Sample

Libération - - IMAGES/ -

En fran­çais cou­rant, un «échan­tillon». En musique, la por­tion d’un mor­ceau de musique «em­prun­tée» (voix, ligne de basse, bat­te­rie, bref n’im­porte quel élé­ment consti­tu­tif d’un mor­ceau) à l’aide d’un échan­tillon­neur, qui va être en­suite re­tra­vaillée et in­té­grée à un nou­veau titre. Cer­tains samples ont par­ti­ci­pé au dé­ve­lop­pe­ment du hip-hop et des mu­siques élec­tro­niques, four­nis­sant un ma­té­riau de base no­va­teur pour la com­po­si­tion mu­si­cale, comme le Fun­ky Drum­mer de James Brown oule Amen Bro­ther de The Wins­tons.

Mais d’autres em­prunts, à la li­mite de l’abus, ont fi­ni, dès le dé­but des an­nées 90, par im­po­ser des règles aux ar­tistes et aux mai­sons de disques, in­quiètes de la lé­ga­li­té des samples uti­li­sés. Fi­ni l’époque où l’on se ser­vait sans rien dé­cla­rer même si, dès 1979, les pre­miers re­cours lé­gaux avaient fait leur ap­pa­ri­tion. De­puis 1992 et le re­trait des bacs de l’al­bum I Need a Hair­cut de Biz Mar­kie pour «vol» d’échan­tillon mu­si­cal, la to­ta­li­té des samples doit être dé­cla­rée et payée. A moins d’uti­li­ser des échan­tillons libres de droit ac­ces­sibles à tous, comme ré­cem­ment Ch­ris (ex-Chris­tine and The Queens).

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