Il y a deux ans, James Zhou pre­nait les rênes de l’AJA

Le mil­liar­daire chi­nois fête ses deux ans à la tête du club auxer­rois ce sa­me­di

L'Yonne Républicaine (Sénonais) - - La Une - Ju­lien Ben Boua­li ju­lien.ben­boua­li@cen­tre­france.com

Le 13 oc­tobre 2016, James Zhou ra­che­tait l’AJA pour sept mil­lions d’eu­ros. Deux ans plus tard, si l’homme d’af­faires chi­nois n’a pas en­core pu réa­li­ser tout ce qu’il sou­hai­tait, il n’en a pas per­du l’en­vie.

Alors que James Zhou souffle ses deux bou­gies avec l’AJA, l’heure a son­né de re­gar­der dans le ré­tro. Si tout ne s’est pas en­core pas­sé comme pré­vu, le mil­liar­daire chi­nois n’a pas per­du es­poir.

33.750.000 eu­ros in­ves­tis

À com­men­cer par le spor­tif. Le jour du ra­chat, l’AJA vé­gé­tait à la 19e place de Ligue 2. Ce qui n’em­pê­chait pas James Zhou d’évo­quer « la re­mon­tée en Ligue 1 le plus ra­pi­de­ment pos­sible. D’ici deux ou trois ans ». Deux ans, deux pré­si­dents et trois en­traî­neurs plus tard, l’AJA est tou­jours en Ligue 2. Et tou­jours en bas de ta­bleau. Fâ­cheux alors que l’homme d’af­faires a dé­bour­sé près de 34 mil­lions d’eu­ros. « Il n’est pas content, mais s’il me di­sait le contraire, il y au­rait un sou­ci », re­con­naît Fran­cis Graille, le pré­

sident de l’AJA en contact di­rect avec son pa­tron. « Il ne cache pas son mé­con­ten­te­ment, mais il n’a pas per­du confiance. »

Très vite après son ar­ri­vée à Auxerre, l’en­tou­rage de l’homme d’af­faires chi­nois a évo­qué la pos­sible construc­tion d’un hô­tel ou d’in­ves­tir dans les vi­gnobles. De­puis, plus rien. À l’ex­cep­tion du club, James Zhou ne pos­sède rien dans l’Yonne. De quoi faire craindre, pour les plus pes­si­mistes, à un pos­sible dé­part aus­si sou­dain que son ar­ri­vée. « Il a un bien im­mo­bi­lier énorme, il a l’AJA et il y a fait de nom­breux in­ves­tis­se­ments bien au­de­là de ce qui était pré­vu », ré­torque Fran­cis Graille avant de confir­mer un en­ga­ge­ment pris par son pa­tron de­vant la DNCG, l’or­gane fi­nan­cier du foot­ball fran­çais. « Il s’est fi­nan­ciè­re­ment en­ga­gé à res­ter, au mi­ni­mum, jus­qu’à la fin de la sai­son 2020. Tout n’a pas réus­si en­core, mais il y a beau­coup de choses qui marchent et qui avancent de­puis son ar­ri­vée. » Ce n’est pas tou­jours le plus vi­sible, ce qui ne veut pas dire que ce n’est pas po­si­tif. « Il vou­lait que les re­la­tions avec l’As­so­cia­tion avancent et ça se fait (lire par

ailleurs). Dans les re­la­tions avec la mai­rie et le con­seil ré­gio­nal, ça va beau­coup mieux. Il y avait beau­coup de pro­blèmes qui sont ré­so­lus de­puis », in­siste Fran­cis Graille.

Bien­tôt à l’heure de Chine

Reste à for­ma­li­ser la pas­se­relle entre Auxerre et la Chine qui semble tar­der à vé­ri­ta­ble­ment s’éta­blir. « Ça prend du temps, mais tout est lan­cé. Le centre in­ter­na­tio­nal de for­ma­tion à Auxerre, on y tra­vaille ac­ti­ve­ment. C’est d’ac­tua­li­té », pré­vient le pré­sident de l’AJA.

Et quid de l’Aca­dé­mie AJA à Beng­bu en Chine ? « Il n’y a au­cun pro­blème, mais c’est long. Les re­cru­te­ments ont été lan­cés. C’est en très bonne voie. »

En at­ten­dant, c’est à Auxerre que l’AJA pour­rait ra­pi­de­ment prendre l’ac­cent chi­nois ré­vèle Fran­cis Graille. « On cherche à re­cru­ter un joueur chi­nois, on y tra­vaille. On au­ra sans doute éga­le­ment une Chi­noise dans l’équipe fé­mi­nine. »

De quoi ré­pondre à une des prio­ri­tés de James Zhou au mo­ment du ra­chat du club.

J. FULLERINGER

SOU­VE­NIR. C’est écharpe de l’AJA sur les épaules que James Zhou avait don­né sa pre­mière in­ter­view.

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