Doc­teur Or­di­na­teur En mode re­con­quête

Si Doc­teur Or­di­na­teur peut avoir une image un peu désuète, ses ser­vices collent à des be­soins clai­re­ment iden­ti­fiés au­près d’une cible qui ré­pond tou­jours pré­sente. L’an­née 2019 se­ra celle de l’ex­pan­sion pour le ré­seau qui sou­haite, dans l’ab­so­lu, ou­vrir

L'Officiel de La Franchise - - ANALYSE - Ma­rie Roques

L’en­seigne Doc­teur Or­di­na­teur fait par­tie des ré­seaux qui ont fait le pa­ri de la fran­chise dès leurs pre­miers pas. Créée en 2003, la so­cié­té a com­men­cé son dé­ve­lop­pe­ment en ré­seau en 2005. “Au­jourd’hui, nous re­grou­pons 55 uni­tés fran­chi­sées et un point de vente pi­lote rue Bran­cion dans le 15e ar­ron­dis­se­ment de Pa­ris”, pré­cise Vincent Bon­net, res­pon­sable du dé­ve­lop­pe­ment. Par ailleurs, l’en­seigne af­fiche 25 000 in­ter­ven­tions par an, 220 col­la­bo­ra­teurs et un chiffre d’af­faires de 6,4 mil­lions d’eu­ros en­re­gis­tré en 2016. Po­si­tion­née sur le mar­ché du dé­pan­nage in­for­ma­tique au do­mi­cile des par­ti­cu­liers, Doc­teur Or­di­na­teur re­ven­dique, au­jourd’hui, être le lea­der en France en termes de “taille de ré­seau, d’im­plan­ta­tion et d’an­té­rio­ri­té”, pré­cise Vincent Bon­net. Et de pré­ci­ser :“Nos struc­tures fran­chi­sées ont éga­le­ment des clients pro­fes­sion­nels”. Les fran­chi­sés Doc­teur Or­di­na­teur ont en face d’eux une concur­rence pro­téi­forme al­lant du beau-frère qui s’y connaît un peu en in­for­ma­tique jus­qu’au mi­cro-en­tre­pre­neur qui dé­ve­loppe son ac­ti­vi­té sur sa zone, se­lon Vincent Bon­net. “L’avan­tage du ré­seau est d’avoir plus de poids et une image pro­fes­sion­nelle.”

Des zones à conqué­rir

His­to­ri­que­ment im­plan­té dans toute la zone quart Ouest et no­tam­ment en Bre­tagne, dans les Pays de la Loire, jus­qu’à Bor­deaux et Poi­tiers, Doc­teur Or­di­na­teur en­tend pour­suivre son ex­pan­sion par­tout en France. “Der­niè­re­ment, nous avons ac­cen­tué notre pré­sence sur la par­tie Sud Ouest. Cer-

taines zones sont plus dif­fi­ciles à conqué­rir que d’autres, no­tam­ment les ter­ri­toires très ru­raux où il y a peu de po­pu­la­tion donc peu de chance d’avoir des fran­chi­sés. Mais il y a des sec­teurs comme Lyon ou toute la ban­lieue pa­ri­sienne où nous ne sommes pas pré­sents du tout,” ré­sume Vincent Bon­net. Le ré­seau en­tame donc un tra­vail de fond dans les mois à ve­nir pour se dé­ve­lop­per sur ces nou­velles zones avec l’ob­jec­tif de si­gner entre 20 et 25 nou­veaux contrats d’ici à fin 2019. “Dans l’ab­so­lu, on cherche à re­cru­ter une cen­taine de fran­chi­sés.” De­puis quelques an­nées, le nombre de fran­chi­sés ne pro­gresse plus et s’est sta­bi­li­sé au­tour de 55 agences. Pour convaincre les can­di­dats, le droit d’en­trée est pas­sé de 12 000 à 5 000 eu­ros comme l’a confirmé Maxime Ber­re­by, fon­da­teur de Doc­teur Or­di­na­teur, dans une ré­cente in­ter­view. Il a éga­le­ment ajou­té : “On re­vient au concept du dé­part, à sa­voir un ser­vice in­for­ma­tique à la per­sonne as­su­ré par un tech­ni­cien qui se dé­place à do­mi­cile. Au pas­sage, on a re­vu les zones de cha­lan­dises à la baisse. L’idée, c’est d’ou­vrir le ré­seau en per­met­tant à des tech­ni­ciens au­to-en­tre­pre­neurs de construire un fonds de com­merce et ne pas res­ter des sous-trai­tants”. Pour se re­dy­na­mi­ser, l’en­seigne donne dé­sor­mais la pos­si­bi­li­té d’ou­vrir une fran­chise sans

