HO­WARD CUNNELL

« J’aime Londres pour l’ac­cès gra­tuit à l’art »

Lire - - L’UNIVERS D’UN ÉCRIVAIN -

« J’ écris ces lignes dans un ca­fé co­lom­bien, en face d’un sa­lon de coif­fure ni­gé­rian. J’aime Londres pour

Ar­se­nal. Parce que je peux re­joindre le Tate Britain en quinze mi­nutes à vé­lo. Pour l’ac­cès gra­tuit à l’art. Pour la Ta­mise, im­muable et pour­tant dif­fé­rente chaque jour.

Pour les fan­tômes des ar­tistes qui ont rê­vé dans ces rues dé­sor­mais fa­mi­lières. Pour les cou­chers de so­leil sur Wa­ter­loo. Pour ses parcs (il y en a quatre à moins de dix mi­nutes à pied de chez moi). Parce que je suis un Lon­do­nien du Sud et non du Nord. Et je la dé­teste pour les images de pau­vre­té crois­sante qu’elle offre. Pour la mise à l’écart des classes po­pu­laires et im­mi­grées, dont je fais par­tie. Pour ne pas lais­ser de place à la jeu­nesse. Pour le contrôle au fa­ciès. Et pour le Brexit, que les Lon­do­niens re­jettent mas­si­ve­ment. »

Der­nière pa­ru­tion : Pères et Fils (Bu­chet-Chas­tel, fé­vrier 2019)

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