­chi, au Ni­ger. Dans ce pays, comme dans de nom­breuses autres ré­gions du Sa­hel, les chocs cli­ma­tiques ont en­traî­né des sé­che­resses ré­cur­rentes aux ef­fets dé­vas­ta­teurs sur les po­pu­la­tions dé­jà vul­né­rables de la ré­gion, où l’in­sé­cu­ri­té ali­men­taire est par­ti­cu­liè­re­ment im­por­tante. (© FAO/IFAD/WFP/Luis Ta­to)

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