LA RE­CRUE FLO­RIAN CAZENAVE

L'Univers du Rugby - - UNION BORDEAUX- BÈGLES -

OEil de verre, homme de fer En juillet 2013, la car­rière de Flo­rian Cazenave bas­cule et toute sa vie avec. Au cours d’une fe­ria, il est vic­time d’un ac­ci­dent qui lui coûte son oeil gauche. On lui in­ter­dit alors de pour­suivre sa car­rière en France. Le de­mi de mê­lée est contraint de quit­ter Per­pi­gnan et de s’exi­ler en Ita­lie. Il dé­cide de por­ter les cou­leurs de Reg­gio Emi­lia ain­si que des lu­nettes de pro­tec­tion. Pas d’autre choix pour pou­voir conti­nuer à vivre sa pas­sion. Ra­pi­de­ment, il de­vient l’un des cadres de prendre la re­lève en ma­tière de lea­der­ship et mon­trer l’exemple. » L’an­cien pi­lier se montre sa­tis­fait du re­cru­te­ment des Blancs et Noirs, qui se sont une nou­velle fois in­té­res­sés à l’état d’es­prit des ar­ri­vants ( l’une des va­leurs du club cor­ré­zien). Qua­torze re­crues avec des pro­fils ci­blés - le Nar­bon­nais Etienne Her­jean était sui­vi de­puis long­temps. Des gar­çons re­van­chards pour cer­tains, à l’image de Sa­muel Marques, Fé­lix Le Bou­rhis ou Flo­rian Cazenave. « Nous pour­rons éga­le­ment comp­ter sur les re­tours de Peet Ma­rais et Al­fie Ma­fi, qui n’ont qua­si­ment pas joué, rap­pelle Di­dier Ca­sa­deï. On n’a pas été épar­gnés par les pé­pins mais ce­la a per­mis au staff d’ou­vrir le groupe et à des jeunes de faire leur trou. » Le coach se fé­li­cite ain­si de l’émer­gence du deuxième ligne Jan Uys et des quelques matches du jeune pi­lier Vi­vien De­visme. De quoi conso­li­der la pro­gres­sion d’un groupe qui prend goût au suc­cès, même si le prag­ma­tisme de l’en­traî­neur bri­viste calme les ar­deurs. « En­core une fois, sans in­ves­tis­se­ment quo­ti­dien, ce­la ne peut pas mar­cher. L’ob­jec­tif est là, dans l’amé­lio­ra­tion au quo­ti­dien, alors qu’on entre dans 300 à 320 jours de com­pé­ti­tion. On at­tend des joueurs qu’ils soient exi­geants en­vers eux- mêmes et que l’état d’es­prit reste le même, cette an­née, avec des lea­ders qui montrent la voie à suivre. » Tra­vail et es­prit de groupe : des va­leurs qui ont pour l’ins­tant réus­si au CABCL. Un club qui es­père en­fin pous­ser la porte des phases fi­nales ! l’équipe. Mieux : il par­vient à rem­por­ter le cham­pion­nat de D2 en tant que joueu­ren­traî­neur. En trois sai­sons pas­sées à Reg­gio Emi­lia, Cazenave a su créer une re­la­tion qua­si fu­sion­nelle avec ses co­équi­piers. Ces der­niers ont mal vé­cu son dé­part tant Flo­rian avait su se rendre in­dis­pen­sable. Pour la sai­son à ve­nir, Ber­nard La­porte lui a ou­vert les portes du Top 14 puisque le port de lu­nettes est dé­sor­mais au­to­ri­sé. Brive a sau­té sur l’oc­ca­sion en le re­cru­tant. A 27 ans, le na­tif de Tarbes est re­ve­nu sur son ac­ci­dent avec lu­ci­di­té : « Après ma bles­sure, j’ai dû re­par­tir de zé­ro. Ce nou­veau dé­part, ça a été Reg­gio. » Il re­trouve le cham­pion­nat qui l’a fait connaître et dont il a rem­por­té la plus haute dis­tinc­tion : le bou­clier de Bren­nus, en 2009 avec Per­pi­gnan. Pas usur­pé pour un tel guer­rier.

« NOUS AVONS PRIS BEAU­COUP MOINS DE BO­NUS QUE LES AUTRES ÉQUIPES ET SUR­TOUT, AU­CUN BO­NUS OF­FEN­SIF. IL EST CER­TAIN QU’IL FAU­DRA S’AMÉ­LIO­RER, PAS SEULE­MENT OF­FEN­SI­VE­MENT » DI­DIER CA­SA­DEÏ

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