L’Amé­ri­caine Oni Lat­tin, une re­crue vi­ta­mi­née pour le Sens OC

L'Yonne Républicaine (Sénonais) - - La Une - Par Florent Ley­bros florent.ley­bros@cen­tre­france.com

Née à Hous­ton, for­mée à l’uni­ver­si­té du Co­lo­ra­do et pas­sé par la Suède et la Fin­lande, la nou­velle cen­trale des Lionnes Oni Lat­tin, 26 ans, re­vient sur ses pre­miers pas en France.

■ Pour­quoi avoir choi­si de jouer au vol­ley-ball ? C’est une drôle d’his­toire (rires). J’ai joué au bas­ket­ball pen­dant de nom­breuses an­nées. Un jour au ly­cée, l’en­traî­neuse de vol­ley­ball s’est ap­pro­chée de moi et m’a lan­cé : « Hey, ça te di­rait de jouer au vol­ley ? » Je lui ai ré­pon­du que je n’y avais ja­mais joué de ma vie, que je ne sa­vais pas si j’au­rai le ni­veau… Elle a alors ajou­té : « Tu au­ras be­soin de moins cou­rir qu’au bas­ket ! » Et là j’ai dit ok alors fonce ! Évi­dem­ment c’était faux, mais une fois sur le par­quet, je suis de­ve­nue amou­reuse de ce sport.

Pour­quoi avoir op­té pour Sens cet été ? J’aime beau­coup l’en­droit. J’aime être proche de Pa­ris mais aus­si l’am­biance de pe­tite ville qu’il y a ici. J’ai tout de suite été fan du sou­tien de la ville et de toute l’éner­gie po­si­tive qu’il y a. J’ai de bonnes sen­sa­tions, je pense vrai­ment que Sens est the place to be.

Quelles sont les prin­ci­pales dif­fé­rences entre le cham­pion­nat fran­çais et ceux que vous avez connus jusque-là ? J’ai joué en Suède et Fin­lande, les pays nor­diques sont vrai­ment à part (rires). Une des plus grandes dif­fé­rences en France, c’est le style de jeu. On a plus de li­ber­tés alors que dans les autres pays c’est vrai­ment strict. C’est une belle op­por­tu­ni­té pour moi, je pense que cette ex­pé­rience va m’ai­der à faire de moi une meilleure joueuse.

Comment se passe votre in­té­gra­tion ? Quel est votre sen­ti­ment sur la vie ici ? Ce­la a été un peu dif­fi­cile pour moi parce que je ne parle pas fran­çais. Les dif­fé­rentes cultures entre toutes les joueuses n’ont pas été simples à ap­pré­hen­der, mais mes co­équi­pières m’ont beau­coup ai­dée. Sans elles, j’aurais pu être dans une si­tua­tion bien pire.

Au ni­veau de l’am­biance, il y a beau­coup de res­pect dans l’équipe, nous nous ai­mons tous et ça se res­sent sur le par­quet. Le pu­blic nous sou­tient énor­mé­ment, il y a beau­coup d’amour ici, c’est gé­nial. Après, j’adore la vie en France. Les rues, les bâ­ti­ments… Que ce soit à Sens ou ailleurs. C’est tel­le­ment beau, j’ai beau­coup de chance d’être ici !

Êtes-vous sur­prise par le dé­but de sai­son de votre équipe ? Quelles am­bi­tions avez-vous pour la suite ? Non car je n’avais au­cune at­tente par­ti­cu­lière en ar­ri­vant. Je suis très sa­tis­faite de notre ni­veau jus­qu’à pré­sent. Jouer et tra­vailler pour l’équipe est le plus im­por­tant, c’est ce que nous réus­sis­sons à faire. J’ai­me­rais ac­cé­der au plus haut ni­veau, nous avons l’équipe pour.

PHOTO JÉRÉMIE FULLERINGER

SOU­RIRE. Oni Lat­tin trans­met sa joie de vivre sur le par­quet sé­no­nais de­puis son ar­ri­vée.

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