Faux-sem­blants

Lire - - Littératur­e Française -

L’or­gueil de la jeunesse, la re­cherche d’un idéal et l’ap­pren­tis­sage de la lu­ci­di­té de­meurent les thèmes es­sen­tiels du deuxième ro­man de Maëlle Guillaud. Après Lu­cie ou la Vo­ca­tion, qui dé­cri­vait fi­ne­ment le par­cours d’une très jeune femme at­ti­rée par la re­li­gion, elle ac­com­pagne, dans Une fa­mille très fran­çaise, l’ado­les­cence de Char­lotte, fas­ci­née par la fa­mille de sa meilleure amie. D’un cô­té, un couple bour­geois d’une in­di­cible élé­gance, de l’autre une mère et une grand-mère juives ma­ro­caines, gé­né­reuses et bruyantes. Char­lotte rêve de ce qu’elle n’a pas, et il lui fau­dra tra­ver­ser une suc­ces­sion d’épreuves pour com­prendre que l’ap­pa­rence n’est pas sy­no­nyme de bon­heur. Si le thème n’est pas nou­veau, Maëlle Guillaud l’en­ri­chit d’une sen­si­bi­li­té in­édite et d’une écri­ture sub­ti­le­ment des­crip­tive pour ac­com­pa­gner la quête d’une jeune fille, son ap­pren­tis­sage de la vie et sur­tout de la li­ber­té.

Ch­ris­tine Fer­niot

HHIII Une fa­mille très fran­çaise par Maëlle Guillaud, 210 p., Hé­loïse d’Or­mes­son, 17 E

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