L’HÉ­ROÏNE DE LA SE­MAINE

Ka­li Uchis sort de l’Iso­la­tion

Les Inrockuptibles - - Musiques - Nao­mi Clé­ment

De­puis ses dé­buts aux cô­tés de Snoop Dogg en 2014, Ka­li Uchis s’est im­po­sée comme l’une des chan­teuses les plus fas­ci­nantes de la scène amé­ri­caine. Avec son r’n’b en­sor­ce­lant, mar­qué par ses ra­cines co­lom­biennes, cette en­fant de la Vir­gi­nie est par­ve­nue à nous pro­pul­ser sur une pla­nète loin­taine et lu­mi­neuse, fra­gile et ex­plo­sive, at­ti­rant au pas­sage l’at­ten­tion d’artistes comme Da­mon Al­barn, Jor­ja Smith, Boot­sy Col­lins ou Ty­ler, The Crea­tor, son plus proche col­la­bo­ra­teur. Bien en­tou­rée donc, Kar­ly Loai­za (de son vrai nom) offre au­jourd’hui avec son pre­mier al­bum Iso­la­tion un face-à-face li­bé­ra­teur avec elle-même, grâce au­quel elle aban­donne son cô­té in­tro­ver­ti et ré­fute son sta­tut de “Lo­ner” – titre de l’un de ses pre­miers suc­cès. En quinze titres, la Co­lom­bia­no-Amé­ri­caine de 23 ans prend le des­sus sur ses vieux dé­mons, ceux qui ron­geaient son amour-propre et sa joie de vivre, et nous ex­horte à faire de même. “So if you need a he­ro, just look in a mir­ror”, prône-t-elle sur l’en­tê­tant Af­ter the Storm, pro­duit par BadBadNotGood. Sur Just a Stran­ger, son duo avec le ta­len­tueux Steve La­cy, elle s’en prend à ses dé­trac­teurs : “I’m the one they love to hate, I’m the one who will sur­vive.” Une ré­con­for­tante cé­lé­bra­tion de soi, qui des­sine les contours d’une car­rière pro­met­teuse.

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