Vau­dou Game «Un lien entre la na­ture, le vau­dou et le funk»

Exi­lé à Lyon, Pe­ter So­lo est le fon­da­teur de l’eu­pho­rique Vau­dou Game dont le troi­sième al­bum, «Oto­di», mé­lange afro­beat, funk et dis­co. Une his­toire 100% to­go­laise, jus­qu’à la po­chette.

Libération - - MUSIQUE/ -

Le car­re­lage jaune

«Je trouve tou­jours l’idée du vi­suel de mes al­bums. Je ne prends ja­mais de pho­to­graphe avec des ap­pa­reils qui coûtent cher. C’est tou­jours shoo­té avec un iP­hone, pour avoir un grain qui soit na­tu­rel, sans chi­chi mais avec une âme. Cette photo a été prise au To­go, à l’hô­tel Sa­ra­ka­wa, l’un des meilleurs éta­blis­se­ments de Lo­mé jusque dans les an­nées 80, qui a fer­mé dans les an­nées 2000. Au­jourd’hui, il est désaf­fec­té, il y a de l’amiante… Le car­re­lage, très se­ven­ties, c’est ce­lui la pis­cine de l’hô­tel, qui a été vi­dée. Quand on re­garde cette po­chette, on voit le mes­sage po­si­tif, l’amour de la vie. Elle fait le lien entre la na­ture, le vau­dou et le funk.»

Le masque

«Il vient de mon grand­père, qui s’en ser­vait pour la prière et les sa­cri­fices vau­dou. Je suis pra­ti­quant du vau­dou, et je l’ai uti­li­sé en 2014 sur le vi­suel de notre pre­mier al­bum. Il re­pré­sente la di­vi­ni­té de la terre, Sak­pa­ta. C’est un masque vi­vant, il pos­sède une âme, ce n’est pas un masque pour tou­ristes. C’est très im­por­tant pour moi de me lais­ser pé­né­trer par cette di­vi­ni­té. Ça me per­met de vrai­ment res­sen­tir la terre, je sens que je marche tous les jours sur quelque chose de vi­vant.» VAU­DOU GAME Oto­di (Hot Ca­sa Re­cords/Big Wax)

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