”Les do­cu­ments mettent en avant le dy­na­misme des di­ri­geants”

L'Officiel de La Franchise - - ANALYSE - Laurent De­la­fon­taine, as­so­cié-fon­da­teur Axe Ré­seaux, membre du Col­lège des ex­perts de la FFF

L’en­seigne Doc­teur Or­di­na­teur évo­lue sur le sec­teur por­teur mais pion­nier du ser­vice nu­mé­rique à la per­sonne. Les do­cu­ments trans­mis mettent en avant le dy­na­misme des di­ri­geants. L’en­seigne n’est plus une jeune fran­chise. Pour au­tant, cer­tains points né­ces­sitent un éclai­rage.

1 – Mo­dèle éco­no­mique

Sur la pla­quette Fran­chise, vous in­di­quez un mo­dèle éco­no­mique al­lé­chant de 62 000 eu­ros par em­ployé pour un ré­sul­tat d’ex­ploi­ta­tion de 32 % ! Ce qui me gêne est l’in­ti­tu­lé de la source qui cite “à titre in­di­ca­tif”. Ne pen­sez-vous pas pré­fé­rable d’être plus pré­cis sur ce chiffre, ou plu­tôt de don­ner les moyennes ac­tuelles du ré­seau dans sa glo­ba­li­té ?

La ré­ponse de Vincent Bon­net, res­pon­sable du dé­ve­lop­pe­ment de Doc­teur Or­di­na­teur :

Les si­tua­tions sont très dif­fé­rentes d’un can­di­dat à l’autre. Si l’un d’entre eux part de zé­ro, sans au­cun client, et qu’il suit nos pré­co­ni­sa­tions, nous pen­sons qu’il peut réa­li­ser ces chiffres, ils sont à sa por­tée. D’un autre cô­té, si un fran­chi­sé qui nous re­joint tra­vaille avec 5 tech­ni­ciens et a dé­jà pi­gnon sur rue, on aborde les choses dif­fé­rem­ment, en équi­valent temps plein (EQVT). Un sa­la­rié qui tra­vaille en EQTP vous rap­por­te­ra tant, et on dé­taille dans le DIP comment on ar­rive à ces chiffres-là et en com­bien de temps.

2- États de mar­ché

Concer­nant les états de mar­ché, nous no­tons que l’état gé­né­ral est com­plet, il date par­fois et il est sou­vent in­for­ma­tif sur le mé­tier, il mé­ri­te­rait d’être mis à jour et plus fac­tuel. Plus en­nuyeux, l’état lo­cal de mar­ché se ré­sume à la simple dé­li­vrance d’une mé­thode de construc­tion de ce do­cu­ment. S’il est in­té­res­sant de sen­si­bi­li­ser le can­di­dat à l’im­por­tance de bien connaître son mar­ché, il n’en de­meure pas moins que c’est au fran­chi­seur de réa­li­ser cet état de mar­ché, comme le pré­cise le dé­cret d’ap­pli­ca­tion de la loi Dou­bin.

La ré­ponse de V. Bon­net :

Pour l’état gé­né­ral de mar­ché, nous n’avons pas trou­vé d’élé­ments plus ré­cents. Si une im­por­tante étude était pu­bliée sur le sec­teur, nous pour­rions alors nous ap­puyer des­sus et mo­der­ni­ser les don­nées. Concer­nant l’état lo­cal, les zones de cha­lan­dise ne sont pas toutes les mêmes. Si vous si­gnez une fran­chise à Nice, votre zone de cha­lan­dise se­ra très dif­fé­rente d’une ins­tal­la­tion au fin fond de la Cor­rèze. Comme nous tra­vaillons sur une ac­ti­vi­té de ser­vice de proxi­mi­té, il faut faire l’ana­lyse au cas par cas, fran­chi­sé par fran­chi­sé. C’est aus­si au par­te­naire de me­ner ce tra­vail*.

3 - Conclu­sion

En syn­thèse, les élé­ments mar­ke­ting mis en oeuvre dans les do­cu­ments trans­mis ne doivent pas se sub­sti­tuer à une in­for­ma­tion fiable, com­plète et à jour.

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