La mort du roi Olaf

L'Histoire - - Les Vikings -

A la ba­taille de Bru­nan­bu­rh (An­gle­terre), en 937, Egill et son frère Tho­rolf sont au ser­vice du roi an­glo-saxon Æthel­stan, qui en­tend pré­ser­ver l’uni­té de son royaume contre les pré­ten­tions de la coa­li­tion me­née par le roi vi­king de Du­blin, Olaf Go­th­frith­son.

Il y eut bien­tôt grande ba­taille. Tho­rolf at­ta­qua ferme et fit avan­cer son éten­dard le long de la fo­rêt […]. Beau­coup bran­dirent aus­si­tôt, tous en même temps, leurs hal­le­bardes contre Tho­rolf et il tom­ba là. […] Quand ils eurent abat­tu le chef, les Écos­sais pous­sèrent une cla­meur de vic­toire. Mais en en­ten­dant ce­la, et en voyant l’éten­dard de Tho­rolf se replier, Egill pen­sa que Tho­rolf ne de­vait pas le suivre. Il bon­dit en­suite jusque-là, entre les for­ma­tions de ba­taille. […] Il at­ta­qua, frap­pant des deux mains, et abat­tit beau­coup d’hommes. […] Les jarls écos­sais ne ré­sis­tèrent pas long­temps quand ils virent que leurs ca­ma­rades s’en­fuyaient. Egill et ses gens se di­ri­gèrent là où se trou­vait la for­ma­tion du roi [Olaf], ils le prirent sur le flanc gauche et firent bien­tôt grande hé­ca­tombe. […] Le roi Olaf tom­ba là, ain­si que la plu­part des troupes qu’il avait, car ceux qui se dé­ban­dèrent furent tous tués quand on put les at­teindre. Le roi Æthel­stan rem­por­ta là une très grande vic­toire. […] Egill re­le­va le cadavre de Tho­rolf et le la­va, l’en­se­ve­lit en­suite comme c’était la cou­tume. Ils creu­sèrent une tombe et y pla­cèrent Tho­rolf avec toutes ses armes et vê­te­ments.” R. Boyer (éd. et trad.), Sa­gas is­lan­daises, Gal­li­mard, « La Pléiade », 1987, pp. 99-101.

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