Une jour­née avec…

Ouas­sim Ben Ha­ziz, fran­chi­sé l’Orange Bleue

L'Officiel de La Franchise - - SOMMAIRE - Ju­lie Fal­coz

Si le club est ou­vert de­puis 7h, Ouas­sim Ben Ha­ziz ar­rive en gé­né­ral vers 9h. “Il n’y a au­cune jour­née type. À chaque fois, il se passe des choses qui ne sont pas pré­vues”, in­siste-t-il. Ce ma­tin, c’était une ca­mé­ra de sur­veillance qui s’était dé­pla­cée et un sou­ci tech­nique dans le ves­tiaire mas­cu­lin. Le mul­ti-fran­chi­sé a ou­vert la seule et unique salle de sport à La Cour­neuve en sep­tembre 2016 et une se­conde à Sar­celles en jan­vier 2017. Chef d’une en­tre­prise de té­lé­com de­puis une di­zaine d’an­nées, il vou­lait se di­ver­si­fier grâce à un concept clé en main pour ga­gner du temps : “Pour­quoi le faire tout seul quand d’autres connaissent le mé­tier de­puis 20 ans ? D’au­tant que L’Orange Bleue est une vé­ri­table tête de ré­seau, avec une vraie struc­ture do­tée d’une cen­taine de per­sonnes”. Son ob­jec- tif ? Ou­vrir un club par an, lui qui “pra­tique le sport sans être un fan ab­so­lu de fit­ness non plus”.

Pen­dant qu’il est à l’ac­cueil, un client ar­rive. Ils se disent bon­jour cha­leu­reu­se­ment. Ce der­nier n’était pas ve­nu de­puis plu­sieurs se­maines. “Après trois se­maines d’ab­sence, nous re­ce­vons une alerte. C’est le mo­ment pour l’un des coachs de rap­pe­ler le client pour le re­mo­ti­ver et sou­vent, ils re­viennent”, pré­cise-t-il. Pen­dant qu’une di­zaine de per­sonnes s’af­fairent sur les ma­chines et que des cours col­lec­tifs dé­marrent, Ouas­sim Ben Ha­ziz en pro­fite pour re­mon­ter dans son bu­reau et gé­rer l’ad­mi­nis­tra­tif. Les coups de fil s’en­chaînent. Un des col­la­bo­ra­teurs de l’autre club n’est pas en­core ar­ri­vé. Il faut ap­pe­ler le ser­vice com­mu­ni­ca­tion de la tête de ré­seau pour une his­toire de pro­lon­ga­tion de cam­pagnes de pro­mo­tions. Là, le comp­table pour vé­ri­fier que l’ar­rêt de la mu­tuelle d’une col­la­bo­ra­trice par­tie en sep­tembre est ef­fec­tif. “Il y a beau­coup de tâches ad­mi­nis­tra­tives. Être chef d’en­tre­prise, c’est oc­cu­per plu­sieurs postes à la fois”.

À l’étage en-des­sous, la salle de sport com­mence à se vi­der pe­tit à pe­tit. Le fran­chi­sé en pro­fite pour re­mettre les ma­chines en place, ran­ger les poids qui traînent et vé­ri­fier l’état des ves­tiaires mas­cu­lins. “Je suis un peu ma­niaque mais je trouve im­por­tant de gar­der le club propre et ran­gé”. La fré­quen­ta­tion dé­pend for­te­ment de l’heure de la jour­née : il y a un peu de monde en mi­lieu de ma­ti­née, un peu plus à la pause dé­jeu­ner entre 12h30 et 14h, avec un creux

en mi­lieu d’après-mi­di et c’est presque plein entre 17h et 22h. Dans cha­cun de ses clubs, il y a deux coachs qui as­surent le sui­vi sur les ma­chines mais éga­le­ment les cours col­lec­tifs, qui changent tous les deux mois. “Dans la me­sure où je veux me dé­ve­lop­per, j’avais vrai­ment be­soin de pro­cess et d’un concept clé en main pour ga­gner du temps. Puis, 400 clubs en France, ce­la ras­sure les clients. Ce­la donne une cer­taine struc­ture”.

