Vous n’au­rez pas ma haine par An­toine Lei­ris. Lu par An­dré Dus­sol­lier, Au­dio­lib, 1 CD MP3

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e len­de­main des at­ten­tats du 13 no­vembre 2015, An­toine Lei­ris écri­vit une lettre qui com­men­çait ain­si : « Ven­dre­di soir vous avez vo­lé la vie d’un être d’ex­cep­tion, l’amour de ma vie, la mère de mon fils, mais vous n’au­rez pas ma haine. Je ne sais pas qui vous êtes et je ne veux pas le sa­voir, vous êtes des âmes mortes. » Cette lettre fit le tour du monde. Le livre que lit au­jourd’hui An­dré Dus­sol­lier est un mo­no­logue au bord du gouffre. Tant qu’il est de­vant son or­di­na­teur, An­toine Lei­ris ne s’ef­fondre pas. Im­pos­sible de ré­su­mer ce que sont ces jours entre la ter­rible nou­velle du ven­dre­di soir et la vi­site au ci­me­tière avec le pe­tit Mel­vil. « Toute ma vie est sous mes pieds. » Sûr que cet en­fant au­ra une âme. Une âme qui de­main étouf­fe­ra de san­glots à l’écoute de ce cha­grin in­fi­ni.

Après avoir lu les livres de Georges Ben­sous­san, de Ma­li­ka So­rel, de Jean-Louis Ha­rouel, de Boua­lem San­sal, de Céline Pi­na, d’autres en­core, après avoir vu la ter­rible émis­sion L’is­lam en France : l’échec de la Ré­pu­blique, les lec­teurs d’An­toine Lei­ris pour­raient sen­tir en­fler en eux la co­lère à l’égard d’une classe po­li­tique sou­mise qui se voile, elle aus­si, la face. D’une classe po­li­tique in­ca­pable de vi­ri­li­ser son hu­ma­nisme, pour par­ler comme Tho­mas Mann en 1935. J.S.

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