« ADOP­TER UNE AT­TI­TUDE MUS­CLÉE EST SOU­VENT L’AP­PROCHE LA PLUS PAYANTE »

ÉTIENNE WÉRY, AVO­CAT AUX BAR­REAUX DE BRUXELLES ET DE PA­RIS, AS­SO­CIÉ DU CA­BI­NET ULYS

L'Informaticien - - À LA UNE -

« Tous les contrats in­cluent au­jourd’hui des clauses re­la­tives aux au­dits de li­cence. Il faut s’y plier mais ce ne peut pas être pour l’édi­teur une oc­ca­sion de col­lec­ter des in­for­ma­tions confi­den­tielles. Ce qui est cer­tain, c’est qu’il y a des li­mites, no­tam­ment l’ac­cès à des don­nées confi­den­tielles mais aus­si de cap­ter des in­for­ma­tions qui ne sont pas né­ces­saires à l’au­dit et qui per­met­traient à l’édi­teur d’avoir une vi­sion plus large de l’in­fra­struc­ture IT de son client. Une fois l’au­dit me­né, le ré­sul­tat tombe et là com­mencent les dis­cus­sions sur les pé­na­li­tés fi­nan­cières. À titre per­son­nel, je constate que d’adop­ter une at­ti­tude mus­clée est sou­vent l’ap­proche la plus payante. Con­tes­ter est un ex­cellent in­ves­tis­se­ment, car les mon­tants sont as­tro­no­miques et il n’est pas rare d’ob­te­nir des ré­duc­tions ex­trê­me­ment im­por­tantes et at­teindre des rap­ports de 1 à 5 entre ce qui est ini­tia­le­ment de­man­dé et ce qui est fi­na­le­ment ré­glé à l’édi­teur. Dans la plu­part des cas que j’ai pu ob­ser­ver, les en­tre­prises ne re­grettent pas d’avoir contes­té leur redressement. »

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