Après le dé­jeu­ner, la jeune fille de l’ac­cueil prend sa pause pour man­ger. Ouas­sim Ben Ha­ziz la rem­place alors et re­çoit les clients. À chaque fois, les échanges sont cha­leu­reux. “Il faut don­ner du sens à son ac­ti­vi­té. On ne fait pas ça juste pour faire du com­merce. On crée du lien so­cial. Je suis ra­vi quand des dia­bé­tiques main­tiennent leur taux d’in­su­line grâce au sport, que des per­sonnes âgées viennent pour par­ler et que d’autres se trans­forment phy­si­que­ment. Nous sommes très proches de nos adhé­rents. C’est la phi­lo­so­phie de L’Orange Bleue” ajoute-t-il. Chaque mois, une soi­rée est or­ga­ni­sée au sein du club

pour se re­trou­ver et échan­ger avec un thème dif­fé­rent. Ouas­sim Ben Ha­ziz a fait le choix de s’ins­tal­ler à La Cour­neuve pour “ap­por­ter un ser­vice de qua­li­té dans un lieu où il n’y en a pas”. Par e-mail, des de­mandes de séances dé­cou­verte gra­tuites tombent, il rap­pelle chaque per­sonne dans la fou­lée pour se mettre d’ac­cord sur une date. Plus tard, il en pro­fite pour mettre à jour les dos­siers des nou­veaux adhé­rents en ra­jou­tant leurs pho­tos.

Le deuxième coach ar­rive. Sa mis­sion, en plus d’ac­com­pa­gner les adhé­rents, se­ra d’ap­pe­ler ceux ayant fait des de­mandes de ré­si­lia­tion, “on n’aime pas ça”. Dans ces cas-là, le coach iden­ti­fie la rai­son et pro­pose éven­tuel­le­ment une offre com­mer­ciale. “Après ça, sou­vent leur mo­ti­va­tion re­vient !”

Dé­part pour la salle de Sar­celles : “Je n’y suis pas al­lé hier donc au­jourd’hui, c’est obli­ga­toire ! Je ne m’éloigne ja­mais trop. Même si on est au cou­rant de tout grâce à des comptes-ren­dus quo­ti­diens. C’est bien que les sa­la­riés nous voient. Et pour les adhé­rents éga­le­ment”. La salle de Sar­celles est bien plus grande que celle de La Cour­neuve. À cette heure-ci, c’est plu­tôt calme. Le fran­chi­sé en pro­fite pour faire un long point avec le res­pon­sable de cette salle à qui il donne une longue liste de choses à faire. Il le briefe éga­le­ment pour une im­por­tante cam­pagne de mai­lings des­ti­née à re­cru­ter de nou­veaux adhé­rents dans les villes li­mi­trophes des salles en leur pro­po­sant la pro­lon­ga­tion de la pro­mo­tion de ren­trée de L’Orange Bleue. Une cam­pagne té­lé­pho­nique est éga­le­ment en cours, le res­pon­sable de la salle at­tend une ving­taine de ren­dez-vous les pro­chains jours.

La fin d’après-mi­di est consa­crée à l’ac­cueil de la salle de Sar­celles et à la vente. De nom­breux pros­pects passent se ren­sei­gner pour une éven­tuelle adhé­sion. Au­jourd’hui, Ouas­sim Ben Ha­ziz ter­mine vers 20h : “Mais je ne sais ja­mais vrai­ment quand je vais fi­nir ma jour­née”.

Quand Ouas­sim Ben Ha­ziz est au bu­reau, il gère les ap­pels té­lé­pho­niques et les e-mails à trai­ter… Une jour­née avec

Le fran­chi­sé ex­plique à l’une de ses col­la­bo­ra­trices comment mettre à jour les dos­siers des clients.

Pe­tit tour dans les ves­tiaires mas­cu­lins pour re­mettre de l’ordre.

La salle de Sar­celles.

Au coach (à droite) de rap­pe­ler les clients ayant fait des de­mandes de ré­si­lia­tion.

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