JU­LIAN BARNES

« Le fos­sé se creuse chaque jour entre riches et pauvres »

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« C e que j’aime dans Londres : sa taille, son cos­mo­po­li­tisme, son mé­tro, ses salles de concert et ses mu­sées, ses res­tau­rants, la cour­toi­sie de ses ha­bi­tants (en dé­pit de son rythme de plus en plus ef­fré­né), son ca­rac­tère in­épui­sable, sa to­lé­rance – le fait que le maire soit mu­sul­man et que peu de per­sonnes semblent s’en sou­cier –, ses es­paces verts ; que la ville vous laisse me­ner votre vie comme bon vous semble. Ce qui me dé­plaît dans Londres : sa taille, son es­time de soi, le fos­sé qui se creuse chaque jour entre riches et pauvres, sa pol­lu­tion, son in­to­lé­rance – ne soyez pas cet ado­les­cent noir qui sort la nuit au mau­vais en­droit –, son in­tense mer­can­ti­lisme, la ma­nière dont elle as­pire l’ar­gent et la po­pu­la­tion du reste du pays. » Der­nière pa­ru­tion : La Seule His­toire (Mer­cure de France, 2018)

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