Gam­blin prend l’eau

JE PARLE À UN HOMME QUI NE TIENT PAS EN PLACE, DE JACQUES GAM­BLIN ET THO­MAS CO­VILLE. ROND-POINT, PA­RIS-8E, 01-44-95-98-21, 18H30. JUS­QU’AU 18 NO­VEMBRE.

L'Obs - - Sortir - JACQUES NERSON

Sur le livre d’or d’une au­berge de Cha­mo­nix, M. Per­ri­chon, per­son­nage de La­biche vo­lon­tiers pon­ti­fiant, ins­crit cette pen­sée pro­fonde : « Que l’homme est pe­tit quand on le contemple du haut de la mère de glace » (sic). Si Jacques Gam­blin (pho­to) et Tho­mas Co­ville res­pectent da­van­tage l’or­tho­graphe, leur cor­res­pon­dance se ré­vèle tout aus­si creuse. On en re­tire que l’ac­teur et le na­vi­ga­teur nour­rissent une vive ad­mi­ra­tion l’un pour l’autre. Ils se congra­tulent à lon­gueur de temps mais ce ne sont pas des écri­vains. Croyez-vous qu’un mes­sage comme « Tiens l’coup, l’ami, tiens l’coup ! Tiens l’coup. Après la mon­tée, la des­cente. Tiens l’coup ! Tu vas sor­tir de ce mer­dier ! » mé­ri­tait d’être im­pri­mé (Equa­teurs Lit­té­ra­ture), puis pro­fé­ré sur scène ? Si le ta­lent de l’ac­teur Gam­blin est in­dis­cu­table, l’épis­to­lier comme son cor­res­pon­dant se ré­vèlent plus contes­tables.

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