1/ La ro­man­cière aime sai­sir l’es­pace.

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Le titre de son pre­mier ro­man est peut- être la clé de son oeuvre : Je marche sous un ciel de traîne. On y dé­cèle en ef­fet à la fois un mou­ve­ment et un élé­ment de dé­cor par­fait pour le ci­né­ma­scope. La réa­li­sa­trice Ka­tell Quillé­vé­ré, qui a por­té à l’écran Ré­pa­rer les vi­vants*, a bien sai­si la di­men­sion phy­sique de cette oeuvre. « May­lis de Ke­ran­gal est quel­qu’un qui connaît très bien le ci­né­ma, et son écri­ture a quelque chose de puis­sam­ment sen­so­riel, ana­lyse la ci­néaste. Par exemple, au tout dé­but du film, avec la scène de surf, je de­vais res­ti­tuer le mou­ve­ment mé­ta­pho­rique et phy­sique de la vague pré­sent dans son écri­ture. »

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