Le concert du rap­peur Médine au Bataclan di­vise la ma­jo­ri­té

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IN­TER­RO­GÉ à l’As­sem­blée sur la pro­gram­ma­tion du rap­peur Médine au Bataclan, Gérard Collomb a as­su­ré mer­cre­di que le gou­ver­ne­ment sau­rait « prendre ses res­pon­sa­bi­li­tés ». « Tout ce qui peut ame­ner un trouble à l’ordre pu­blic peut, dans les li­mites de la loi, pou­voir trou­ver une in­ter­dic­tion », a-t-il étayé, sus­ci­tant l’ap­pro­ba­tion à droite et à l’extrême droite. « C’est la ju­ris­pru­dence Dieu­don­né, dé­ve­loppe son en­tou­rage. Il faut at­tendre les pre­miers concerts pour voir si l’on peut in­ter­dire. »

Mais au sein de la ma­jo­ri­té, le son de cloche dif­fère. « In­utile de faire de la pu­bli­ci­té aux cen­seurs : voi­là la po­si­tion ma­jo­ri­taire à La Ré­pu­blique en marche », s’exas­père Sa­cha Hou­lié. « In­ter­dire est le meilleur moyen de di­vi­ser, ana- lyse, quant à lui, Au­ré­lien Ta­ché (LREM). On fait dire beau­coup de choses à un cou­plet alors que Médine en a écrit des di­zaines pour dé­non­cer l’is­la­misme. On se pose moins de ques­tions avec un Zem­mour : cer­tains sont au­to­ri­sés à par­ler et d’autres non, voi­là ce qui est in­ad­mis­sible. »

De­puis di­manche, la droite et l’extrême droite dé­noncent la te­nue du concert en octobre pro­chain dans la salle où ont pé­ri 90 per­sonnes le 13 novembre 2015. Le chan­teur avait in­ti­tu­lé un al­bum « Ji­had » en 2005 et écrit la chan­son « Don’t Laïk » peu avant l’at­ten­tat de janvier 2015. Sur Twit­ter, il a re­nou­ve­lé ses « condam­na­tions pas­sées à l’égard de toutes les at­taques ter­ro­ristes » et a dé­non­cé « toutes formes de ra­di­ca­lisme ».

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