Gé­né­ra­tion do­rée ?

Méthode 80 - 20 - - APERÇU -

Autre point qui marque cette gé­né­ra­tion c’est le prag­ma­tisme dont elle fait preuve. Cette gé­né­ra­tion Z prend ses propres dé­ci­sions et as­sume les consé­quences de ces actes, c’est pour­quoi l’en­tre­pre­na­riat est une sorte d’évi­dence pour eux. Il est aus­si à no­ter que les sla­shers sont des pas­sion­nés, 84.5% d’entre eux choi­si­raient leur mé­tier par pas­sion et non par rai­son.

Tous ces élé­ments sont liés à des fac­teurs so­cio-éco­no­miques. La crise qui traîne de­puis des an­nées pousse cette gé­né­ra­tion à vou­loir chan­ger les choses, et ne plus sim­ple­ment cor­res­pondre à un mo­del préa­la­ble­ment éta­bli pour eux, mais créer le leur, puis­qu’ils ont le sen­ti­ment de ne pou­voir comp­ter que sur eux-mêmes.

La gé­né­ra­tion Z, une vie au plu­riel.

Quel est le genre de mé­tiers dont ont en­vie de pra­ti­quer les Z ? La ré­ponse est as­sez simple : tous. Ils ont de l’am­bi­tion, qu’ils es­timent à 7/10, ce­pen­dant, cette am­bi­tion ne doit pas se faire au dé­tri­ment de leur vie per­son­nelle. Ils comptent bien pro­fi­ter de leur vie en de­hors de l’en­tre­prise. La gé­né­ra­tion Z est donc en quête d’une belle car­rière mais d’une vie per­son­nelle épa­nouie. Rap­pe­lons que la gé­né­ra­tion Z se consi­dère comme son propre en­tre­pre­neur !

Mais alors qu’est ce que la gé­né­ra­tion Z at­tend de l’en­tre­prise ?

De l’amu­se­ment : la gé­né­ra­tion Z in­tègre la di­men­sion plai­sir dans ses choix, la vie est courte il faut pro­fi­ter de chaque ins­tant,

De l’éthique : les en­tre­prises de­vront pour mé­na­ger leur marque em­ployeur mettre en place une vé­ri­table po­li­tique de RSE qui est un fac­teur dé­ci­sif pour 21% des ré­pon­dants,

De l’in­ter­na­tio­nal : se­conde gé­né­ra­tion de­puis la mon­dia­li­sa­tion, il n’est que peu sur­pre­nant de voir que 37% des Z consi­dèrent comme im­por­tant la pos­si­bi­li­té de voya­ger dans le cadre de leur tra­vail, et que 69% d’entre eux clament leur en­vie de tra­vailler à l’étran­ger.

De la va­rié­té : cette gé­né­ra­tion pour qui tout va plus vite, a be­soin de nou­veau­té en per­ma­nence. Elle veut pou­voir chan­ger de mis­sions voir de sec­teur d’ac­ti­vi­té aus­si sim­ple­ment que de le dire. Une mo­bi­li­té géo­gra­phique et ho­ri­zon­tale est d’ailleurs plé­bis­ci­tée par cette gé­né­ra­tion.

Du ma­na­ge­ment hu­main : la qua­li­té des re­la­tions entre les in­di­vi­dus est l’un des fac­teurs es­sen­tiels de cette gé­né­ra­tion qui va ap­por­ter beau­coup plus d’im­por­tance au lea­der­ship qu’aux di­plômes. La ca­pa­ci­té d’écoute et à la ca­pa­ci­té du ma­na­ger à faire confiance à ses équipes sont prio­ri­taires à hau­teur de 62% et 67%. De l’ap­pren­tis­sage : les Z voient l’en­tre­prise comme un lieu dé­dié à l’ap­pren­tis­sage, c’est l’un des fac­teurs d’at­trac­ti­vi­té pour 27% des per­sonnes in­ter­ro­gées.

En conclu­sion, l’en­quête de BNP Pa­ri­bas et The Bo­son Pro­ject a dé­mon­tré que la gé­né­ra­tion Z va plus loin que la gé­né­ra­tion Y en ce qui concerne les as­pi­ra­tions pro­fes­sion­nelles et ses re­ven­di­ca­tions (ap­par­te­nance à un éco­sys­tème, à une en­tre­prise qui vé­hi­cule des va­leurs …). Elle ne rompt pas avec la gé­né­ra­tion pré­cé­dente mais ap­porte ses propres codes et va­leurs. Elle créé une rup­ture gé­né­ra­tion­nelle sans pré­cé­dent ! La gé­né­ra­tion Z pour zap­ping n’est peut être pas en adé­qua­tion avec ce que celle-ci at­tend vrai­ment de son en­vi­ron­ne­ment.

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