La nuit a dé­vo­ré le monde

Lire - - De L’écrit À L’écran -

ro­mans fan­tas­tiques : Je suis un dra­gon et La nuit a dé­vo­ré le monde. Ce der­nier a ins­pi­ré le ci­néaste Do­mi­nique Ro­cher qui signe, avec l’adap­ta­tion de cet ou­vrage, son pre­mier long-mé­trage. Sam (An­ders Da­niel­sen Lie) n’ima­gi­nait pas, en se ren­dant à une fête chez son ex-amie, qu’il res­te­rait blo­qué dans cet ap­par­te­ment pa­ri­sien. Après s’être as­sou­pi, ce tren­te­naire un peu dé­pres­sif se ré­veille et dé­couvre, stu­pé­fait, que les lieux ont été le dé­cor d’un car­nage, dont il com­pren­dra bien­tôt l’ori­gine : Pa­ris est en ef­fet en­va­hi par les zom­bies, qui ont dé­ci­mé qua­si­ment toute la po­pu­la­tion. Vé­ri­table mi­ra­cu­lé, Sam se re­trouve seul – ou presque… – et doit donc trou­ver le moyen de sur­vivre, dans un uni­vers on ne peut plus hos­tile. La grande réus­site de La nuit a dé­vo­ré le monde est d’avoir su trou­ver un équi­libre, très juste, entre un vrai film d’au­teur pa­ri­sien – aux airs de pa­ra­bole so­ciale et politique – et un bon film de zom­bies as­su­mé comme tel. Mal­gré un bud­get li­mi­té, on tient là une sti­mu­lante pro­po­si­tion de ci­né­ma, qui nous offre un im­pro­bable De­nis La­vant en mort-vi­vant ! (En salles le 7 mars)

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