MAR­CHÉS

L'Opinion - - Protection Sociale Des Indépendants - Mike Bird

ron 4,59 mil­liards de dol­lars fin oc­tobre. « Nous irions jus­qu’à dire que cette zone du mar­ché est en train de de­ve­nir un en­droit in­té­res­sant pour shor­ter. »

M. Mit­chell a dé­cla­ré qu’il en­vi­sa­geait de vendre à dé­cou­vert ou de pa­rier contre des ac­tions étroi­te­ment liées à la san­té de l’éco­no­mie amé­ri­caine, telles que les dis­tri­bu­teurs et les so­cié­tés de trans­port, sans nom­mer d’ob­jec­tifs pré­cis. En re­vanche, dans les pays en dé­ve­lop­pe­ment d’Asie et d’Europe oc­ci­den­tale, il dé­tient dé­jà da­van­tage d’ac­tions ex­po­sées à la vi­gueur de leurs éco­no­mies na­tio­nales.

Au dé­but du qua­trième tri­mestre de l’an­née, plus de 60% de son exposition « longue » aux ac­tions était consa­crée aux ac­tions asia­tiques et eu­ro­péennes. Les po­si­tions longues peuvent être des pla­ce­ments tra­di­tion­nels ou d’autres pa­ris qui sont pro­fi­tables lorsque les ac­tions d’une so­cié­té prennent de la va­leur.

Les cher­cheurs de Mor­gan Stan­ley ont ré­cem­ment évo­lué en fa­veur d’une sous-pon­dé­ra­tion des ac­tions amé­ri­caines, en re­com­man­dant aux clients de dé­te­nir des po­si­tions in­fé­rieures aux in­dices de référence mon­diaux qu’ils suivent. A l’in­verse, l’équipe de la banque sur­pon­dère dé­sor­mais les ac­tions au Ja­pon et dans les mar­chés émer­gents, sou­li­gnant les op­por­tu­ni­tés of­fertes par les va­leurs fi­nan­cières et les ma­tières pre­mières, ain­si que par l’Inde, le Bré­sil, la Thaï­lande et l’In­do­né­sie. Se­lon les stra­té­gistes de la banque, les ac­tions hors des Etats-Unis sont « ex­cep­tion­nel­le­ment bon mar­ché » par rap­port aux ac­tions amé­ri­caines. Se­lon eux, un dol­lar plus faible, une po­li­tique éco­no­mique plus sti­mu­lante de la part de Pé­kin et une éven­tuelle dé­tente du com­merce pour­raient sou­te­nir les ac­tions non amé­ri­caines en 2019.

Au cours des der­nières an­nées, des in­ves­tis­seurs op­ti­mistes ont mi­sé sur les ac­tions des so­cié­tés amé­ri­caines à un rythme plus ra­pide que ce­lui de la hausse de leurs bé­né­fices. Ce­la a conduit à des va­lo­ri­sa­tions éle­vées - une pré­oc­cu­pa­tion sou­vent ex­pri­mée par les in­ves­tis­seurs qui tentent de dé­ter­mi­ner com­ment ils vont in­ves­tir dans l’an­née à ve­nir.

En sep­tembre, le cours des ac­tions amé­ri­caines s’éta­blis­sait à 17,4 fois les bé­né­fices at­ten­dus au cours des 12 pro­chains mois, contre 12,95 fois les bé­né­fices pour les ac­tions étran­gères, se­lon les in­dices FactSet, qui couvrent des di­zaines de mil­liers de so­cié­tés co­tées. Cet écart a di­mi­nué de­puis mais reste im­por­tant par rap­port aux der­nières dé­cen­nies.

Ce n’est pas seu­le­ment la pré­émi­nence de géants de la high­tech for­te­ment va­lo­ri­sés, tels que Fa­ce­book et Apple, qui rend le mar­ché amé­ri­cain plus coû­teux. La plu­part des sec­teurs sont plus chers qu’ailleurs dans le monde, comme le montrent les in­dices FactSet. Les so­cié­tés in­dus­trielles telles qu’Hal­li­bur­ton et Schlum­ber­ger ob­tiennent la prime la plus éle­vée par rap­port à leurs ri­vaux étran­gers, avec des va­lo­ri­sa­tions su­pé­rieures d’en­vi­ron 50%.

Néan­moins, des in­ves­tis­seurs se sont dé­jà brû­lés par le pas­sé après avoir quit­té les EtatsU­nis pour des mar­chés ex­té­rieurs. Ex­pri­mé en dol­lars, un in­ves­tis­se­ment dans le S&P 500 il y a dix ans au­rait rap­por­té en­vi­ron 278% aux in­ves­tis­seurs. Le même in­ves­tis­se­ment dans le MSCI All Country World In­dex, hors ac­tions amé­ri­caines, au­rait pro­cu­ré à son ache­teur un ren­de­ment de 120%.

Ar­no La­wrenz, stra­té­giste glo­bal in­ves­tis­se­ment chez Ash­bur­ton In­vest­ments, es­time qu’aux Etats-Unis « les pers­pec­tives de bé­né­fices res­tent su­pé­rieures à celles de la plu­part des autres ré­gions. » Le Glo­bal Growth Fund de la so­cié­té a por­té ses avoirs en ac­tions amé­ri­caines à 34,3% du por­te­feuille, en hausse de 4,5% par rap­port à sep­tembre, et a ré­duit son exposition à l’Europe, au Ja­pon, au reste de l’Asie et, plus lar­ge­ment, aux mar­chés émer­gents. M. La­wrenz dé­clare qu’Ash­bur­ton se mé­fie tou­jours des sec­teurs les plus va­lo­ri­sés des États-Unis, tels que les tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­tion.

D’autres in­ves­tis­seurs ont conver­ti leurs avoirs en ac­tions amé­ri­caines moins chères. Da­niel White, ges­tion­naire de fonds chez M & G spé­cia­li­sé dans les ac­tions nord-amé­ri­caines, dé­tient une pe­tite po­si­tion dans Al­pha­bet, la so­cié­té mère de Google, mais ne pos­sède si­non au­cune ac­tion dans Fa­ce­book, Ama­zon, Apple ou Net­flix, les autres membres du groupe FAANG. A la place, M. White in­ves­tit dans des titres moins coû­teux de ma­té­riel in­for­ma­tique et de se­mi-conduc­teurs.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.