Tout tombe à l’eau

Une his­toire des re­la­tions entre les hommes et la mer. Qui pour­rait, hé­las, très mal se ter­mi­ner…

Lire - - Sciences - Cy­rille P. COUTANSAIS

Spé­cia­liste des em­pires ma­ri­times, Cy­rille P. Coutansais dé­crit dans Les Hommes et la Mer les re­la­tions entre les in­di­vi­dus et les océans de­puis la préhistoir­e. Dans les temps très an­ciens, les pro­duits de la mer ont été les prin­ci­pales sources de nour­ri­ture. Il en reste d’im­menses tas de co­quillages au bord des plages, des ha­me­çons dans les dé­charges an­ciennes, des pein­tures dans les grottes. La na­vi­ga­tion per­met de com­mer­cer, de co­lo­ni­ser de nou­velles terres. Les voyages étaient très or­ga­ni­sés pour em­por­ter ou­tils, plantes et ani­maux. Les Po­ly­né­siens connais­saient les étoiles, les cou­rants, les vents. Les Scan­di­naves aus­si – ils pro­fi­taient d’ailleurs d’une pé­riode de ré­chauf­fe­ment pour se rendre au Groen­land et même en Amé­rique.

Dans ce livre su­per­be­ment illus­tré, l’au­teur ra­conte avec ta­lent l’his­toire des grandes tha­las­so­cra­ties. Cré­tois, Phé­ni­ciens, In­diens et Arabes ont cha­cun à leur tour contrô­lé la mer qui les en­toure. L’Eu­rope ne s’aven­ture au loin que lors­qu’elle do­mine sa peur. Et qu’elle maî­trise la confec­tion des cartes, ob­jets si pré­cieux qu’il faut les rendre au re­tour. Puis vient le temps des sa­vants, qui veulent tout connaître de la taille et de la na­ture des océans avant d’en­voyer des ex­plo­ra­teurs jus­qu’aux confins des mers connues. Le temps des Bou­gain­ville, des La­pé­rouse, des Cook est alors ar­ri­vé.

Dé­sor­mais, il s’agit de pré­ser­ver ces océans. Les stocks de pois­sons, les grands fonds, les sables : tout est au bord de la ca­tas­trophe.

F.M.

HHLes Hommes et la Mer par Cy­rille P. Coutansais, 278p., CNRS, 25 €

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.