COUR­RIER DES LEC­TEURS

Lire - - Courrier -

L’em­ploi abu­sif de l’an­glais est in­sup­por­table : de­puis des an­nées, le monde des af­faires, la mode et la pu­bli­ci­té se dé­lectent de l’uti­li­sa­tion d’un vocabulair­e bran­ché, un jar­gon in­com­pré­hen­sible pour la po­pu­la­tion qui n’ap­par­tient pas à leur caste. […] Quelle n’a pas été ma sur­prise en li­sant en couverture de votre re­vue : « La ten­dance des books clubs. » Je ne dé­co­lère pas à l’idée qu’un ma­ga­zine dont la rai­son d’être est de dé­fendre la langue et la culture fran­çaises se laisse al­ler à un tel choix de mots. Ne me ré­pon­dez pas que la langue évo­lue ou que vous ne vou­lez pas ré­pé­ter l’ex­pres­sion « club de lec­ture » (que vous em­ployez quand même dans l’ar­ticle, par­mi les book cros­sing, boo­ka­ho­lics, book­tu­beurs et autre in the real life). Mais ex­pli­quez-moi la vraie rai­son. Chan­tal La­faye

La ré­ponse de Lire. Vous avez bien rai­son de dé­fendre la langue fran­çaise et vous au­rez re­mar­qué que, de­puis près d’un an, Lire vous pro­pose des pages consa­crées à celle-ci. Concer­nant le pré­sent ar­ticle, il se trouve qu’il re­bon­dit sur l’ac­tua­li­té : la sor­tie d’un film in­ti­tu­lé en France Le Book Club – le Qué­bec lui a pré­fé­ré l’ex­pres­sion « Club de lec­ture » (en l’oc­cur­rence, il s’agi­rait plu­tôt d’un « cercle », et non d’un « club », pas­sons…). Si de nom­breux termes an­glo-saxons sont ici em­ployés, c’est qu’ils sont cou­ram­ment utilisés – dans le cadre d’un mo­dèle amé­ri­cain – et n’ont pas (c’est bien là le pro­blème) trou­vé pour le mo­ment d’équi­valent pré­cis dans la langue de Mo­lière ( ou, tout du moins, utilisés de ma­nière un tant soit peu mas­sive).

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