AMINATTA FORNA

« La ville m’a mar­quée de son em­preinte »

Lire - - L’UNIVERS D’UN ÉCRIVAIN -

« Je suis ar­ri­vée à Londres au dé­but des an­nées 1970 quand ma fa­mille a fui la Sier­ra Leone. J’étais très jeune, mais la ville m’a mar­quée de son em­preinte et, de­puis, je m’y sens chez moi. J’ai étu­dié à l’uni­ver­si­té de Londres au dé­but des an­nées 1980. C’étaient les an­nées That­cher et Londres chan­geait ra­pi­de­ment. Sou­dain, il y a eu beau­coup d’ar­gent et les prix ont aug­men­té de ma­nière folle. Der­niè­re­ment, j’ai vu la ville, ré­so­lu­ment cos­mo­po­lite, se trans­for­mer, sur­tout pour le meilleur. Je l’ai quit­tée en 2015 pour Washington DC… Beau­coup de choses tan­gibles me manquent – les res­tau­rants, les parcs, les re­nards. Mais c’est sur­tout la sen­si­bi­li­té des Lon­do­niens, que je qua­li­fie­rais de ré­si­liente, amu­sée et to­lé­rante, qui me manque. »

Der­nière pa­ru­tion : Le Pa­ra­doxe du bon­heur (Del­court lit­té­ra­ture, 2019)

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