Une solution contre les risques d’inon­da­tions

L'Yonne Républicaine (Sénonais) - - Yonne Actualités -

Ins­tal­lés en amont des ré­seaux d’eaux plu­viales ou usées, les bassins d’orage per­mettent de sto­cker les ex­cé­dents d’eau, avant qu’elle ne re­trouve le che­min des ré­seaux.

Cer­tains sont vi­sibles, d’autres non. Sont équi­pés de sys­tèmes plus éla­bo­rés, ou se nichent sous les voi­ries des centres­villes. « À Auxerre, nous avons une di­zaine de bassins d’orage. Qui, pour évi­ter d’avoir à créer des ré­seaux trop im­por­tants, per­mettent de sto­cker l’eau en amont et de la re­dé­ployer pro­gres­si­ve­ment dans le ré­seau, en fonc­tion de ses ca­pa­ci­tés ».

Au sein des ser­vices de la Ville, on es­time être « bon élève ». « De­puis plu­sieurs an­nées, un in­ves­tis­se­ment im­por­tant est consa­cré à ces amé­na­ge­ments. » Pour ren­for­cer ceux exis­tants, ou pour en créer de nou­veaux. INS­TAL­LA­TION.

Der­nier en date ? Ce­lui si­tué sous l’ave­nue Den­fer­Ro­che­reau. « Où le bas­sin d’orage a été ins­tal­lé avant les tra­vaux de ré­no­va­tion, sous la voi­rie, faute de grande place ou de grande sur­face en centre­ville pour l’ins­tal­ler en plein air. »

Car tous les bassins d’orage ne se res­semblent pas. « Sous le par­king de la Chaî­nette, l’ins­tal­la­tion est plus so­phis­ti­quée, note le pre­mier ad­joint au maire d’Auxerre, Guy Pa­ris, en charge de l’ur­ba­nisme et des tra­vaux. Sur ce­lui­là est ins­tal­lé un sys­tème de vannes au­to­ma­tiques qui orientent l’eau vers le bas­sin d’orage lorsque les dé­bits sont trop im­por­tants et qui re­lâ­che­ront ul­té­rieu­re­ment ces dé­bits vers la sta­tion, qui pour­ra jouer son rôle plus fa­ci­le­ment. D’autres sont plus mo­destes, comme ce­lui des Cas­soirs, dans le quar­tier des Bri­chères. Il s’agit de bas­sin à ciel ou­vert que l’on voit se rem­plir et qui, par un sys­tème de vase com­mu­ni­quant, dé­verse son conte­nu de ma­nière na­tu­relle, dans les ré­seaux et jus­qu’à la sta­tion d’épu­ra­tion ».

Une dis­tinc­tion d’ins­tal­ la­tion prin­ci­pa­le­ment liée à la na­ture des eaux concer­nées, et des ré­seaux : d’eau plu­viale, ou usée. « D’autres ré­seaux dits “uni­taires” mé­langent les deux. Dans ce cas­là, l’eau doit être sto­ckée dans un en­droit spé­ci­fique, pas à l’air libre. » Comme c’est le cas à Chaî­nette, par exemple.

Im­plan­tés se­lon une carte de zo­nage, les bassins d’orage sont aus­si la solution, face à l’évo­lu­tion de l’en­vi­ron­ne­ment ur­bain. « Nous n’avions pas vu d’orages de cette in­ten­si­té de­puis long­temps. Nos ré­seaux n’ont pas été cal­cu­lés pour ac­cueillir des dé­bits de ce type­là, com­plète Guy Pa­ris. Pa­ral­lè­le­ment à ce­la, nous avons aus­si l’ur­ba­ni­sa­tion, la construc­tion de par­kings et d’im­meubles qui rendent le sol plus per­méable. Et c’est un vrai su­jet, dans le cadre du re­nou­vel­le­ment ur­bain, que de re­créer, de pen­ser à des amé­na­ge­ments autres qui per­met­traient de frei­ner un peu les dé­bits lors des orages et fa­vo­ri­ser l’in­fil­tra­tion. »

PHO­TO D’AR­CHIVES FLO­RIAN SA­LESSE

ville. Le bas­sin d’orages de la Chai­nette, à Auxerre, est l’un des plus so­phis­ti­qués de la

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