Les pa­rents 2018 Da­vid et Vir­gi­nie

Cha­cun de leur cô­té, ils nous confient leurs émo­tions avant et après la nais­sance de leurs bé­bés. Ce mois-ci, Vir­gi­nie, 35 ans, di­rec­trice de clien­tèle, et Da­vid, 45 ans, di­rec­teur dé­ve­lop­pe­ment.

Magicmaman - - Sommaire - par Claude de Faÿ

Quand et comment vous êtes-vous ren­con­trés ?

Elle On se connaît de­puis long­temps avec Da­vid mais nous ne sommes en­semble que de­puis 2012. Ce fut une évi­dence et notre amour s’est construit au fil du temps. Lui En 2012, nos vies avaient chan­gé et on s’est aper­çus alors que quelque chose de fort com­men­çait à naître.

Qui a dé­ci­dé d’avoir cet en­fant ?

Elle Ça a été le pre­mier su­jet sur le ta­pis quand on s’est ins­tal­lés en­semble. Il s’est pas­sé un peu de temps avant que je ne sois en­ceinte mais je ne me suis pas mis la pres­sion. Si ce­la ar­ri­vait, tant mieux ! Et puis, je suis dé­jà belle-ma­man de Ma­téo, 14 ans, et de Ga­briel, 9 ans.

Lui Nou­velle his­toire, nou­velle vie… Nous avons été im­mé­dia­te­ment rac­cord sur ce beau pro­jet com­mun. Et puis, un bé­bé, c’est un trait d’union avec mes autres en­fants.

Quel est, pour vous, le plus beau sou­ve­nir de cette gros­sesse ?

Elle C’est ma pre­mière, donc tout est ma­gique. Mais sur­tout, j’ai l’im­pres­sion d’être hy­per connec­tée, re­liée à mon bé­bé de­puis le tout dé­but. C’est dif­fi­cile à ex­pli­quer mais c’est une im­pres­sion très forte.

Lui L’an­nonce de la gros­sesse de Vir­gi­nie à mes deux aî­nés, Ma­téo et Ga­briel, à trois mois de gros­sesse. Le se­cret était un peu lourd à gar­der.

Comment ont ré­agi Ma­téo et Ga­briel ?

Elle Ma­téo a été un peu sur­pris (agréa­ble­ment !) et Ga­briel, très content de pou­voir s’oc­cu­per d’un pe­tit frère ou d’une pe­tite soeur. Il s’avère que ce se­ra une soeur.

Lui C’était ma­gique ! Le grand, un peu bous­cu­lé tout de même, s’est ex­cla­mé: «Ah, je vais être un grand, grand frère alors ! ». Le pe­tit nous a dit tout de suite : « T’in­quiète, je m’en oc­cupe ! »

De quoi avez-vous peur ?

Elle Du mo­ment où je re­tour­ne­rai tra­vailler après le congé ma­ter­ni­té. Il va fal­loir que je m’or­ga­nise de fa­çon à trou­ver un équi­libre entre mes vies per­son­nelle et pro­fes­sion­nelle.

Lui Du jour J. Nous ha­bi­tons à 30 ki­lo­mètres de la ma­ter­ni­té et y ar­ri­ver ne va pas être si simple à gé­rer. Tout dé­pend de l’heure. J’avoue que ça me trotte dans la tête !

Vir­gi­nie, avez-vous en­vie d’al­lai­ter ?

Elle Je ne sais pas, peut-être quelques jours. Je ne veux pas que ce soit une contrainte, c’est mon ins­tinct qui par­le­ra quand mon bé­bé se­ra né. Peu­têtre que j’ado­re­rai ça! Mais le bi­be­ron, c’est quand même pra­tique, tout le monde peut par­ti­ci­per.

Da­vid, as­sis­te­rez-vous à l’ac­cou­che­ment ?

Lui Pas ques­tion que je rate ça, j’ai en­core en mé­moire les nais­sances de mes deux gar­çons. C’est un mo­ment à vivre à deux et je veux être le pre­mier à ac­cueillir ma fille.

Da­vid et Vir­gi­nie, en­ceinte de 7 mois, avec Ma­téo et Ga­briel

Dans quel état d’es­prit êtes-vous par­tis à la ma­ter­ni­té ?

