L’ac­cou­che­ment à do­mi­cile, c’est pos­sible?

Magicmaman Hors-série - - C’EST MON CHOIX -

Afin d’évi­ter la dé­per­son­na­li­sa­tion de l’hô­pi­tal, un pe­tit nombre de femmes sont ten­tées par l’ac­cou­che­ment à do­mi­cile (AAD). Tan­dis qu’aux PaysBas, 1 nais­sance sur 3 se fait à la mai­son, en France, cette pra­tique ne concerne en­vi­ron qu’1 % des ac­cou­che­ments. Les pro­fes­sion­nels sont rares dans l’Hexa­gone à pro­po­ser cette al­ter­na­tive, seule­ment une soixan­taine de pra­ti­ciens, prin­ci­pa­le­ment des sages-femmes li­bé­rales. Il faut le sa­voir, la ma­jo­ri­té des gy­né­co­logues-obs­té­tri­ciens ne sont pas fa­vo­rables à cette pra­tique pour des rai­sons de sé­cu­ri­té. Ils es­timent qu’au­cun ac­cou­che­ment n’est dé­nué de risque avant d’avoir pris fin et même, une hé­mor­ra­gie du post­par­tum pou­vant sur­ve­nir quelques heures plus tard. Si l’ac­cou­che­ment à do­mi­cile vous tente, sa­chez que la sage-femme est la seule à pou­voir ju­ger, se­lon le pro­fil de votre gros­sesse, votre his­toire mé­di­cale, et son res­sen­ti, de sa fai­sa­bi­li­té. Se­lon la charte de l’As­so­cia­tion na­tio­nale des sa­ges­femmes li­bé­rales, ne sont pas « ac­cep­tées » les fu­tures mères at­ten­dant des ju­meaux ou un bé­bé en siège, ayant un dia­bète ges­ta­tion­nel ou une hy­per­ten­sion. En outre, il est pré­fé­rable de vous ins­crire dans une ma­ter­ni­té au cas où un trans­fert d’ur­gence en mi­lieu mé­di­cal se­rait né­ces­saire.

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