« La maxime des ma­rins : sau­ver l’humain à tout prix »

Na­tha­lie Se­ghair, de la librairie Klé­ber * à Stras­bourg, a été tou­chée par les en­tre­tiens très hu­mains de Da­vide Enia avec des migrants, loin de toute po­lé­mique po­li­tique.

Lire - - LE CONSEIL DU MOIS EN BIBLIOTHÈQ­UE - Pro­pos recueillis par P.P.

Après s’être ren­du trois ans de suite sur l’île de Lam­pe­du­sa, Da­vide Enia nous livre le ré­cit bou­le­ver­sant de ses ren­contres avec les ha­bi­tants, les sau­ve­teurs et les migrants. À l’his­toire col­lec­tive, mar­quée par le grave in­cen­die d’une em­bar­ca­tion en 2013 qui fit 365 vic­times, il mêle l’his­toire per­son­nelle de son oncle qui se meurt d’un can­cer. Dans La Loi de la mer, l’au­teur s’in­ter­roge sur l’ex­pé­rience de la mort, il­lus­trant à mer­veille le chaos du monde, sans ja­mais tom­ber dans le ju­ge­ment. Au fil des pages trans­pa­raît la maxime des ma­rins : sau­ver l’humain à tout prix, sans dis­tinc­tion de cou­leur, de sexe ou d’âge. Da­vide Enia aborde ce su­jet uni­ver­sel, quoique dif­fi­cile à trai­ter, par le biais d’une écri­ture lu­mi­neuse, toute en sub­ti­li­té et poé­sie. C’est un texte puis­sant. »

* Librairie Klé­ber, 1 rue des Francs-Bour­geois, 67000 Stras­bourg.

La Loi de la mer (Ap­pun­ti per un nau­fra­gio) par Da­vide Enia, tra­duit de l’ita­lien par Françoise Brun, 240 p., Al­bin Mi­chel, 18 €

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