Les élus ma­cro­niens pris pour cible

Libération - - ÉVÉNEMENT -

C’est de­ve­nu une sorte de bul­le­tin quo­ti­dien. Des pho­tos de per­ma­nences ou de do­mi­ciles dé­gra­dés ou ta­gués, des cap­tures de me­naces, d’in­sultes – par­fois sexistes, ra­cistes, ho­mo­phobes, an­ti­sé­mites–, pu­bliées sur Twit­ter ou Fa­ce­book par des dé­pu­tés de la ma­jo­ri­té, sous les­quels dé­filent les mes­sages de sou­tien de leurs col­lègues LREM et Mo­dem. Le 4 jan­vier, Jean Fran­çois Mbaye met­tait en ligne une lettre adres­sée «au noir de ser­vice» par un ano­nyme se ré­pan­dant en in­jures ra­cistes et concluant par un «tu vas mou­rir». Di­manche, Pa­tri­cia Gal­ler­neau (Mo­dem), après avoir été me­na­cée «de plas­ti­cage comme en Corse», pos­tait des pho­tos de sa mai­son mu­rée dans la nuit. Lun­di, Au­rore Ber­gé dé­voi­lait un cour­rier as­su­rant vou­loir lui faire «la chatte au fer chaud» avant de la «dé­ca­pi­ter» tan­dis qu’une mis­sive sem­blable pré­di­sait à Ma­rie Le­bec qu’elle se­rait «pen­due». Mar­di, la vi­trine de la per­ma­nence d’Agnès Thill était bri­sée. Jeu­di, celle de Bru­no Stu­der était re­cou­verte d’un «Ma­cron pute à juifs» et de croix cel­tiques. La pe­tite pa-

PHO­TO LA PRO­VENCE. MAX PPP

A Car­pen­tras, la per­ma­nence du dé­pu­té LREM Adrien Mo­re­nas a été mu­rée dans la nuit du 26 au 27 no­vembre.

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