Elle J’étais zen! Et pour­tant, j’ai per­du les eaux un bon mois avant la date du terme, quelques heures après qu’on se soit par­lé. Les va­lises n’étaient pas prêtes, nous sommes par­tis un peu à la va-vite mais sans stress.

Lui As­sez se­rein car ce n’était pas la pre­mière fois mais dans la pré­ci­pi­ta­tion tout de même. Pas d’an­goisse du cô­té de la route : nous étions de nuit, ça rou­lait bien.

Comment s’est pas­sé l’ac­cou­che­ment ?

Elle Vite. Nous sommes ar­ri­vés à mi­nuit à la ma­ter­ni­té et j’avais l’im­pres­sion d’être la seule femme à ac­cou­cher. J’ai eu un quart d’heure de contrac­tions dou­lou­reuses avant la pose de la pé­ri­du­rale… Je me suis en­dor­mie et à 7 heures, j’étais prête à ac­cou­cher. Je me suis sen­tie en confiance, j’ai fait « à l’ins­tinct ».

Lui Avec beau­coup de sé­ré­ni­té, le per­son­nel était à l’écoute et dis­po­nible. La zé­ni­tude de Vir­gi­nie a dé­teint sur moi.

Quelle a été votre ré­ac­tion quand vous avez vu votre fille ?

Elle Entre le bé­bé que j’avais ima­gi­né et ce­lui qu’on m’a pré­sen­té, j’ai eu un peu de mal à « re­col­ler les mor­ceaux ». Lui J’étais sou­la­gé que Louise soit en bonne san­té !

Et le re­tour à la mai­son ?

Elle J’étais ra­vie de ren­trer, une se­maine à la ma­ter­ni­té, c’est beau­coup. Je m’y suis un peu en­nuyée mais j’ai pris confiance en moi et ap­pris les bons gestes.

Lui Tout s’est bien pas­sé, avec beau­coup d’émo­tion.

Al­lai­tez-vous Louise ?

Elle Je l’ai fait trois jours parce que c’est bon pour elle. Mais je n’étais pas trop à l’aise, alors je suis pas­sée au bi­be­ron.

Pas trop dif­fi­ciles les pre­mières nuits ?

Elle Non car Da­vid prend le re­lais. Je fais la pre­mière par­tie de la nuit et lui la se­conde !

Lui Nous sommes en­core « dans le dur » car à un mois et de­mi, Louise ne fait pas en­core ses nuits. Les nôtres sont un peu courtes, je prends en charge le bi­be­ron de 5-6 heures avant d’al­ler tra­vailler.

Que disent les grands de leur pe­tite soeur ?

Elle Dès le dé­but, ils ont été en ad­mi­ra­tion… et fiers! Ils aiment bien don­ner le bi­be­ron, être pré­sents au mo­ment du bain de Louise. On est par­tis tous les cinq une se­maine en va­cances, ça rap­proche !

Lui Ils sont at­ten­tifs à elle et à l’écoute, donnent le bi­be­ron, etc. Mais Louise est en­core toute pe­tite et ils sont en­core dans la re­te­nue avec elle.

Vir­gi­nie, comment vous sen­tez-vous ?

Elle En forme et bien dans mon rôle de ma­man. Mon ob­jec­tif ac­tuel est de re­trou­ver au­tant que pos­sible mon corps « d’avant »…

Quel est, pour vous, le meilleur mo­ment de la jour­née ?

Elle Le ma­tin, quand Da­vid m’amène Louise dans notre lit et qu’on se ren­dort toutes les deux. Le soir, quand il rentre du tra­vail et qu’on se re­trouve.

Lui Quand nous sor­tons en pro­me­nade. Louise dans sa com­bi­nai­son pi­lote, on di­rait une pou­pée, on nous ar­rête. Je suis un pa­pa heu­reux !

Prêts à re­com­men­cer ?

Elle Nous ne nous sommes rien fixé, je ne m’in­ter­dis pas de pen­ser à un deuxième en­fant avec lui.

Lui Je suis com­blé avec mes trois en­fants.

Un mois et de­mi après, avec Louise

Pho­tos : Bella Vé­ra Stu­dio Pho­tos.

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