La beau­té du geste

Unis­sant leurs spé­cia­li­tés res­pec­tives, Mar­tin Clay­ton et Ron Phi­lo mettent en lu­mière le gé­nie in­fi­ni de Léo­nard de Vin­ci.

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On le cé­lèbre comme peintre, ar­chi­tecte, sculp­teur, in­gé­nieur. On de­vrait ad­mi­rer Léo­nard de Vin­ci comme l’un des plus grands ana­to­mistes de tous les temps. Seule­ment, il a fal­lu plu­sieurs siècles pour dé­chif­frer les mil­liers de pages qu’il a ré­di­gées sur le su­jet. Et les mettre en pa­ral­lèle avec les di­zaines de planches qu’il a des­si­nées et gra­vées. On en a re­trou­vé seule­ment quelques cen­taines, dont 215 sont la pro­prié­té de la Royal Library. Léo­nard, qui avait pu dis­sé­quer en­vi­ron trente corps hu­mains et de nom­breux ani­maux, sou­hai­tait écrire un trai­té d’ana­to­mie qu’il n’a pas eu le temps de me­ner à bien.

Dans Léo­nard de Vin­ci ana­to­miste, mer­veilleu­se­ment illus­tré de 87 des plus belles planches re­trou­vées, Mar­tin Clay­ton, spé­cia­liste de l’au­teur de La Jo­conde, et Ron Phi­lo, ex­pert en sciences de la san­té, com­mentent ses pro­duc­tions qu’ils confronten­t aux connais­sances ac­tuelles. Ils nous font ad­mi­rer son style lim­pide et son ta­lent ex­cep­tion­nel de des­si­na­teur. On ne peut que s’ex­ta­sier de­vant ces pages sur les muscles, les os, les or­ganes, les mains, ain­si que de­vant les ex­pres­sions du vi­sage, ja­mais éga­lées. Des tra­vaux qui de­vaient ser­vir de base à ses pein­tures. F.M.

Les muscles de l’épaule, par Léo­nard de Vin­ci, vers 1510-1511.

Mar­tin Clay­ton Ron Phi­lo,

HHHII Léo­nard de Vin­ci ana­to­miste (Leo­nar­do Da Vin­ci Ana­to­mist) par et tra­duit de l’an­glais par Chris­tine Piot, 256 p., Actes Sud, 39 €. En librairie le 6 fé­vrier.

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