Créer et fi­nan­cer son en­tre­prise en fran­chise

La fran­chise est la so­lu­tion choi­sie pour pas­ser du sa­la­riat à l’en­tre­pre­neu­riat. Trois fran­chi­sés sur quatre étaient sa­la­riés avant de créer leur en­tre­prise en fran­chise et re­joindre un ré­seau( 1). Le mon­tant moyen du fi­nan­ce­ment ban­caire ob­te­nu pour la

L'Officiel de La Franchise - - LES CONSEILS DE L’EXPERT - Par Flo­rence Sou­bey­ran, res­pon­sable Com­merce et Fran­chise Banque Po­pu­laire chez BPCE.

Du­rant le mois de sep­tembre 2018, 57 494 nou­velles en­tre­prises ont vu le jour en France, soit une aug­men­ta­tion de 15 % au re­gard de sep­tembre 2017( 2). 45 % des créa­tions d’en­tre­prises en­re­gis­trées de­puis le dé­but de l’an­née 2018 l’ont été sous le ré­gime des mi­cro-en­tre­pre­neurs. Le nombre de nou­velles en­tre­prises en de­hors de ce ré­gime connaît une aug­men­ta­tion moins éle­vée mais néan­moins de + 11 % au re­gard de la même pé­riode de 2017. Par ailleurs, les taux des cré­dits aux en­tre­prises res­tent ex­trê­me­ment bas et donc fa­vo­rables à l’en­tre­pre­neu­riat. Se­lon la Banque de France, le taux moyen des cré­dits à l’équi­pe­ment est stable par rap­port au tri­mestre pré­cé­dent, à 1,41 %. 50 % des nou­velles lignes de cré­dits à l’équi­pe­ment sont oc­troyées à moins de 1,26 %( 3). Ces chiffres illus­trent bien le contexte ac­tuel très fa­vo­rable à l’en­tre­pre­neu­riat, le­quel pro­fite éga­le­ment au dé­ve­lop­pe­ment de la fran­chise. Ce mo­dèle éco­no­mique fa­ci­lite et sé­cu­rise la créa­tion. Les en­tre­pre­neurs en fran­chise bé­né­fi­cient, outre de la marque, d’un mo­dèle éprou­vé, de la trans­mis­sion du sa­voir-faire et de l’ac­com­pa­gne­ment du fran­chi­seur. Une fois l’en­seigne choi­sie, ce qui n’est pas une mince af­faire, et pour le­quel une vi­site à Fran­chise Ex­po Pa­ris est bien utile (17 au 20 Mars 2019 à Pa­ris Porte de Ver­sailles), le por­teur de pro­jet va de­voir réa­li­ser son dos­sier de de­mande de fi­nan­ce­ment. Le fu­tur fran­chi­sé ré­colte au­près de son fran­chi­seur moult in­for­ma­tions dont celles ras­sem­blées dans le pré­cieux DIP et no­tam­ment les ra­tios d’ex­ploi­ta­tion consta­tés dans les points de vente du ré­seau, réa­lise son étude de mar­ché lo­cal, se rap­proche de son ex­pert-comp­table, afin de tra­vailler de concert à son pré­vi­sion­nel d’ac­ti­vi­té et son plan de fi­nan­ce­ment. Face aux dé­penses né­ces­saires à la créa­tion de l’en­tre­prise, les sources de fi­nan­ce­ment sont gé­né­ra­le­ment com­po­sées des ap­ports per­son­nels de l’en­tre­pre­neur et du fi­nan­ce­ment ban­caire. Ce der­nier s’élève gé­né­ra­le­ment entre 60 et 75 % des in­ves­tis­se­ments. De ma­nière gé­né­rale, pour les ac­ti­vi­tés de com­merce, 30 % d’ap­ports per­son­nels sont re­quis par rap­port à l’in­ves­tis­se­ment glo­bal du pro­jet. Pour les ac­ti­vi­tés de ser­vice, on se rap­proche plus de 40 %, voire 50 %, parce qu’elles ne re­quièrent pas for­cé­ment l’ac­qui­si­tion d’un droit au bail ou fonds de com­merce. En­fin, des opé­ra­tions de re­prise ou des mul­ti fran­chi­sés vont pou­voir bé­né­fi­cier de fi­nan­ce­ment jus­qu’à 80 % du pro­jet.

Les ap­ports per­son­nels sont com­plé­tés par fi­nan­ce­ment ban­caire

Plus l’ap­port per­son­nel est im­por­tant, moins le re­cours à l’en­det­te­ment est lourd. Le mé­ca­nisme est simple. En fonc­tion de la dette qui est contrac­tée, les échéances men­suelles de rem­bour­se­ment vont pe­ser plus ou moins sur le compte d’ex­ploi­ta­tion. Si le ni­veau d’ac­ti­vi­té pré­vu n’est pas at­teint, les équi­libres se­ront alors fra­gi­li­sés. La créa­tion d’en­tre­prise en fran­chise est ac­ces­sible à tous les ni­veaux d’in­ves­tis­se­ment : 73 % des fran­chi­sés dé­clarent que la créa­tion de leur en­tre­prise en fran­chise leur a coû­té moins de 200 000 eu­ros( 1). De plus, le por­teur de pro­jet peut bé­né­fi­cier de dis­po­si­tifs d’aide fi­nan­cière à la créa­tion d’en­tre­prise. Un coup de pouce qui per­met par­fois de conso­li­der le plan de fi­nan­ce­ment et fa­ci­li­ter l’ac­com­pa­gne­ment par la banque. Ces aides sont sou­vent un prêt à taux 0, ac­cor­dé au por­teur de pro­jet à titre per­son­nel et cette somme - qu’il ou elle rem­bour­se­ment à titre per­son­nel - peut être as­si­mi­lée à un com­plé­ment d’ap­port per­son­nel dans le pro­jet de créa­tion d’en­tre­prise.

(1) Source 15e en­quête de la fran­chise Banque Po­pu­laire/ FFF/ CSA/ L’Ex­press. (2) Source AFE, Agence France En­tre­pre­neur. (3) Source Banque de France, Taux des cré­dits aux en­tre­prises 2018. T3, pu­blié le 18/10/18

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