“Dans l’ab­so­lu, on cherche à re­cru­ter une cen­taine de fran­chi­sés”

bou­tique ce qui per­met d’at­ti­rer un nombre plus im­por­tant de can­di­dats. “His­to­ri­que­ment, cer­tains fran­chi­sés n’avaient pas de lo­cal, pré­cise Vincent Bon­net. Au­jourd’hui, nous avons re­mis ce point en avant car ce­la nous a sem­blé per­ti­nent de le faire, il y a pro­ba­ble­ment des op­por­tu­ni­tés à sai­sir sur ce type de pro­fil. Des can­di­dats qui ont le sa­voir-faire et qui vont trou­ver, chez nous, un sup­port.” Pour dé­ve­lop­per son ré­seau, Doc­teur Or­di­na­teur est à la re­cherche de can­di­dats ayant des connais­sances tech­niques de base car l’en­seigne ne va pas les for­mer sur cette par­tie. La for­ma­tion se­ra es­sen­tiel­le­ment cen­trée sur l’as­pect com­mer­cial de l’ac­ti­vi­té. Sa­chant que chez le par­ti­cu­lier les pro­blé­ma­tiques ren­con­trées par les fran­chi­sés sont re­la­ti­ve­ment simples sans his­toire de ser­veur, de ré­seau, de poste de tra­vail ou de site In­ter­net. “Dès que l’on est agile dans le do­maine de l’in­for­ma­tique, on peut éven­tuel­le­ment en­vi­sa­ger de dé­ve­lop­per ce type d’ac­ti­vi­té.” D’autres qua­li­tés sont éga­le­ment re­quises comme la pé­da­go­gie, l’em­pa­thie et le contact hu­main.

Connais­sances tech­niques in­dis­pen­sables

Par­mi les chan­tiers 2019, Doc­teur Or­di­na­teur tra­vaille sur la mise en place d’un CRM ré­cem­ment va­li­dé par la tête de ré­seau et pro­gres­si­ve­ment dif­fu­sé chez les nou­veaux fran­chi­sés qui n’en sont pas équi­pés. L’en­seigne vient éga­le­ment de lan­cer une for­mule mar­ke­tée sous forme d’abon­ne­ment pour faire en sorte que la contrac­tua­li­sa­tion des clients as­sure la ré­cur­rence des re­ve­nus. “Ça a été mis en place sur cer­tains sites pi­lotes, on est en train de le dif­fu­ser au sein du ré­seau, éclaire Vincent Bon­net. Ce­la donne plus de li­si­bi­li­té sur le bu­si­ness, les contrats sont re­con­duc­tibles, ce­la ap­porte de l’ac­ti­vi­té.” Du cô­té des fran­chi­sés, les re­tours d’ex­pé­rience sont glo­ba­le­ment po­si­tifs. Ils sont nom­breux à par­ler de contacts agréables et ré­gu­liers avec la tête de ré­seau et à une am­biance d’en­traide entre les fran­chi­sés. En re­vanche, cer­tains ai­me­raient ac­cen­tuer le ca­len­drier de ren­contres et de réunions. “Avec la fran­chise, nous avons un fil conduc­teur et après cha­cun fait comme il l’en­tend, re­grette l’un d’entre eux. Il fau­drait da­van­tage de co­hé­rence et d’exi­gence, mais c’est peut-être la contre­par­tie de la li­ber­té.” Autre point à amé­lio­rer se­lon les par­te­naires, des ac­tions pu­bli­ci­taires na­tio­nales qui, certes, im­pliquent un coût non né­gli­geable mais qui per­met­traient de faire mieux connaître et re­con­naître l’en­seigne. “Doc­teur Or­di­na­teur est connu par ses concur­rents mais moins par les par­ti­cu­liers”, es­time ain­si un fran­chi­sé. Il pense éga­le­ment qu’il pour­rait être ju­di­cieux que la tête de ré­seau cadre da­van­tage ses fran­chi­sés, leur im­pose des lignes pour avan­cer tous en­semble dans la même di­rec­tion. Cer­tains par­te­naires sont éga­le­ment en at­tente de for­ma­tions ré­gu­lières pour pou­voir éle­ver le ni­veau d’ex­per­tise du ré­seau. “Ce se­rait une bonne chose que notre ni­veau gé­né­ral s’élève, note Gilles Du­bois, fran­chi­sé à Tou­louse. Nous au­rions be­soin, d’une part, d’uni­for­mi­ser notre ni­veau et d’ac­qué­rir de nou­velles com­pé­tences.” Par­mi les autres de­mandes, éma­nant des fran­chi­sés, on re­trouve éga­le­ment la ques­tion des ta­rifs qui, aux dires de cer­tains, sont moins éle­vés que la concur­rence et no­tam­ment les grands groupes comme la Fnac ou Car­re­four. “Ce­la peut nous po­ser des dif­fi­cul­tés [de ren­ta­bi­li­té]”, confie Gilles Du­bois.

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